Inauguration de la première usine publique de médicaments anti-sida d’Afrique

Inauguration de la première usine publique de médicaments anti-sida d’Afrique

Un employé travaille dans la première usine publique de médicaments anti-sida d’Afrique près de Maputo, au Mozambique, le 21 juillet 2012 © AFP

La première usine publique de médicaments anti-rétroviraux (ARV) contre le sida d’Afrique a été inaugurée samedi à Maputo en présence du vice-président brésilien Michel Temer, dont le pays a financé une partie du projet, a constaté l’AFP.

« Aujourd’hui nous assistons au lancement de la production (…) Les médicaments, qui étaient fabriqués au Brésil, seront emballés ici au Mozambique, certifiés et distribués aux Mozambicains », a déclaré M. Temer.

L’usine, dont le site, en banlieue de Maputo, avait déjà reçu la visite de l’ancien président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva en 2010, est le symbole « de l’excellent partenariat entre les peuples brésilien et mozambicain (…) dans les domaines public et privé ».

Fruit d’un transfert de technologie sud-sud, qualifié à l’époque par M. Lula d' »obligation morale », elle a reçu 23 millions de dollars d’aide du Brésil et 4,5 millions de dollars du géant minier brésilien Vale, implanté dans ce pays.

La production à proprement parler de comprimés doit débuter en fin d’année.

Une centaine de techniciens mozambicains et d’autres employés sont en formation, notamment au Brésil.

Le gouvernement mozambicain était représenté à la cérémonie par son ministre de l’Industrie Armando Inroga.

Le Mozambique compte plus de 2,5 million de séropositifs, soit près de 12% de la population et seuls 291.000 personnes ont accès au traitement par anti-rétroviraux, selon le ministère de la Santé.

L’idée de cette usine avait été lancée en 2003 et le président Lula – un fervent partisan du rapprochement avec l’Afrique – avait engagé son pays à la construire lors d’une visite d’Etat en 2008.

Le but est de réduire la dépendance de l’ancienne colonie portugaise envers la communauté internationale, qui finance actuellement 80% de l’achat de médicaments dans le pays.

A l’inverse, le Brésil dispose d’une industrie pharmaceutique publique puissante, qui produit de nombreux génériques, notamment d’ARV, et affiche un très faible de taux de prévalence du virus VIH.

En Afrique, des groupes pharmaceutiques privés ont déjà ouvert des petites unités de production d’ARV mais l’usine mozambicaine est le premier établissement public.

 
AFP

Bona

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