George Weah: l’ex-footballeur libérien réaffirme ses ambitions présidentielles

George Weah: l’ex-footballeur libérien réaffirme ses ambitions présidentielles

L'ex-attaquant célèbre libérien George Weah

YAOUNDE – Candidat malheureux en 2005 pour son baptême du feu après une riche carrière de footballeur face à l’actuelle présidente Ellen Johnson-Sirleaf, l’ex-attaquant célèbre libérien George Weah, présent au Cameroun pour le jubilé de l’ex-Lion indomptable Patrick Mboma qui a lieu ce week-end, a réaffirmé vendredi à Yaoundé ses ambitions pour la présidence de son pays.

Arrivé en tête au premier tour de la présidentielle le 11 octobre 2005 avec 28,3% des voix avant d’ être battu au second tour le 8 novembre par Mme Johnson-Sirleaf par 40,6% contre 59,4% des voix, selon les résultats officiels qu’ il continue de contester, l’ex-goléador adulé du peuple libérien avait effectué sa reconversion dans la politique porté par le Congress for Democratic Change.

La création de ce parti un an auparavant avait eu lieu un an avant l’élection et un an simplement après son retrait des stades en 2003 pour une fin de 18 ans de carrière professionnelle ponctuée de succès qui, pour l’essentiel, se résument à une avalanche de distinctions dont le prestigieux titre de Ballon d’ or mondial décerné en 1995 par la Fédération internationale de football association (FIFA).

« Je suis le leader du Congress for Democratic Change, le parti que j’ai créé et que je dirige, le parti du peuple. Nous avons participé à deux élections et les résultats ont été irréguliers, mais nous continuons de nous battre pour nos populations. Le combat continue », a-t-il déclaré à Xinhua à Yaoundé, en marge des festivités du jubilé de fin de carrière de son ex-camarade Patrick Mboma.

De souche modeste, George Weah, né le 1er octobre 1966 à Monrovia, se défend d’être l’avocat des faibles, une sorte de voix des sans-voix sensible à la situation de détresse des démunis et des enfants de la rue. « Sans le football, je serais devenu un enfant de la rue », aime-t-il à dire.

« Je suis ici au Cameroun pour une occasion spéciale. La raison pour laquelle j’ai quitté le Liberia, c’était pour sortir de la politique juste pour 24 heures », a-t-il fait savoir, exprimant son plaisir de revisiter ce pays qui lui a tant donné. Comme récemment au Ghana, autre terre d’adoption, son attention au cours de cette courte escapade reste portée sur la gestion des affaires au Liberia.

Après l’échec (non admis) de 2005, Mister George, ainsi l’appellent affectueusement ses fans, compte revenir avec force lors du prochain scrutin présidentiel en 2017, au terme des deux mandats d’Ellen Johnson-Sirleaf, en relevant le défi d’accéder à la magistrature suprême. « En 2017, promet-il, nous espérons mobiliser les partenaires internationaux pour leur exposer notre vision et notre plateforme ».

Comme au football, pour le nouvel exploit recherché, il s’est engagé à ménager sa monture, en essayant, pour commencer, de tirer les leçons du passé. « Chaque homme ou chaque homme a le droit de valoriser au mieux ses potentialités. Je suis rentré à l’école, j’ai obtenu mon bachelor (licence, aux Etats-Unis, NDLR), maintenant je fais mon master en administration publique. C’est une bonne chose pour moi, parce que j’ai besoin d’évoluer ».

En 2005, sa ravale avait mené campagne le taclant sur son inexpérience politique. Son pedigree était aussi utilisé contre lui. « Je suis retourné à l’école pour me préparer pour une éventuelle opportunité. Je n’ai pas eu le temps de poursuivre mes études après le lycée parce que je jouais au football. Je suis content de le faire aujourd’hui et je m’ en sors bien », assure-t-il.

Par Raphaël MVOGO 26 mai (Xinhua)

Bona

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