La Banque mondiale approuve un crédit de dix millions de dollars au profit du Congo

La Banque mondiale approuve un crédit de dix millions de dollars au profit du Congo

Le financement accordé par l’Association internationale de développement (IDA) sera complété par une contrepartie du gouvernement pour un montant de 226 millions de dollars.

Le crédit de l’IDA pour financer le projet Forêt et diversification économique (PFDE) a été approuvé parle conseil d’administration de la Banque mondiale (BM), indique un communiqué de presse de l’institution. « Le Congo est déjà un leader en ce qui concerne l’aménagement forestier, avec le pourcentage le plus élevé de forêts certifiées par le Forest Stewardship Council dans la sous-région », a indiqué le chargé de projet à la BM, Simon Rietbergen.

Le PFDE est un projet d’assistance technique dont l’objectif est de développer et de renforcer les capacités de la République du Congo. Selon la BM, il s’exécutera pendant cinq ans. Ce projet met un accent particulier sur l’amélioration de la gouvernance forestière, l’implication des communautés locales et le secteur privé dans la gestion forestière. Il s’inscrit dans la dynamique enclenchée par le gouvernement congolais à poursuivre les efforts de préservation des forêts et le développement durable.

La forêt, considérée comme « le pétrole vert » du pays, fait depuis quelques années l’objet d’une grande attention des gouvernants. Plusieurs actions sont engagées à cet effet, autour de l’idée majeure de tirer profit de cette ressource naturelle tout en préservant la diversité biologique et les équilibres environnementaux. Dans le cadre du développement de sa politique en la matière, le Congo œuvre pour l’aménagement durable de ses forêts. L’ambition affichée par le ministère en charge des forêts est d’aménager, d’ici à 2015, l’ensemble des concessions forestières.

Environ une vingtaine de concessions couvrant près de six millions d’hectares, soit 55,62%de la superficie attribuée à l’exploitation, sont désormais dotées d’un plan d’aménagement qui oblige au respect des principes de gestion durable.

Au Congo, le processus d’aménagement intègre de nombreuses actions qui obligent les exploitants forestiers à promouvoir le respect de l’environnement, en n’extrayant de la forêt que ce qui est admis par la législation en vigueur, dans une approche qui favorise également la prise en compte des intérêts des habitants des zones forestières. Le potentiel forestier congolais est d’une importance considérable. La forêt naturelle couvre 22,5 millions d’hectares, soit 60% de la superficie du pays dont 80% sont considérés comme commercialement
productifs.

 

Guy-Gervais Kitina

 

 


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