Insurrection populaire: Les ministres du dernier gouvernement de Compaoré convoqués à la gendarmerie

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L'ex-président du Burkina Blaise Compaoré

L’ex-président du Burkina Blaise Compaoré|AFP

La gendarmerie burkinabè a convoqué tous les ministres du dernier gouvernement de Blaise Compaoré, afin de se présenter le mardi 6 septembre 2016 dans les locaux de la brigade de recherche dans le cadre de l’enquête sur l’insurrection populaire qui a fait une trentaine de morts et de nombreux blessés en octobre 2014.

Des convocations leur ont été adressées en exécution d’une commission rogatoire de la Haute Cour de justice qui enquête sur les victimes de l’insurrection populaire. Tous ces ex-barrons du régime de Blaise Compaoré devraient être entendus sur leur rôle dans le projet de modification de la Constitution en 2014.

Les députés du Conseil national de la transition ont mis en accusation le 16 juillet 2015, l’ensemble du dernier gouvernement de l’ancien président burkinabè devant la Haute cour de justice pour, entre autres, « coups et blessures volontaires, complicité de coups et blessures, assassinats et complicité d’assassinat». L’ex-président Blaise Compaoré a également été mis en accusation pour « haute trahison et attentat à la Constitution ».

Sous la transition, les députés avaient accusé l’ex-président Blaise Compaoré et son gouvernement de s’être entêtés à vouloir modifier la Constitution pour briguer un autre mandat.

Les députés du parlement intérimaire avaient adopté une résolution mettant en accusation M. Compaoré devant la Haute Cour de justice pour, « haute trahison et attentat à la Constitution ».  Tous les membres du gouvernement ont été également été mis en accusation pour des faits de « coups et blessures volontaires, complicité de coups et blessures, assassinats et complicité d’assassinat. »

Selon les députés de la transition ce projet a engendré une révolte populaire ayant causé une trentaine de morts. L’ex-chef d’Etat burkinabè, Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 27 ans, a sous la pression de la rue démissionné le 31 octobre 2014, avant de se rendre en Côte d’Ivoire, où il est en exil.

Le dernier gouvernement de Compaoré a adopté le 21 octobre 2014 un projet de loi portant modification de la Constitution en vue de la limitation du nombre de mandats présidentiels consécutifs. Au cours d’un soulèvement populaire les 30 et 31 octobre 2014, une trentaine de personnes ont été tuées et plusieurs centaines de blessées.

© OEIL D’AFRIQUE

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