Jean Ping « cache » sa famille à Abidjan

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Jean Ping

Jean Ping, lors d’une conférence de presse, deux jours après la réélection d’Ali Bongo, le 2 septembre 2016.|AFP

Jean Ping, donné perdant à l’élection présidentielle du 27 août au Gabon est prévoyant. Comme s’il s’attendait à une situation de crise postélectorale, qui prévaut actuellement dans son pays, il a envoyé des membres de sa famille à Abidjan.

Selon nos informations, la famille de Jean Ping, seraient bien au frais dans le quartier chic de Cocody (à l’Est d’Abidjan) sur les bords de la lagune Ebrié.

Du côté de Jean Ping, on qualifie cette information d’un non événement. « La femme du Président, Jean-PING est ivoirienne et sa famille dispose d’une propriété en Côté d’Ivoire depuis l’époque du Président Houphouët. Tout le monde le sait. Ce n’est pas un secret. Si la famille du Président Ping est à Abidjan, quid de la famille d’Ali Bongo actuellement au Maroc? Je ne voudrais pas parler des familles de ces collaborateurs comme la famille du ministre Alain Claude Billie By Nze et de Serge Mikoto en France. » réagit un soutien de Jean Ping.

Depuis le 31 août dernier, date de la proclamation des résultats par la Commission nationale électorale autonome et permanente (Cenap), le Gabon vit une série de violence. 

Les deux camps, celui du président sortant Ali Bongo, crédité de 49,80%  des voix contre 48,23% pour Jean Ping, s’accusent mutuellement d’avoir organisé des fraudes.  

Mamadi Diané, un ex-Conseiller spécial à la présidence de la République de Côte d’Ivoire, a été accusé par les autorités gabonaises d’avoir mis sur pied « une application pirate dénommée « REGAB », en complicité avec Yeo Shifowa, un homme de nationalité ivoirienne, considéré comme étant le chef de cette cyber-cellule, pour changer les données du scrutin. 

En plus de « l’échange de données incontrôlée », cette application est « reconnue pour pirater l’ensemble des données personnelles de ses utilisateurs ». 

Le porte-parole du gouvernement ivoirien, Bruno Koné, a déclaré que les cyber-hackers ivoiriens impliqués dans cette affaire, ont opéré pour leur propre compte.

« Suite aux informations relatives à l’ingérence de Monsieur Mamadi Diané dans le processus électoral de la République sœur du Gabon », le chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara a « mis fin à ses fonctions de Conseiller spécial à la présidence de la République de Côte d’Ivoire».

L’Etat ivoirien a « réaffirmé sa ferme volonté de tout mettre en œuvre pour continuer à préserver les liens d’amitié et de fraternité qui ont toujours existé entre les deux pays », dans ce communiqué de la présidence.

© OEIL D’AFRIQUE

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