Intervenir en Syrie ou en RD Congo: Barack Obama explique ses dilemmes

Intervenir en Syrie ou en RD Congo: Barack Obama explique ses dilemmes
Avant de s’envoler pour une tournée africaine qui a débuté ce jeudi 27 juin par Dakar au Sénégal, le président américain Barack Obama  avait expliqué lundi dans un entretien au magazine américain New Republic qu’il est  « aux prises » avec la décision de faire intervenir, ou pas, les Etats-Unis en Syrie.

« Dans une situation comme celle de la Syrie, je dois me demander : ‘pouvons-nous faire une différence? ‘« , déclare-t-il.

« Une intervention militaire aurait-elle un impact? Comment cela affecterait-il notre capacité à soutenir nos troupes qui sont encore en Afghanistan? Quelles seraient les conséquences de notre implication sur le terrain? Cela pourrait-il accroître encore la violence ou déclencher l’utilisation d’armes chimiques? Qu’offre la meilleure perspective d’un régime post-Assad? Et comment est-ce que je considère les dizaines de milliers de personnes qui ont été tuées en Syrie face aux dizaines de milliers qui sont actuellement tuées au Congo? « , dit-il.

« Et je suis constamment aux prises avec la question de savoir où et quand les Etats-Unis doivent intervenir ou agir de manière à faire progresser notre intérêt national, faire progresser notre sécurité, et à ce que cela corresponde à nos idéaux les plus élevés et notre sens de l’humanité« .

« Et alors que je suis aux prises avec ces décisions, je garde à l’esprit probablement davantage que tout autre non seulement nos incroyables forces et capacités, mais aussi nos limites« , conclut-il.

Plus de 60 000 personnes ont péri en Syrie selon l’ONU depuis le début de la révolte populaire en mars 2011, qui s’est transformée en conflit armé face à la répression menée par le régime.

Plus de 10 000 000 de morts en RD Congo depuis 10 ans et une guerre injuste imposée aux congolais comme l’avait dénoncé le président congolais, Joseph Kabila.  Des milliers d’enfants et de femmes sont quotidiennement victimes d’agression sexuelles de la part des troupes rebelles  soutenus par l’Ouganda et le Rwanda.

Le président américain, qui dit devoir prendre des décisions équitables, espère pouvoir à la fin de son second mandat regarder derrière lui et pouvoir dire qu’il a fait davantage de bon choix que de mauvais.

Roger Musandji
oeildafrique.com avec RTBF

Roger Musandji

Roger Musandji

Fondateur de RM COMMUNICATION, société éditrice d'Oeil d'Afrique.


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1 commentaire

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  1. citoyen du monde
    citoyen du monde 27 juin, 2013, 16:46

    M. Barack H. OBAMA, non, quelque d’aussi intelligent comme vous l’êtes ne devait pas refléchir et peser sa décision. La question est de savoir, combien vaut 10 000 000 des morts congolais à côté de 60 000 morts syriens? On sait que la RDC n’intéresse que par ses richesses, les Congolais ne valent rien à côté des cobalts, coltan, diamant, or, viols massifs (érigés en arme de guerre). C’est quoi votre calendrier pour la RDC et son peuple? Vous connaissez bien la cause de l’instabilité du Congo, vous connaissez les coupables, mais vous manquez de volonté politique.
    Les malheurs du Congo n’intéressent personne, LA PREUVE!!!!
    C’est à nous congolais de comprendre et nous rebiffer pour qu’une fois pour toute, nous nous libérons, la communauté Internationale est contre les Congolais mais aime les richesses de la RDC.
    Si nous ne nous défendons pas au prix de notre sang, ça finira jamais. Que dirions à nos enfants??

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