Heurts et tension dans la capitale gabonaise, Libreville

Heurts et tension dans la capitale gabonaise, Libreville
Heurts et tension dans la capitale gabonaise

Des militants de l’Union nationale à Libreville, le 15 août 2012 © AFP Xavier Bourgois

Au moins dix personnes ont été blessées dans de violents affrontements entre policiers et partisans du parti dissous Union nationale (UN), mercredi 15 août, dans la capitale gabonaise, Libreville. L’UN, de l’opposant André Mba Obame, récemment revenu d’un exil de quatorze mois, avait appelé à cette manifestation pour réclamer une conférence nationale. La police a procédé à au moins une dizaine d’interpellations. L’opposition a fait état de trois morts après les affrontements, ce que les autorités gabonaises ont démenti.

L’UN (l’Union nationale), officiellement dissoute par les autorités gabonaises, n’a en principe pas le droit d’organiser de manifestations. Mais des militants avaient prévenus dès mardi qu’ils occuperaient la place du Marché des Cocotiers, un quartier populaire du centre de la ville. « Arrivera ce qui arrivera », avait ainsi lancé le secrétaire exécutif adjoint de l’UN, Gerard Ella Nguema. Entre deux mille et trois mille manifestants, qui s’étaient réunis au siège de l’UN et qui se dirigeaient vers le quartier de Cocotier, dans le centre de la capitale, ont également été violemment dispersés.

« OU C’EST LA VIOLENCE POLITIQUE OU LA CONFÉRENCE NATIONALE »

Le ministère de l’intérieur a prévenu qu’André Mba Obame, un ancien ministre de l’intérieur, est poursuivi pour « troubles à l’ordre public » après la levée de son immunité parlementaire et qu’il risque de deux mois à un an de prison. « Il sait qu’il faut demander une autorisation. Ils ne l’ont pas demandée. La manifestation n’est donc pas autorisée. Nous sommes les garants des libertés publiques », a maintenu le ministère.

Lors du retour au pays de M. Mba Obame, samedi, après quatorze mois d’absence en raison de problèmes de santé, l’UN (l’Union nationale) avait appelé à manifester. A son arrivée, M. Mba Obame a notamment lancé : « Ou c’est la violence politique ou la conférence nationale. C’est le seul moyen de sortir le pays de la crise sans verser de sang. » M. Mba Obame avait contesté la victoire à la présidentielle d’Ali Bongo, le fils de l’ancien président Omar Bongo, mort en 2009, et s’était autoproclamé président de la République en 2011, avant de se réfugier plus d’un mois dans une agence onusienne de Libreville.

Le Monde  / AFP

Bona

Bona

L'actualité africaine n'a pas de secret pour moi. Toujours à l'afflux, je ne loupe rien.



Related Articles

Côte d’Ivoire : Réconciliation nationale et opposition aux aguets

[dropcap font= »georgia »]L[/dropcap]a fracture sociale au sortir de 10 ans, non de 30 ans de crise dans une Côte d’ivoire en

Ethiopie: le marathonien Gebreselassie entre dans l’arène politique

L’athlète et coureur de fond éthiopien Haile Gebreselassie a annoncé mercredi son entrée en politique dans son pays, exprimant son

Zimbabwe: référendum constitutionnel le 16 mars

Le référendum sur une nouvelle Constitution aura lieu le 16 mars prochain, a indiqué le président du Zimbabwe Robert Mugabe

Aucun commentaire

Espace commentaire
Aucun commentaire Soyez le premier à répondre à ce commentaire

Espace commentaire

Votre e-mail ne sera pas publié
Required fields are marked*