Guinée: Amnesty exige l’ouverture d’une enquête sur la mort d’un manifestant

Guinée: Amnesty exige l’ouverture d’une enquête sur la mort d’un manifestant
Police anti-émeutes dans les rues de Conakry, le 13 avril.

Police anti-émeutes dans les rues de Conakry, le 13 avril. Police anti-émeutes dans les rues de Conakry, le 13 avril. © Cellou Binani/AFP

Amnesty International a appelé, mercredi, les autorités guinéennes à mener une enquête «approfondie» et «indépendante» sur les tirs des militaires qui ont entraîné, lundi, la mort d’un manifestant de l’opposition et blessé au moins 15 autres personnes.

Un homme de 30 ans a été abattu d’une balle à la poitrine lundi 13 avril dans le cadre d’affrontements entre les forces de sécurité et les manifestants, lors d’un rassemblement de l’opposition dans la capitale Conakry. Onze personnes, dont des mineurs, ont été arrêtées et inculpées de participation à une manifestation non autorisée ayant troublé l’ordre public.

Citant une source hospitalière, le gouvernement guinéen avance dix blessés, dont sept personnes qui sont toujours en soins à l’hôpital Donka. «Un décès d’une fillette suite à une chute a été enregistré», ajoute la cellule de communication du gouvernement guinéen. Mais l’opposition conteste ce bilan. Elle estime qu’une personne a reçu une balle au ventre, ensuite traînée par les policiers avant de mourir lundi. 30 blessés dont six par balles ont été enregistrés parmi les manifestants.

«Les responsables de l’application des lois doivent utiliser des moyens non violents avant de recourir à la force et aux armes à feu, qui ne doivent être utilisées qu’en dernier recours, si les moyens non violents s’avèrent inefficaces», a déclaré Gaetan Mootoo, chercheur sur l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International.

Pour Amnesty, les autorités guinéennes ne doivent pas réveiller les vieux démons de la violence. «Tous ceux qui ont recouru de manière excessive à la force doivent être clairement identifiés et traduits en justice», ajoute le communiqué.

Selon des témoins et des défenseurs des droits humains interrogés par Amnesty International après la manifestation, des policiers et des gendarmes armés de fusils ont bloqué les routes menant aux principaux quartiers d’affaires. La marche a alors été stoppée par des gendarmes qui ont tiré des gaz lacrymogènes sans avertissement préalable et ont tiré à balles réelles.

«Contester le calendrier des élections n’est pas un motif légitime pour restreindre le droit à la liberté de réunion. Les autorités guinéennes ont l’obligation de faciliter le droit de réunion pacifique et ne doivent pas recourir à la force contre les manifestants», a déclaré Gaetan Mootoo.

© OEIL D’AFRIQUE

 


Tags assigned to this article:
Amnestyguinée

[wp_ad_camp_4][wp_ad_camp_4][wp_ad_camp_4]

Related Articles

Le gouvernement béninois annonce la fermeture de 9 ambassades dont 5 en Afrique

[GARD align= »center »] Le gouvernement béninois a décidé de la fermeture de neuf ambassades à travers le monde dont cinq en

Sénégal: Une manifestation contre «Boko Haram» dispersée par la police

[GARD align= »center »] Avant de remettre un mémorandum à l’ambassadeur du Nigéria à Dakar, une vingtaine d’associations de femmes ont été

Nigeria: 20 civils tués par des membres présumés de Boko Haram

Au moins 20 personnes ont été tuées et une dizaine blessées samedi dans le nord du Nigeria par des membres

Aucun commentaire

Espace commentaire
Aucun commentaire Soyez le premier à répondre à ce commentaire

Espace commentaire

Votre e-mail ne sera pas publié
Required fields are marked*