Kenya: nouvelles manifestations de l’opposition pour réclamer la dissolution de la Commission électorale

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Le leader de la Coalition pour les réformes et la démocratie (CORD), Raila Odinga, devant ses militants, lors d'une manifestation à Nairobi, le 6 juin 2016. © REUTERS/Thomas Mukoya

Le leader de la Coalition pour les réformes et la démocratie (CORD), Raila Odinga, devant ses militants, lors d’une manifestation à Nairobi, le 6 juin 2016. © REUTERS/Thomas Mukoya

Plusieurs centaines de militants de l’opposition ont manifesté le lundi 6 juin dans tout le pays à l’appel de leurs leaders, pour réclamer la dissolution de la commission électorale, qu’ils accusent d’être favorable au chef de l’État pour l’élection présidentielle d’août 2017.

Des manifestations organisées par l’alliance de l’opposition, la Coalition pour les réformes et la démocratie (CORD) de l’ex-Premier ministre Raila Odinga, ont été violemment dispersées par les forces de l’ordre à Kisumu, ville de l’ouest du pays et fief de l’opposition, où deux personnes dont mortes et six autres blessées par balles.

Les morts et les blessés imputés à la police ont suscité la colère des manifestants. Certains d’entre eux ont jeté des pierres sur les forces de l’ordre. Des magasins ont été pillés et deux supermarchés détruits. Si le calme est revenu en début de soirée à Kisumu.

Dimanche, la police avait interdit ces rassemblements, mais en fin de matinée, la Haute Cour kenyane a autorisé les militants de l’opposition à manifester.

La décision inattendue de la Haute Cour de justice a tout changé et des centaines de sympathisants d’opposition ont convergé vers Uhuru park, un parc situé dans le centre-ville, avec un seul mot d’ordre à la bouche : la commission électorale « doit être dissoute ».

Le cortège s’est ébranlé avec à sa tête leur principal leader, Raila Odinga, debout à travers le toit ouvrant d’un gros 4X4. Ils ont sillonné les rues de Nairobi, sont passés devant les bureaux de la commission électorale sans s’arrêter et sont revenus à Uhuru park.  

Raila Odinga a menacé de passer à deux manifestations par semaine si le pouvoir n’engage pas tout de suite des négociations en vue d’aboutir à une commission électorale consensuelle. Et un de ses proches d’enfoncer le clou en promettant que « s’il le faut », ils manifesteront « tous les jours ».

Selon l’opposition et plusieurs organisations de la société civile, la commission électorale est favorable au camp présidentiel. Elle ne peut donc pas garantir l’équité de l’élection présidentielle qui doit se tenir en août 2017.

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