Gabon: 7 Premières dames à Libreville pour défendre la femme africaine

Gabon: 7 Premières dames à Libreville pour défendre la femme africaine
la femme africaine

La Première dame du Gabon Sylvia Bongo Ondimba (g) et l’ancienne Première dame française Cécilia Attias lors du forum Dialogue for Action à Libreville, le 11 juin 2012 © AFP Wilfried Mbinah

LIBREVILLE – Sept premières dames africaines et plusieurs personnalités ont défendu lundi à Libreville la femme africaine lors du forum Dialogue for Action, dans le sillage du New York Forum Africa, autour du développement de l’Afrique.

« La femme africaine est le futur du continent, le visage d’un développement durable. Les femmes constituent 70% de la force agricole et produisent 90% des denrées de notre continent et pourtant dans leur immense majorité elles sont employées dans les secteurs informels ou confinées dans des postes peu qualifiés et par conséquent mal rémunérés », a souligné la première dame gabonaise Sylvia Bongo Ondimba.

Outre Mme Bongo, le forum organisé par Cecilia Attias, ancienne femme de l’ex-président Nicolas Sarkozy, et sa fondation a réuni Chantal Compaoré (Burkina Faso), Dominique Ouattara (Côte d’Ivoire), Patience Goodluck Jonathan (Nigeria), Penehupifo Pohamba (Namibie), Jeannette Kagame (Rwanda) et Mareme Sall (Sénégal).

Les femmes « sont les plus vulnérables face aux fléaux que sont la maladie, les violences et les discriminations sociales. Les causes de tous ces maux: fort décrochage scolaire des jeunes filles, phénomènes de grossesses précoces, absence de protection juridique, manque de considération sociale », a poursuivi Mme Bongo.

La directrice générale de l’Unesco Irina Bokova a souligné que l’éducation était « la priorité » pour permettre à la femme de s’épanouir: « Il y a des stéréotypes qui conduisent les familles à choisir plutôt le fils que la fille. La pauvreté. S’il y a un choix, on choisit plutôt le fils. Il y a la question de la sécurité, il y a aussi les conditions de l’école (qui peut être) loin, avoir des problèmes sanitaires ou d’hygiène. Il faut voir les causes et voir comment résoudre ces problèmes ».

« La cause de la femme est importante. Trop souvent elle est victime et elle n’a pas le choix. (…) La femme, c’est celle qui est le plus sensibilisée la plus victimisée, qui souffre le plus, qui élève les enfants. (…) celle qui apporte la tolérance et les valeurs. Il n’y a pas de raison qu’elle soit victime, qu’elle soit au milieu des conflits, qu’elle devienne un instrument de vengeance, torture ou de quoi que ce soit », a conclu Mme Attias.

© AFP

Bona

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