Gambie: la CEDEAO appelle Jammeh à «faire la lumière» sur la mort d’opposants

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Le président gambien President Yahya Jammeh

Le président gambien President Yahya Jammeh

La CEDEAO a invité les autorités de Gambie «à faire toute la lumière » sur la mort d’opposants lors de manifestations politiques contre des réformes politiques.

La CEDEAO a indiqué dans un communiqué rendu public mercredi «suivre de près la situation» politique en Gambie et «reste disponible pour apporter un appui» au «règlement pacifique de la crise» liée aux manifestations de l’opposition, depuis la semaine dernière, contre des réformes politiques.

Secrétaire général à l’organisation de l’UDP, (opposition), Solo Sandeng, l’un des manifestants contre les réformes électorales en Gambie, a perdu, samedi 16 avril, la vie alors qu’il était détenu en prison.  De son côté, l’ONU avait annoncé la mort en détention, en Gambie, d’un membre du Parti démocratique unifié (UDP), Solo Sandeng, ainsi que de deux autres opposants.

Ousainou Darboe, chef du principal parti d’opposition a été arrêté à son tour. Il avait appelé ses militants à manifester samedi dans les rues pour la libération de certains de leurs membres arrêtés jeudi dernier par la police. Jusqu’à présent, la direction de l’UDP affirme qu’elle reste sans nouvelle de son leader.

Quinze personnes qui étaient détenues dans le cadre des manifestions de l’opposition contre les réformes politiques, ont été libérées après leur garde à vue, a annoncé mardi soir la Police gambienne. Elles ont été libérées après des enquêtes policières qui ont établi que ces personnes n’étaient pas liées aux manifestations politiques, selon un communiqué.

Deux agents du ministère sénégalais de l’Environnement et le fils du maire de Niaming (région de Kolda, Sud du Sénégal) ainsi qu’un Camerounais «entrés sans le savoir» en Gambie au moment des manifestations font également partie des personnes libérées.

La CEDEAO a exhorté les forces de sécurité gambienne à s’abstenir de faire un recours à la «force excessive, en veillant au maintien de l’ordre ». L’institution sous régionale réaffirme que «la consolidation de la paix et de la stabilité » en Gambie, «ne peut résulter que d’un processus consensuel » et « inclusif » ainsi qu’au « respect de l’ordre constitutionnel ». Les acteurs politiques, y compris les membres de l’opposition et les organisations de la société civile, doivent faire « montre d’un grand sens de responsabilité civique et de patriotisme », estime la CEDEAO.

La Commission de la CEDEAO suit avec une profonde inquiétude le déroulement de la situation en République islamique de Gambie, avec l’arrestation et la détention de dirigeants de l’opposition, suite à des manifestations en faveur de réformes politiques, en prélude à l’élection présidentielle prévue en décembre 2016.

La CEDEAO réaffirme que la consolidation de la paix et de la stabilité en République islamique de Gambie, ne peut résulter que d’un processus consensuel, inclusif et auquel adhère la nation entière, ainsi que du respect de l’ordre constitutionnel.

Elle appelle par conséquent tous les acteurs politiques, y compris les membres de l’opposition et les organisations de la société civile, à faire montre d’un grand sens de responsabilité civique et de patriotisme, dans le cadre de l’exercice du droit de rassemblement pacifique.

La CEDEAO appelle par ailleurs les autorités de la République de Gambie à veiller au respect de la liberté d’expression, de l’Etat de droit et des principes des droits humains. Elle exhorte les forces de sécurité gambienne au comportement républicain et à s’abstenir de recourir à la force excessive, en veillant au maintien de l’ordre.

La Commission de la CEDEAO adresse ses condoléances aux familles des personnes ayant perdu la vie et appelle les autorités de la République islamique de Gambie à faire toute la lumière sur ces évènements malheureux.

Elle continue de suivre de près la situation et reste disponible pour apporter un appui aux autorités et aux citoyens de la République islamique de Gambie, pour un règlement pacifique de cette crise.

© OEIL D’AFRIQUE

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