Gabon: le gouvernement annonce la révision de son accord de coopération avec l’Union Européenne

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Le président gabonais Ali Bongo Ondimba

Le président gabonais Ali Bongo Ondimba

Le gouvernement gabonais a annoncé vendredi son intention de réviser sa coopération avec l’Union européenne (UE). Cette décision fait suite au vote d’une résolution par le Parlement européen, texte qui remet en cause la réélection d’Ali Bongo Ondimba et qui vise à sanctionner les autorités gabonaises.

Plus rien ne va entre l’Union Européenne et le Gabon plus de cinq mois après l’élection présidentielle qui a vu la réélection contestée d’Ali Bongo. L’UE est convaincue que le scrutin est entaché d’irrégularité et que les résultats ont été manipulés pour permettre au président sortant de l’emporter. Le parlement européen vient de voter une résolution dont le but est de sanctionner les autorités gabonaises qui ont bafoué la voix du peuple. Mais le gouvernement gabonais contre-attaque et son porte-parole, Alain-Claude Bilie-By-Nzé a annoncé que son pays va revoir son accord de coopération avec l’Union Européenne.

«Nous recevons 8 milliards de francs CFA (12 millions d’euros) au titre du 11e Fed (Fonds européen de développement) quand, dans le même temps, d’autres pays reçoivent 400 milliards de francs (600 millions d’euros)», a-t-il avancé, estimant que cette coopération ne profite pas au Gabon qui reçoit juste une portion congrue des aides l’Europe. «Est-ce que ceci justifie qu’il y ait des intrusions intempestives sur les questions de souveraineté comme l’élection présidentielle? », se demande le ministre gabonais. Pour M. Bilie-By-Nzé, la question n’est pas de rompre ou de ne pas rompre la coopération avec l’UE. Il indique qu’il y a lieu d’examiner entre autres, l’accord de pêche pour voir ce que le pays gagne ou perd et ce que l’Union européenne gagne et ce qu’elle apporte au Gabon.

La résolution non contraignante du Parlement européen porte sur les crises politiques au Gabon et en République démocratique du Congo (RDC). Pour le cas du Gabon, les eurodéputés avancent que le scrutin présidentiel du 27 août manque de transparence et remet en cause la légitimité

du président actuel. Conclusion déjà annoncée par une Mission d’observation électorale (MOE) de l’UE aux lendemains de l’élection dont Jean Ping réclame toujours la victoire.

Le porte-parole du gouvernement dénonce un activisme et un zèle de certains parlementaires européens. Pour Alain-Claude Bilie-By-Nzé, c’est un acharnement sans précédent contre son pays.

© OEILDAFRIQUE

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