La S.A.P.E en exposition à Paris

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Les sapeurs congolais ont donc fait une entrée remarquée hier au palais de Tokyo, habillés chaudement, gardant manteaux et écharpes. 16 Février 2015 à Paris.

Les sapeurs congolais ont donc fait une entrée remarquée hier au palais de Tokyo, habillés chaudement, gardant manteaux et écharpes. 16 Février 2015 à Paris.

« Ô Dieu de la S.A.P.E. […], Pardonne à tous ceux qui ne savent pas s’habiller […], tous ceux qui ne savent pas distinguer les couleurs […]».

Extraites d’une prière de la S.A.P.E ( Société des Ambianceurs et Personnes Élégantes), ces paroles sont celles d’un mouvement né dans les années 1960 à Brazzaville (République du Congo), qui s’est depuis répandu dans des foyers tels que Kinshasa (République démocratique du Congo) et Paris ».

Voici comment est présentée l’exposition sur la sape, qui a commencé hier au Palais de Tokyo à Paris (Avenue du Président Wilson – Métro Iéna), haut lieu de l’art moderne et contemporain. L’exposition est programmée, du 16 Février au 17 Mai 2015, dans le cadre de l’agenda Les Bords des mondes.

Les sapeurs congolais ont donc fait une entrée remarquée hier au palais de Tokyo, habillés chaudement, gardant manteaux et écharpes. Cela faisait partie du « réglage ». 

« Comment réinventer son identité, comment sublimer l’existence, et défier la norme ? Communauté protéiforme et complexe, la S.A.P.E. fait de ses adeptes des fidèles dévoués à l’art vestimentaire. La S.A.P.E. unit ses membres au travers de divinités, de rituels, de croyances et, d’une science, la «Sapologie», dont les finalités sont d’ériger le vêtement au rang de langage et d’œuvre à part entière.

L’art de la S.A.P.E. est avant tout lié à l’éloquence et à la véhémence du sapeur, un fidèle au service des dieux, dont la mission est d’exceller dans une performance où chacun de ses vêtements «parle» et se fait le signe d’une identité magnifiée « . C’est la suite du texte de présentation de l’exposé.

La SAPE, un art ou un phénomène clivant chez les congolais. Il y a ceux qui aiment, et ceux qui détestent. Dans tous les cas, c’est devenu une singularité qui caractérise le Congo. La programmation au Palais de Tokyo en témoigne. Cette exposition vaut le détour…


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défiléPalais de Tokyosape

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