La famille de Sassou N’Guesso bientôt convoquée en France par la justice dans l’affaire des Biens mal acquis

La famille de Sassou N’Guesso bientôt convoquée en France par la justice dans l’affaire des Biens mal acquis

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Le président Denis Sasou N'guesso

Le président Denis Sasou N’guesso

Les présidents du Congo Brazzaville, du Gabon et de la Guinée Equatoriale et leurs familles ne se sont pas tirés d’affaire dans le dossier sur les biens mal acquis. L’instruction menée par les juges Roger Le Loire et René Grouman dans ce dossier vient de révéler à nouveau la folie des grandeurs des familles Bongo, Obiang et Sassou N’Guesso. Le train de vie menée à Paris par Téodorin Obiang Nguema, le fils du président de la Guinée-Equatoriale est désormais bien connu. Les magistrats instructeurs se sont consacrés ces derniers mois sur le train de vie clan Sassou.

Le bilan dressé par les enquêteurs de la brigade financière est impressionnant. D’après une première synthèse, rédigée il y a quelques mois, les policiers estiment que ces sept dernières années, la famille Sassou N’Guesso aurait dépensé au moins 60 millions d’euros d’argent public congolais dans les boutiques de luxe parisiennes. L’inventaire de ces dépenses est stupéfiant : 250 000 euros de chemises monogrammées « DSN », pour Denis Sassou N’Guesso, tandis que des centaines de milliers d’euros ont été dépensés en costumes, montres, bouton de manchette… Sans oublier la maroquinerie, le mobilier de luxe et les voitures.

À chaque demande de réquisition judiciaire envoyée dans une enseigne de grand luxe, les policiers ont découvert le nom Sassou dans le fichier client. L’instruction presque bouclée avec à la clé des éléments de preuves de dilapidation des finances publiques, les juges ne vont pas hésiter à envoyé les premières convocations à comparaître dans le bureau des magistrats dans les prochains mois pour des membres de la famille. Le refus de comparaître de la famille Sassou Nguesso les amènerait à ne plus mettre les pieds en France, comme ça a été le cas pour Téodorin Obiang Nguema, le fils de Téodoro Obiang Nguema, président de la Guinée Equatoriale.

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Lors de son séjour à Paris en début du mois, le président du Congo-Brazzaville a eu un tête-à-tête avec François Hollande en marge du sommet France-Afrique, tête-à-tête au cours duquel il a signifié clairement au président français qu’il n’est pas du tout d’accord avec la manière dont la France se prend dans l’affaire des biens mal acquis. Sassou N’Guesso a réclamé la non-ingérence de Paris dans les affaires intérieures congolaises et le respect de la convention bilatérale signée entre les deux pays en 1974 ratifiée en 1982, une convention qui reconnaît la souveraineté judiciaire de chacun des deux États. Une requête à laquelle François Hollande aurait répondu par le silence.

Didier Assogba
Oeildafrique.com

Didier Assogba

Didier Assogba

Journaliste à Oeil d'Afrique. Basé à Lomé, Togo


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1 commentaire

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  1. Boulala yougod g
    Boulala yougod g 18 décembre, 2013, 01:44

    La justice véritable et incorruptible seule peut trancher cette affaire.

    Répondre à ce commentaire

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