La Bad signe un accord de cofinancement décisif avec l’Agence Française de Développement

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La Banque africaine de développement (BAD)

Le 20 novembre dernier, le président de la Banque africaine de développement (Bad), Akinwumi Adesina et la directrice générale de l’Agence française de développement, Anne Paugam,  ont signé, au siège de l’AFD à Paris, un accord-cadre en vue d’accroitre le financement conjoint de projets en Afrique subsaharienne et en Méditerranée nous a indiqué un communiqué de l’institution financière panafricaine basée à Abidjan.

«Cet accord, selon les responsables de la Bad est le premier du genre,il  s’inscrit pleinement dans la Déclaration de Paris. Il favorise une meilleure coordination entre la Bad et l’Afd,et  simplifie les procédures puis il  contribue ainsi à faciliter la mise en œuvre des projets par les pays bénéficiaires», a indiqué Anne Paugam la directrice générale de l’Afd .

Pour sa part, le président Adesina s’est réjoui de disposer d’un instrument qui va permettre de développer la collaboration entre l’ Afd et Bad; le patron des patrons des banques du continent Africain a souligné que le travail ne faisait que commencer. «Mon ambition est d’aider à bâtir une nouvelle Afrique caractérisée par une croissance durable et partagée, qui est unie, en paix et en sécurité, intégrée sur le plan régional et compétitive sur le plan mondial. En accord total avec les Objectifs du développement durables (ODD), cet accord va permettre à la Bad de mettre en œuvre cinq priorités majeures à savoir éclairer l’Afrique et lui donner de l’énergie; nourrir l’Afrique; intégrer l’Afrique; industrialiser l’Afrique; et améliorer la qualité de vie des peuples d’Afrique  pour renforcer le développement et la lutte contre le changement climatique sur le continent».

Libérer le potentiel de cofinancements

L’accord permettra également d’augmenter le nombre et le volume des cofinancements entre les deux institutions financières. L’enjeu, selon Anne Paugam, est de « démultiplier les ressources et mutualiser l’expertise pour répondre à l’ambitieuse feuille de route des ODD. 

La Banque africaine de développement est le premier cofinancier de l’Afd parmi les bailleurs multilatéraux régionaux. Entre 2005 et 2014, 36 projets ont été cofinancés par la Banque et l’AFD. Les deux institutions financent conjointement des projets dans les secteurs des infrastructures d’énergie, les transports, l’eau et l’assainissement et l’éducation.

«Incarner une nouvelle génération de bailleurs partenaires»

La directrice générale  de l’Afd a rappelé que l’accord représentait «des opportunités d’activités, mais aussi des défis et une responsabilité commune pour obtenir des résultats sur le terrain et incarner une nouvelle génération de bailleurs partenaires».

La Bad et l’Afd,  engagées dans le financement du développement depuis plusieurs décennies, ont connu des transformations importantes et ont vu se préciser la convergence de leurs visions et stratégies. En matière de climat, les deux institutions se sont engagées à concilier développement et climat, à travers le financement des énergies renouvelables notamment.

«La collaboration entre la Banque africaine de développement et l’Afd témoigne, qu’au-delà des projets, une relation durable et de confiance s’instaure entre les équipes» ont conclu les deux dirigeants, avant de signer l’accord en présence de représentants des équipes opérationnelles et des partenariats de la Bad et de l’Afd, premiers impliqués dans l’opérationnalisation de l’accord.»

L’Agence Française de Développement (Afd), outil de la coopération Française est une institution financière publique qui met en œuvre la politique définie par le gouvernement français, agit pour combattre la pauvreté et favoriser le développement durable. En 2014, l’AFD a consacré 8,1 milliards d’euros au financement de projets dans les pays en développement et en faveur des Outre-mer. Si l’AFD finance et accompagne tous les acteurs du développement dans plus de 90 pays, sa zone d’intervention prioritaire demeure l’Afrique, qui a représenté 36,5% de son activité et 2,95 milliards d’euros de ses engagements en 2014. L’AFD dispose en Afrique subsaharienne d’un réseau de 30 agences et bureaux de représentation. Son mandat couvre l’intégralité des pays de la région.

L’accord créant la Banque africaine de développement (Bad) a été signé en 1963 et l’institution a lancé ses premières activités en 1966. Sa mission est de promouvoir une croissance économique et une réduction de la pauvreté durables en Afrique. 81 pays membres ont souscrit au capital autorisé de la BAD, dont 54 pays africains indépendants (membres régionaux) et 27 pays non africains (membres non régionaux). En vertu de l’article 8 de l’accord portant création de la Bad, la Banque peut instituer des fonds spéciaux ou assurer la gestion des fonds spéciaux destinés à servir ses fins dans le cadre de ses fonctions. Conformément à cette disposition, le Fonds africain de développement (Fad) a été créé en 1972, avec les Etats non africains, et le Fonds spécial du Nigeria (NTF), créé en 1976 avec le Gouvernement du Nigeria.

En 2014, le Groupe de la Bad a financé 232 opérations représentant au total 6,3 milliards d’euros dans les domaines de  l’infrastructure, la finance, l’agriculture et le développement rural, le secteur social, les projets intégrés, le secteur industriel et minier et l’environnement. Depuis sa création, le Groupe a financé 4 185 prêts et dons pour un total de 91 milliards d’euros. La Bad opère au plus près de ses clients car elle est représentée dans 38 pays africains.

R.M
© OEIL D’AFRIQUE


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