La Côte d’Ivoire rouvre ses frontières avec le Ghana

La Côte d’Ivoire rouvre ses frontières avec le Ghana
Côte d'Ivoire

Le président ivoirien Alassane Ouattara au cours d’une conférence de presse, le 5 octobre 2012 à Paris © AFP/Archives Eric Piermont

Les frontières terrestres et maritimes de la Côte d’Ivoire avec le Ghana, fermées par Abidjan le 21 septembre après une attaque meurtrière, réouvrent lundi matin, a annoncé dimanche soir le ministre ivoirien de la Défense.

Le président ivoirien Alassane Ouattara « décide qu’à compter du lundi 8 octobre 2012 à 7H00 du matin (locales et GMT), les frontières terrestres et maritimes soient réouvertes », a déclaré le ministre Paul Koffi Koffi en lisant un communiqué sur la télévision publique RTI.

Depuis la fermeture des frontières, allégée dès le 24 septembre par la réouverture des liaisons aériennes, « les deux pays frères ont renforcé leur dispositif de sécurité le long de la frontière commune en vue d’empêcher toute incursion », et M. Ouattara et son homologue ghanéen John Dramani Mahama « sont restés en contact permanent », a ajouté M. Koffi.

La décision de fermer les frontières, instaurant un bras de fer entre Abidjan et Accra, avait été prise quelques heures après une attaque du poste-frontière ivoirien de Noé, à environ 170 km à l’est d’Abidjan, par des hommes armés qui se sont ensuite repliés au Ghana, selon les autorités ivoiriennes.

Cette fermeture a occasionné d’importantes difficultés pour les commerçants des deux pays et les habitants de la zone frontalière.

La Côte d’Ivoire a subi depuis août une série d’attaques visant les forces de sécurité, attribuées par le pouvoir à des partisans de l’ancien président Laurent Gbagbo, ce que le camp Gbagbo a démenti.

De nombreux responsables politiques et militaires du régime déchu ont trouvé refuge au Ghana, dont le porte-parole en exil de Laurent Gbagbo, Justin Koné Katinan, arrêté le 24 août à Accra, libéré puis de nouveau arrêté. Abidjan réclame son extradition, un processus laborieux à l’issue incertaine.

Le président ghanéen avait promis, lors d’une visite à Abidjan le 5 septembre, qu’il ne permettrait pas que son pays serve de « base arrière » pour déstabiliser son voisin ivoirien.

Cinq assaillants ont été tués et cinq arrêtés dans les combats autour du poste de Noé, selon les autorités d’Abidjan, qui ont fait état d’un blessé parmi leurs militaires.

Cette attaque est survenue après un mois d’accalmie, alors que la série d’opérations meurtrières du mois d’août avait marqué le plus grave regain de tension en Côte d’Ivoire depuis la fin de la crise post-électorale de décembre 2010-avril 2011, qui a fait quelque 3.000 morts.

Avec AFP

 

Bona

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