La société Ivoirienne en pleine société en pleine mutation dans le domaine des technologies de la communication

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La valeur de nos photos sur les réseaux sociaux

La crise politico-militaire qui a fragilise la Cote d’Ivoire pendant ces dernières décennies est entrée dans une nouvelle phase dont les contours affichent les traits d’une société en pleine mutation dans le domaine des technologies de la communication. Les Ivoiriens ont abandonné les sphères autrefois légion en Afrique comme les conférences nationales, forum de réconciliation nationale, place est faite a Facebook, YouTube, Twitter out autres réseaux sociaux.   

Epiphénomène ou signe des temps ?

Les évènements récents comme l’hospitalisation du chef de l’état et la mort d’une jeune femme mannequin au Centre hospitalier de Cocody ont levé un coin de voile sur l’importance des réseaux sociaux dans le flux de l’information entre population et dirigeants. Le président Ouattara a  présenté la canne émergente «  comme quelqu’un l’a dit sur le net » dès son retour au pays après son opération chirurgicale en France. La vidéo des « amis d’Awa Fadiga »  a eu de telles ramifications politiques que l’évènement a été discuté en conseil des ministres résultant en des sanctions contre certains responsables des services médicaux.  Les manifestations pour la libération de Laurent Gbagbo sont  monnaie courantes sur YouTube et elles rivalisent le plateau de la communication politique avec une pléthore de groupes sur Facebook sans oublier les magazines ou blogs  et Tabloïds aux desseins similaires ailleurs.

Au nombre des questions que l’on peut poser pour comprendre cette « émergence » des réseaux sociaux sur la scène politique ivoirienne figure d’abord celle qui s’interroge sur les auteurs des communications que l’on y trouve.  Toutes les couches sociales y passent pour peu que l’auteur s’intéresse à la politique et a une connaissance minimum des réseaux sociaux. On pourrait penser que la Diaspora serait la source principale de cet engouement ; tel n’est pas nécessairement le cas. Si les campagnes de communication émanant du camp de l’ancien chef d’état déchu sont en majorité conçues à l’extérieur, les évènements comme la mort de la modèle Awa Fadiga ont été portes à la face du monde sur les réseaux sociaux  par des sources internes. On pourrait alors se demander si des conditions économiques favorables ne seraient pas à la source de l’essor des réseaux sociaux ?

Facebook, est de loin, la plateforme la plus utilisée ; sa relative simplicité d’utilisation et son ancienneté dans le domaine des réseaux sociaux expliquent en partie son succès encore faut-il que les auteurs aient accès à un haut-débit Internet pour passer leurs messages. Les compagnies de téléphonie succursales de multinationales bien connues en Europe, en Asie et aux Etats-Unis sont implantées en Côte d’Ivoire. Bien que les prix  de souscription soient relativement élevés et que les clefs demeurent les moyens d’accès les plus utilisés par  les consommateurs d’Internet,   Facebook s’en tire bien dans le domaine des communications politiques dans la blogosphère Ivoirienne.

Une contribution de : Anzman Diabate

© OEIL D’AFRIQUE



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