La crise malgache a-t-elle trouvée une solution aux Seychelles ?

La crise malgache a-t-elle trouvée une solution aux Seychelles ?

La crise malgache a-t-elle trouvée une solution aux Seychelles ?Les efforts de Jacob Zuma, le Sud-Africain, et de James Mitchel, le Seychellois, n’auront servi à rien ; la deuxième rencontre des deux protagonistes de la crise malgache, (certains l’avaient qualifiée de rencontre de la dernière chance), qui s’est tenue mercredi 8 août 2012 à Victoria et était censée aplanir les divergences entre eux, aura produit l’écho d’un bide sonore.

Signe du fossé qui les sépare, Rajoelina et Ravalomanana auront, une bonne partie de la journée, négocié par médiateurs interposés ; et lorsqu’ils daignèrent se parler face à face, l’entrevue fut de la durée d’un éclair ; les deux leaders politiques se sont séparés juste après s’être vus une demi-heure. Parce que c’est une rencontre dont on avait osé croire qu’elle serait celle au cours de laquelle ils amorceraient des concessions en vue d’un minimum autour duquel ils se retrouveraient, on peut légitimement ressentir déception et frustration.

Et voilà Madagascar renvoyée à la case départ ! Mais à dire vrai, pouvait-il en être autrement ? Au regard de tout ce qui s’est passé avant le sommet de mercredi, nul n’osait parier un kopeck sur la réussite de l’entrevue des deux hommes, tant les convictions étaient tranchées et les lignes de démarcation  bien tracées et ce, depuis la naissance de la crise il y a trois ans.

A ce jour, Rajoelina exige ni plus ni moins que la condamnation de son rival aux travaux forcés s’applique ; à cet effet, il est prêt à le faire arrêter et embastiller dès qu’il mettra pied sur l’île. Ravalomanana, lui, se jure qu’il trouvera le moyen de rentrer au bercail, condition sine qua non d’une reconquête du pouvoir, auquel il tient tant. Dans ces conditions, de toute évidence, on ne pouvait pas attendre que la rencontre des Seychelles fasse des miracles ; et à supposer que le même état d’esprit perdure, rien, absolument rien ne permettra  d’espérer que la situation s’améliore ; on aura beau multiplier les sommets, faire la valse des médiateurs, sans chercher à  jouer au Cassandre, on doit le reconnaître, cette crise est condamnée à ne faire que du surplace. Et la conséquence logique de cela est que Madagascar s’enfonce dans une irrémédiable déliquescence.

Que fera la Sadc de l’ultimatum qu’elle avait fixé (le 16 août) pour l’aboutissement  desdites négociations ? Est-elle vraiment en mesure d’organiser par la force un retour de Ravalomanana à Madagascar ? Si oui, quelle sera la réponse de Tgv à pareille initiative, vu que l’actuel locataire du palais présidentiel promet d’aller vers des élections en suivant un calendrier validé par la Communauté internationale, sans doute, mais «avec ou sans accord» conclu avec un rival qu’il a rendu apatride ?

La crise malgache, à ce jour, ne fait que soulever des questions difficiles auxquelles on cherche vainement des réponses ; pour combien de temps encore ? Nul ne le sait vraiment. Si au moins on pouvait trouver une solution par un troisième larron ! Mais là aussi, rien  ne pointe à l’horizon ; à moins que se présente l’alternative de la Grande Muette ; à ce jour, comme pour être fidèle à son surnom, elle est restée de marbre, mais elle n’en a pas moins son mot à dire. Il n’est pas exclu qu’un jour, prochain ou lointain, elle décide qu’il est temps de prendre  une initiative qui mette tout le monde d’accord et évite à la Grande Ile la chute vertigineuse à laquelle elle semble, à ce jour, promise.

 

Jean claude Kongo

Source

 


Tags assigned to this article:
criseMadagascarprésidentSeychelleszuma

Related Articles

Nigeria: attaque contre une unité spéciale de la police à Abuja

Des hommes armés ont attaqué lundi une unité spéciale de la police à Abuja, la capitale du Nigeria, mais la

Congo: Sassou Nguesso decrète 2017 “l’année de la rigueur et de la vérité”

[GARD align= »center »] Le chef de l’Etat congolais s’est prêté à la tradition comme chaque fin d’année. Sassou Nguesso a présenté

Pour l’UA, la CPI mène une « chasse raciale » envers les Africains

Le président de l’Union africaine (UA) a accusé lundi à Addis Abeba la Cour pénale internationale (CPI) de mener « une

Aucun commentaire

Espace commentaire
Aucun commentaire Soyez le premier à répondre à ce commentaire

Espace commentaire

Votre e-mail ne sera pas publié
Required fields are marked*