Jeux de la Francophonie: la mystérieuse disparition des basketteuses congolaises à Nice

Jeux de la Francophonie: la mystérieuse disparition des basketteuses congolaises à Nice

En marge des Jeux de la Francophonie à Nice, le vice-ministre des sports du Congo réclame une enquête après la disparition de sept basketteuses congolaises. Il dénonce un « véritable trafic de sportifs de haut-niveau » et accuse « certains agents sportifs », rapporte nicematin.

Sept basketteuses de la République du Congo participant aux Jeux de la Francophonie à Nice, ont purement et simplement disparu dans la nuit de samedi à dimanche. La fuite d’athlètes à chaque compétition internationale est, c’est vrai, devenu une discipline… olympique. Sauf que cette affaire-là a pris hier un tour exceptionnel : le directeur de cabinet du ministre des Sports de la RCD, Barthélémy Okito, a, en effet, déposé plainte pour « dénoncer un véritable trafic de sportifs de haut niveau ».

À croire Barthélémy Okito, ses joueuses auraient été « quasiment enlevées par un réseau d’agents sportifs. » Et un des principaux organisateurs niçois des Jeux de la Francophonie confirme : « Il semble, hélas, qu’on ne soit pas très loin d’une histoire de trafic d’être humain».

C’est dimanche matin, au lendemain pourtant d’une victoire, que l’entraîneur du Congo constate que ses filles ont déserté leur chambre de la résidence Saint-Antoine.

Échauffourée dans le village des Jeux

La veille, les sept jeunes championnes ont, toutes, reçu leur prime de 1 000 euros. On pense un instant à une simple fugue. D’autant qu’aucune d’entre elles n’a de papiers : tous les passeports des athlètes congolais ont été rassemblés par le responsable de la délégation. Pour le responsable de la délégation congolaise, la vraie raison de cette désertion serait bien plus préoccupante. « Depuis notre arrivée à Nice, plusieurs agents sportifs rodaient autour de nos athlètes,explique Barthélémy Okito.On craint qu’ils aient réussi à leur faire miroiter je ne sais quoi, afin de les tenir sous leur coupe, dans un but évident de les « vendre » dans des clubs européens, en empochant au passage les indemnités de transfert.»

Et dimanche en fin d’après-midi, l’affaire du coup prend un tour extravagant. Dans l’enceinte du village partenaires des Jeux de la Francophonie, la police doit intervenir. Une brève échauffourée vient d’éclater. Des membres de la délégation congolaise prennent à parti un jeune homme de 24 ans. Etudiant en métallurgie à Cannes et ancien sportif congolais, ce dernier aurait été pris en flagrant délit : « Nous l’avons clairement entendu parler au téléphone avec une des basketteuses disparues depuis plusieurs heures déjà ». Transféré à la caserne Auvare, le jeune homme est immédiatement entendu par les policiers de la Sûreté urbaine. Il sera cependant très vite remis en liberté.

Demande d’audience au Procureur

Reste qu’hier soir, le vice-ministre du Congo n’en démordait pas : « Je vais demander audience au procureur de la République. Les filles n’ont donné aucune nouvelle à leur famille à Kinshasa. Et c’est très inquiétant. »

Histoire de fou ou écran de fumée destiné à dissimuler d’autres mobiles moins glorieux pour le RDC ? Politiquement et économiquement, le quotidien dans le Congo de Kabila est, en effet, chaque jour plus difficile…

LIRE AUSSI: Dix sportifs de la RD Congo désertent les jeux de la Francophonie


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