Kinshasa se met à l’heure des voitures électriques

Kinshasa se met à l’heure des voitures électriques

 [GARD align= »center »]

Vendredi dernier, Congo Electric Motors a créé l’événement à la Foire Internationale de Kinshasa (FIKIN) en présentant ses deux véhicules électriques bientôt sur le marché congolais. Une première en République Démocratique du Congo où seulement 9% de la population a accès à l’électricité.

Le modèle de jeep électrique exposé à Kinshasa | Photo ©Adiac-congo

Le modèle de jeep électrique exposé à Kinshasa | Photo ©Adiac-congo

La conscience écologique, tendance mondiale du siècle actuel, gagne le Congo-Kinshasa… à bord d’une voiture électrique ! En présentant ses voitures 100% écologiques aux congolais et aux personnalités présentes à la Foire Internationale de Kinshasa (FIKIN) ce vendredi 22 août, Gabriel Shabani, via sa firme Congo Electric Motors, s’assure une place de pionnier dans le secteur de l’automobile propre.Cet industriel congolais, président de Shabani Holding Media Group, a exposé deux modèles de voitures électriques de la marque Green Wheel V5 qui lui permettront de conquérir non seulement le marché congolais mais aussi celui des pays voisins comme le Rwanda ou le Congo-Brazzaville, en passant par l’Angola.

Ces véhicules au design élégant et aux nombreux avantages économiques ont été présentés comme des bijoux de la technologie enfin accessibles aux africains. De plus, en n’émettant ni gaz à effet de serre ni particules, ils représentent un atout majeur dans la lutte contre le réchauffement climatique. De quoi séduire le Ministre congolais des ressources hydrauliques et de l’Electricité, M. Bruno Kapandji Kalala, qui a pu essayer une de ces voitures exposées au pavillon 17 de la Foire de Kinshasa.

Pari révolutionnaire ou ambition téméraire ?

[wp_ad_camp_3]

Il ne fait aucun doute que la voiture électrique est le moyen de transport du futur. À ses qualités de véhicule non polluant s’ajoutent des arguments économiques non négligeables. Seule la charge en électricité (8 heures en moyenne pour 160 km) est nécessaire pour faire fonctionner une voiture électrique. Plus de frais d’entretien. Fini les vidanges régulières. Adieu les contraintes techniques liées aux boîtes de vitesses, inexistantes dans les véhicules électriques. Mais voilà, pour s’offrir cette voiture il faut quand même débourser plus de 30000 dollars. Pour rappel, près de 88% des RDcongolais vivent en dessous du seuil de pauvreté selon la Banque Mondiale.  Et comment ne pas penser à l’augmentation des besoins en électricité que suppose le fonctionnement d’un tel véhicule ?

L’hypothèse d’une commercialisation à grande échelle est-elle crédible dans une Afrique qui peine déjà à fournir convenablement de l’électricité à ses habitants ? Un rapport de la Banque Mondiale publié en 2013 dévoile qu’en RDC, pourtant « premier pays africain en termes de potentiel hydroélectrique », seuls 9% des habitants ont accès à l’électricité. De plus, le continent africain, en dehors de l’Afrique du Sud, est la zone la moins polluée de la planète. Selon le NEPAD, l’Afrique ne produit que 3,5% à peine des émissions mondiales de CO2.

Enfin, l’intégration de la voiture électrique suppose la mise en place d’infrastructures telles que des bornes de recharge capables de fournir une charge importante d’énergie pour les batteries de véhicules électriques. Un pari ambitieux que doit relever le gouvernement RDcongolais pour assumer une réelle prise de conscience écologique.

Marie Hélène SYLVA
©Oeildafrique.com

[wp_ad_camp_3]

 

Marie Hélène Sylva

Marie Hélène Sylva

Journaliste à oeil d'Afrique, basée à Paris (France)


Tags assigned to this article:
kinshasaRDCVoiture électrique

[wp_ad_camp_4][wp_ad_camp_4][wp_ad_camp_4]

Related Articles

Disparus du Beach de Brazzaville: Norbert Dabira inculpé en France pour crimes contre l’humanité

Le général congolais Norbert Dabira a été mis en examen (inculpé) jeudi à Paris pour crimes contre l’humanité dans l’enquête

RDC: la dépouille d’Etienne Tshisekedi contre la nomination d’un premier ministre

[GARD align= »center »] Une semaine après la mort d’Etienne Tshisekedi, la question sur le retour de sa dépouille en République Démocratique

RDC: la tuerie de Beni suscite colère et interrogations

 [GARD align= »center »] Après la mort d’une trentaine de personnes tuées à l’arme blanche par des rebelles ougandais à Beni, dans

Aucun commentaire

Espace commentaire
Aucun commentaire Soyez le premier à répondre à ce commentaire

Espace commentaire

Votre e-mail ne sera pas publié
Required fields are marked*