Israël: Les migrants africains clandestins manifestent à Tel-Aviv contre une loi à leur encontre

Israël: Les migrants africains clandestins manifestent à Tel-Aviv contre une loi à leur encontre

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Les migrants africains clandestins manifestent à Tel-Aviv

©Reuters

Les migrants africains clandestins qui vivent depuis des années à Tel-Aviv manifestent contre le sort qui leur est réservé par les autorités israéliennes. Ils ont été des dizaines de milliers à avoir manifesté leur désarroi dimanche à Tel-Aviv. Ils réclament notamment le droit d’asile. La manifestation est considérée comme le plus grand rassemblement des clandestins africains face à l’épineuse question du droit d’asile en Israël.

La manifestation fait suite à l’adoption, le 10 décembre, d’une loi autorisant le placement en rétention sans procès jusqu’à un an des immigrés clandestins. Une mesure que les clandestins africains jugent inappropriée et injuste. Pour ce faire, la mobilisation a été spontanée et ne cesse de croître. Ils étaient 200 participants le 16 décembre, mais ce 5 janvier, ils sont plusieurs dizaines de milliers. Pour le porte-parole de la Police israélienne, Louba Samri, les participants sont plus de 30.000.

Les manifestants qui se sont massés sur la place Yitzhak Rabin ont dénoncé le refus des autorités israéliennes d’examiner leurs demandes de statut de réfugié, ainsi que le placement en rétention de centaines d’entre eux. Pour le député et ex-ministre de l’Intérieur Elie Yishaï, du parti religieux ultra-orthodoxe Shass, la manifestation est un signal d’alarme pour que les autorités agissent contre les clandestins. Selon lui, Tel-Aviv était devenue une ville africaine. « L’Etat d’Israël et les autorités judiciaires et policières doivent utiliser tous les moyens à leur disposition pour renvoyer les clandestins dans leur pays », a indiqué Elie Yishaï. Mais à l’opposé d’Elie Yishaï, des militants israéliens ont soutenu les migrants africains qui ont en guise de protestation décrété une grève de trois jours sur leurs lieux de travail, notamment dans la restauration et l’hôtellerie.

« Nous avons fui des persécutions, des dictatures, des guerres civiles, des génocides. Le gouvernement israélien doit étudier nos demandes d’asile et nous traiter comme des êtres humains », Daoud, Érythréen et un des responsables de la manifestation qui avance d’autre part que le gouvernement nous traite comme des criminels. Les manifestants annoncent qu’il y aura une autre marche ce lundi en direction des bureaux du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) ainsi que devant des ambassades étrangères à Tel-Aviv. Mais Tel-Aviv pour sa part est déterminée à en finir avec les immigrants clandestins et entend de ce fait appliquer sa loi. Un centre de détention est ouvert dans le sud d’Israël et va recevoir 3.000 clandestins contre les 484 qu’il accueillait.

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Il peut être agrandi afin d’en accueillir près de 11.000. Plus 60.000 africains clandestins vivent en Israël selon les autorités israéliennes et sont en majorité des Érythréens et des Soudanais ayant demandé le statut de réfugié politique, qui leur a quasi systématiquement été refusé. Ils refusent de retourner dans leur pays par crainte de la répression. En 2012, 3.920 d’entre eux ont été expulsés. Israël a également achevé en 2013 la construction d’une clôture électronique le long des 230 km de frontière avec l’Egypte, ce qui a réduit pratiquement à néant le nombre d’entrées clandestines. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait dit en 2013 qu’il était déterminé à expulser les dizaines de milliers de migrants clandestins africains.

Didier Assogba
Oeildafrique.com


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