La CEDEAO attentiste Confusion totale au Mali

La CEDEAO attentiste Confusion totale au Mali

Le président de la transition malienne, Dioncounda Traoré, est actuellement en France pour subir des examens médicaux après son agression lundi dernier. Mais le gouvernement se veut rassurant : la continuité de l’état est assurée, il n’y a pas de vacance du pouvoir. Et le Premier ministre Cheick Modibo Diarra continue de diriger le travail de son gouvernement. L’incapacité de la Cédéao (Communauté économique des états d’Afrique de l’Ouest) à réagir aux derniers soubresauts maliens révèle l’embarras dans lequel se trouve aujourd’hui l’organisation ouest-africaine. Des sanctions qui mettraient le Mali sous embargo ne peuvent être prises pour le moment, car officiellement l’accord signé dimanche par les protagonistes maliens n’a pas été dénoncé.

La Cédéao affiche donc une position d’attente et n’appliquera vraisemblablement les sanctions que si la ligne rouge est franchie, dans le cas par exemple où le capitaine Sanogo accepterait d’occuper le fauteuil présidentiel comme le lui demandent les groupes d’activistes hostiles à Dioncounda Traoré, ou dans le cas où le président de la transition se verrait empêché de rentrer pour exercer son mandat. Reste une inconnue : Dioncounda Traoré mis sous pression depuis des semaines et agressé physiquement lundi dernier peut-il démissionner ? Dans cette hypothèse, la Cédéao subirait un désaveu et l’organisation régionale pourrait en conclure qu’elle est face à un nouveau coup d’état à Bamako.

L’étrange silence du capitaine Sanogo ! Où se trouve le capitaine Amadou Sanogo ? Toutes les sources le confirment : à Kati, quartier général de l’ex-junte. Le seul signe de vie qu’il a récemment donné est par écrit. Il condamnait dans un communiqué l’agression dont a été victime le président Dioncounda Traoré. Il ne veut pas du tout donner l’impression de gêner la transition, répond un de ses proches. Mais le silence du capitaine mutin dérange et inquiète à Bamako. Ses partisans civils lui ont demandé de prendre la tête de la transition, il aurait décliné la proposition. La situation au nord l’inquiète, selon ses proches. Sanogo n’a-t-il pas envie de s’occuper du commandement militaire ?

R. I. / Agences

Bona

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