Gabon – Ali Bongo : « Jamais je n’ai mis la vie d’un Gabonais en danger »

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Ali Bongo Ondimba le 1er septembre 2016 à Libreville|AFP

Ali Bongo Ondimba le 1er septembre 2016 à Libreville|AFP

Dans l’attente des conclusions de la cour constitutionnelle que Ali Bongo et Jean Ping continuent leur combat par médias interposés. La bataille dans les urnes n’ayant jusqu’à là pas permis de définir sans contestation le vainqueur, les deux principaux candidats à l’élection du 27 août 2016, multiples les accusations.

Pour Jean Ping, il ne fait l’ombre d’aucun doute que le Parti Démocratique Gabonais (PDG) et Ali Bongo ont triché dans le Haut-Ogooué où le taux de participation atteint un peu plus de 95%. Même son de cloche dans le camps du Président sortant. « Ce que dénonce Ping dans Haut-Ogooué est également constaté dans son bastion, le Woleu-Ntem. »  affirme un sympathisant d’Ali Bongo.

Lors d’un discours radiotélévisé, prononcé ce mardi 13 septembre à Libreville, Ali Bongo s’en prend directement à Jean Ping qu’il qualifié de « candidat malheureux. »  Si monsieur Ping a déposé un recours devant la Cour constitutionnelle, ABO a lui aussi déposé  « des éléments démontrant la violation de notre code électoral. » dit-il.

« On a crié au putsch ? Et on a attaqué l’Assemblée nationale. On a crié au bâillonnement de la liberté d’expression ? Et on a attaqué la télévision nationale et des télévisions privées. On a incendié un quotidien et saccagé une imprimerie. On a parlé de peuple en colère ? Et on a retrouvé dans la rue des éléments armés, infiltrés et téléguidés, qui ont tiré sur nos forces et dont le but ultime est de semer le chaos. » dénonce Ali Bongo, lors de son allocution télévisée.

Mais, ces accusations ne semblent pas atteindre Jean Ping. Il reste de marbre et rappelle dans une interview accordée à Oeil d’Afrique, que ABO « a le mensonge dans son ADN.« 

La violence, c’est le malheur

« Avant d’être Président de la République, j’ai occupé des fonctions qui ont mis la sécurité des Gabonais sous ma responsabilité, notamment en tant que Ministre de la Défense nationale. Jamais je n’ai mis la vie d’un Gabonais en danger, jamais je n’ai attenté à leur liberté. Je sais que la violence ne laisse qu’une chose derrière elle ; cette chose c’est le malheur. » déclare Ali Bongo. Une manière pour le Président Bongo de rappeler son parcours au service des Gabonais.

Alors que le bilan officiel parle de 5 morts et de plusieurs blessés. Jean Ping fait les comptes et obtient un chiffre bien plus alarmant. Entre 50 et 100 morts dit monsieur Ping à la radio Europe 1. Ainsi, pour lui, la violence que connait le Gabon aujourd’hui est du fait de la manipulation des résultats du scrutin du 27 août, qui l’aurait plébisciter.

En attendant que la cour constitutionnelle se prononce, les Gabonais veulent être rassurés sur leur sécurité. Ils refusent de connaitre une énième série de violences comment celles de 2009. A en croire le Président Bongo, « toutes les dispositions ont été prises pour que la sécurité des Gabonais soit assurée dans les gestes les plus simples de leur vie quotidienne.« 

 

© OEIL D’AFRIQUE

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