La CEDEAO exige pour le Mali un gouvernement d’union d’ici fin juillet

La CEDEAO exige pour le Mali un gouvernement d’union d’ici fin juillet
Un gouvernement d'union pour le Mali

De gauche à droite, les présidents nigérien, togolais, ivoirien, burkinabè, nigérian et béninois le 7 juillet 2012 à Ouagadougou

Les six chefs d’Etat ouest-africains participant à la deuxième réunion du groupe de contact sur le Mali se sont séparés samedi à Ouagadougou sur un ultimatum appelant les forces vives maliennes à se concerter afin de mettre en place un gouvernement d’union nationale avant le 31 juillet prochain.

Ce nouveau gouvernement sera chargé d’adopter et de mettre en œuvre une feuille de route devant conduire à une sortie de crise apaisée par le recouvrement de l’intégrité territoriale. Il devra aussi organiser des élections auxquelles ne pourront pas prendre part les autorités actuelles, indique le communiqué final.

Par ailleurs, les chefs d’Etat présents à Ouagadougou ont appelé à des poursuites contre les auteurs de l’agression du président intérimaire malien Dioncounda Traoré, molesté le 21 mai dernier à Bamako alors qu’il venait d’être reconduit par la CEDEAO comme président de la transition politique au Mali.

Ni Dioncounda Traoré, qui poursuit des soins en France, ni son premier ministre Cheick Modibo Diarra n’ont assisté à la rencontre à laquelle le gouvernement malien était représenté par le ministre des Maliens de l’extérieur et de l’intégration africaine, Mme Traoré Rokia Guiguine.

Dans leur communiqué final, les chefs d’Etat ont aussi lancé un appel pressant à toutes les parties maliennes à la crise malienne pour un « arrêt complet des hostilités » avant le début du mois du ramadan attendu pour le 20 juillet prochain dans le pays.

Ils ont exhorté le gouvernement malien à se doter d’une structure nationale chargée d’engager, sous les auspices du médiateur de la CEDEAO, des pourparlers avec les mouvements armés qui se sont accaparé des deux tiers du territoire en fin mars dernier.

Ces mouvements armés sont, à leur tour, invités à se « démarquer des groupes terroristes et de tout extrémisme » et à faciliter les opérations d’assistance humanitaire au risque d’être tenus pour responsables de toute nouvelle dégradation de la situation humanitaire.

Après avoir vivement condamné la destruction de mausolées de saints musulmans à Tombouctou, les dirigeants ouest-africains ont demandé à la Cour pénale internationale d’entreprendre des investigations en vue de poursuites contre les auteurs de « crime de guerre ».

Ils ont enfin exhorté le président par intérim Dioncounda Traoré à adresser une requête écrite aux Nations Unies et à la CEDEAO en vue du déploiement de la force ouest-africaine au Mali.

En plus de Alassane Ouattara, président de la Côte d’Ivoire et président en exercice de la CEDEAO et de Blaise Compaoré du Burkina Faso, médiateur dans la crise malienne, les quatre autres chefs d’Etat ayant pris part à la réunion sont Thomas Boni Yayi (Bénin), Mahamadou Issoufou (Niger), Goodluck Ebélé Jonathan (Nigeria) et Faure Essozimna Gnassingbé (Togo).

APA

 

Bona

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