« L’actualité africaine en 5 titres » du 02 août 2016

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Election présidentielle en RDC: Tshisekedi pose deux ultimatums au pouvoir

En RDC, le retour au pays d’Etienne Tshisekedi a été ponctué dimanche d’un grand meeting au stade des Martyrs devant des dizaines de milliers de personnes. Toutes les composantes de l’opposition étaient représentées. Le chef de l’UDPS a exigé la tenue de l’élection présidentielle d’ici à la fin de l’année et le départ du président Kabila au terme de son second mandat le 20 décembre. Autre cible : Edem Kodjo, le facilitateur de l’Union africaine, récusé par l’opposition qui le juge incapable d’organiser le dialogue politique.

Après ce meeting de l’opposition, il y a désormais ces deux dates posées comme des ultimatums par Etienne Tshisekedi : d’abord le 19 septembre, pour la convocation du corps électoral par la Commission électorale nationale indépendante et ensuite le 20 décembre, date à laquelle s’achève le deuxième et dernier mandat du président Kabila. A ce moment-là, « il faudra que vous vous preniez en charge », a lancé ce dimanche Etienne Tshisekedi.

L’opposition va jouer la carte de la rue car l’UDPS va mettre en place un programme d’actions et de mobilisation, selon son porte-parole, pour empêcher « que le président ne reste en exercice en dehors du cadre constitutionnel ». Grève, tintamarre et appels à la ville morte sont à prévoir, ainsi qu’une tournée du président de l’UDPS.

Des ONG et des syndicats s’indignent suite à des arrestations d’opposants au Gabon

Depuis plusieurs jours, le gouvernement gabonais est sous pression suite à l’arrestation de plusieurs opposants, syndicalistes et membres de la société civile. Des avocats, les organisations Human rights foundation et Survie ainsi que deux partis politiques de la gauche française, le PS et Europe-Ecologie Les Verts, ont protesté les uns après les autres contre ces interpellations jugées abusives.

« Le dossier est vide. Le ministère public viole la loi et la Constitution », estiment les avocats des trois leaders syndicaux arrêtés le 9 juillet lors du dépôt de candidature du président Bongo.Plus d’une vingtaine de personnes avaient été interpellées ce jour-là. Quelques autres ont été arrêtées les jours suivants.

Depuis, l’affaire a pris une tournure internationale. L’organisation américaine Human rights foundation dénonce une « répression » et accuse le président Bongo « d’empêcher la société civile de se réunir pacifiquement ». Survie demande à la France de cesser sa coopération policière avec Libreville.

Le Parti socialiste français parle de pouvoir autoritaire, tout comme Europe Ecologie Les Verts, qui dénonce de multiples exactions, des arrestations arbitraires et des chasses à l’homme.

Libye: frappes américaines contre le groupe EI à Syrte

Le Premier ministre du gouvernement d’union nationale libyen, Fayez Al-Sarraj, a annoncé lundi 1er août que l’aviation américaine avait mené des frappes aériennes contre des positions du groupe État islamique dans son fief de Syrte.

Il s’agit de la première opération aérienne menée par les Américains en Libye depuis la chute de Mouammar Kadhafi. Le chef du gouvernement libyen a précisé que ces frappes ont été menées à sa demande.

Le gouvernement d’union nationale en Libye a annoncé les frappes de lundi à Syrte avant le Pentagone, qui a ensuite confirmé l’information, indiquant toutefois que ces raids américains contre le groupe état islamique avaient été lancés à la demande des libyens, et après approbation de Barack Obama. Il s’agit de frappes ciblées, qui accompagnent les progrès des troupes libyennes contre l’EI sur le terrain.

Les Etats-Unis, qui mènent des raids en Irak et en Syrie depuis deux ans contre le groupe Etat islamique, n’étaient intervenus deux fois en Libye, en février pour bombarder un camp d’entrainement, et en novembre pour atteindre un responsable de l’organisation.

Nigeria : un réseau de cybercriminels démantelé

Interpol a annoncé ce lundi l’arrestation, dans le sud du Nigeria, d’un homme soupçonné d’avoir escroqué en ligne des centaines de victimes dans le monde.

L’homme arrêté à Port-Harcourt aurait soutiré plus de 60 millions de dollars à ses victimes, selon l’Organisation internationale de police criminelle, qui est plus connue sous son acronyme, Interpol.

« Le Nigérian âgé de 40 ans et connu sous le nom de Mike serait derrière des arnaques totalisant plus de 60 millions de dollars et impliquant des centaines de victimes dans le monde », a indiqué l’organisation de coopération policière.

Le suspect a été arrêté avec le soutien de la Commission de lutte contre les délits économiques et financiers (EFCC), l’agence chargée de la lutte contre la corruption au Nigeria.

Selon Interpol, il fait est membre d’un réseau qui s’est infiltré dans des comptes de courrier électronique de petites et moyennes entreprises dans le monde, notamment en Australie, au Canada, en Inde, en Malaisie, en Roumanie, en Afrique du Sud, en Thaïlande et aux Etats-Unis.

Le réseau démantelé comprenait au moins une quarantaine de membres au Nigeria, en Malaisie et en Afrique du Sud. Un autre escroc présumé, âgé de 38 ans et soupçonné de faire partie du même réseau, a été arrêté à Port-Harcourt.

Les deux hommes risquent des poursuites pour piratage informatique, association de malfaiteurs et obtention d’argent sous des prétextes fallacieux.

Le procès en assises de Simone Gbagbo reporté au 10 octobre pour cause de vacances judiciaires

Le procès en assises de l’ex-Première dame de Côte d’Ivoire, Simone Gbagbo, poursuivie pour « crimes contre les prisonniers de guerre et crimes contre l’humanité » a été reporté au 10 octobre pour causes de vacances judiciaires.

Le président de la Cour d’assises, Kouadio Bouatchi, a suspendu le lundi 1er août 2016 l’audience qui devrait avoir lieu, annonçant sa reprise « le 10 octobre 2016 », a donc tranché avant de suspendre la séance du jour.

L’ex-Première dame, 67 ans, qui devrait se présenter devant la Cour pour la suite des auditions, a indiqué qu’ « elle était vraiment fatiguée » et souhaitait que le tribunal puise tenir compte de la requête de son Conseil sollicitant un temps de repos durant les vacances judiciaires, selon le procureur général Ali Yéo.

Le procès, suspendu du 13 au 20 juin à la demande de la défense pour examiner des dossiers à charge de près de 400 pages, avant de connaître une nouvelle interruption pendant deux semaines après un malaise dû à un problème de glycémie.

L’ex-Première dame qui purge déjà une peine de 20 ans de prison pour « atteinte à la sûreté de l’Etat », comparaît en assises pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité depuis le 31 mai 2016.

© OEIL D’AFRIQUE

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