Génocide au Rwanda : Pascal Simbikangwa condamné à 25 ans de prison en France

Génocide au Rwanda : Pascal Simbikangwa condamné à 25 ans de prison en France

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L'ancien capitaine rwandais, Pascal Simbikangwa

L’ancien capitaine rwandais, Pascal Simbikangwa

Enfin, le premier procès du génocide rwandais qui se déroulait en France a rendu son verdict. L’ancien capitaine  rwandais, Pascal Simbikangwa a été condamné vendredi à 25 ans de réclusion pour son rôle dans le génocide au terme d’un procès historique.

Il s’agit du premier procès tenu en France sur le génocide rwandais une vingtaine d’années après des massacres pour lesquels la France n’est pas du tout sain. Pascal Simbikangwa, ancien capitaine de la garde présidentielle (54 ans), paraplégique depuis 1986 et cloué dans un fauteuil roulant, s’est révélé coupable des faits de génocide.

Dans son instruction, le juge est parvenu établir qu’il est auteur et complice de crimes contre l’humanité. A l’issue du procès de la cour d’assises de Paris, procès qui a duré six semaines et d’un délibéré de 12 heures, le verdict a été rendu.

Dans sa réquisition, l’accusation a demandé la réclusion à perpétuité M. Simbikangwa, présenté comme un génocidaire négationniste. L’homme est accusé d’avoir armé et donné des instructions aux miliciens qui tenaient des barrières à Kigali où étaient filtrés et exterminés les Tutsi.

Evidemment qu’on ne voyait pas les choses de la même façon du côté de la défense qui a demandé son acquittement pure et simple. Les avocats de l’ancien capitaine ont dénoncé des témoignages fragiles et un procès politique à quelques semaines des commémorations du déclenchement du génocide le 7 avril 1994.

Pascal Simbikangwa, arrêté en 2008 a toujours soutenu que le régime de Paul Kagamé est responsable d’avoir précipité le pays dans le chaos et défendant l’idée d’un double génocide, génocide de hutu par le FPR dans les camps de réfugiés du Zaïre (aujourd’hui République démocratique du Congo) qui aurait suivi celui des Tutsi au Rwanda.

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Tout au long de son procès Pascal Simbikangwa a soutenu n’avoir vu aucun cadavre pendant les 100 jours desquels 800.000 personnes, en majorité des Tutsi, furent massacrés.
Sa condamnation, première du genre dans les nombreuses plaintes déposées devant les tribunaux français. Probablement que d’autres procès suivront.

© Oeildafrique.com

 


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