Kinshasa-Brazzaville: Sassou N’Guesso et Kabila annoncent une commission d’enquête sur la violation des droits de l’homme

Kinshasa-Brazzaville: Sassou N’Guesso et Kabila annoncent une commission d’enquête sur la violation des droits de l’homme

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Les présidents Denis Sassou N'Guesso et Joseph Kabila à Kinshasa

Les présidents Denis Sassou N’Guesso et Joseph Kabila à Kinshasa

C’est une visite qui apparaît comme un signe de la réconciliation entre Brazzaville et Kinshasa. Vendredi, Denis Sassou N’guesso, s’est rendu à Kinshasa, à l’invitation de son homologue de la République Démocratique du Congo, Joseph Kabila Kabange. Des ressortissants des deux pays s’étaient vus refouler de part et d’autre des frontières.

Denis Sassou N’guesso, qui s’est rendu vendredi  à Kinshasa, sur invitation de Joseph Kabila Kabange n’a pas manqué d’évoquer la question des droits de l’homme. Les deux chefs d’Etat ont annoncé la mise en place d’une commission chargée de mener des enquêtes sur les allégations de violation des droits de l’homme ayant émaillé les opérations d’expulsion de la République du Congo, des ressortissants de la République démocratique du Congo. En avril dernier, l’opération dénommée «Mbata ya bakolo» a permis de conduire au rapatriement d’environ 400 000 ressortissants de la RDC vivant en République du Congo.

Les deux chefs d’Etat ont demandé aux experts de leurs pays d’examiner les modalités pratiques de la reprise du commerce transfrontalier Kinshasa et Brazzaville de proposer les modalités de coopération entre les deux pays en matière de lutte contre la criminalité urbaine dans les grandes villes de deux pays, de faire des suggestions aux gouvernements de deux pays sur toutes les questions d’intérêt commun.

Par ailleurs, les deux chefs d’Etat et leurs délégation ont lancé «un appel pressant» à la communauté internationale de tout mettre en œuvre pour trouver une réponse appropriée à l’épidémie d’Ebola, qui a fait de 2200 morts en Afrique.

© OEIL D’AFRIQUE

 


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1 commentaire

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  1. Job Simeon
    Job Simeon 23 septembre, 2014, 10:34

    On peut se réjouir de ce que Kinshasa et Brazzaville soient revenus à la raison. Mais faut-il, pour autant, rayer d’un trait tout ce qui s’est passé, en demandant à des experts de mauvaise foi de faire la lumière sur les violations massives des droits des personnes expulsées, dont des morts? Ce serait se moquer de la mémoire de ces victimes, et des personnes qui ont tout perdu par la faute de la violence de la racaille policière de Jean-François Ndenguet,cet habitué des crimes contre l’humanité. Par ailleurs, ce n’est pas la première fois que les deux capitales se mettent d’accord pour la mise sur pied d’une commission d’enquête. De fait, qu’est devenue la première commission d’enquête décidée lors du premier voyage effectué à Kinshasa par Raymond Zéphyrin Mboulou,ministre de l’Intérieur du Congo Brazzaville? On se rappellera avec quelle arrogance cet homme s’est exprimé devant la presse de Kinshasa. Et puis quoi encore? Brazzaville sollicite le rétablissement du trafic des marchandises! Et le fameux port en eau profonde de Pointe Noire, le plus grand du Golfe de Guinée? N’a-t-il pas pu ravitailler Brazzaville? On se rend finalement compte que Denis Sassou Nguesso s’était fait embarquer dans le navire des faucons de son régime lesquels, paradoxalement, possèdent des accointances avec la RD Congo. Quel paradoxe! Brazzaville manque quasiment de tout actuellement. Les commerçants en sont réduits à s’approvisionner grâce aux trafiquants qui bravent les vagues du fleuve Congo! Tout commence à manquer! Plus de bons fruits et légumes, plus de bons oignons tant prisés par les ménagères de Brazzaville, plus de produits manufacturés : savon, confiseries etc…Plus même de bons loisirs, tellement les « zaïrois», pourtant maudits et vilipendés, faisaient vibrer les week-ends des brazzavillois ! Ce petit pays prétentieux d’Afrique Centrale, qui prétend être lui aussi un grand pays, ne vivait et ne vit que grâce aux commerçants étrangers, qu’ils soient Rd congolais, libanais, ou ouest-africains. Mettez tous ces gens à la porte, et le pays meurt d’inanition. Le Congo Brazzaville, cette baudruche qui vient de se dégonfler, devra apprendre à se tenir à sa véritable place : un pays de fainéants mais de braillards, dépendant de l’étranger pour sa survie. Ainsi, toute honte bue, le président congolais, qui avait humilié Léon Kengo wa Dondo parti le rencontrer à Oyo afin de lui demander d’atténuer cette brutale opération, s’est rendu à Canossa ! La leçon à tirer ? L’interdépendance entre ces deux pays en général et entre leurs deux capitales en particulier nécessite que de part et d’autre, que l’on s’arme de délicatesse et de prudence pour traiter des questions bilatérales. La réaffirmation d’une souveraineté de mauvais aloi, alors que l’on est incapable de nourrir son peuple, devient ridicule à la fin.

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