« L’actualité africaine en 5 titres » du 02 juillet 2016

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Moïse Katumbi |Crédit : Shaba

Moïse Katumbi |Crédit : Shaba

RD Congo : Décès à Dallas de l’abbé Malumalu, ancien président de la Ceni

L’abbé Apollinaire Malumalu est mort dans la nuit de jeudi à vendredi dans la ville américaine de Dallas, au Texas, a annoncé le gouvernement congolais.

« Je ne peux malheureusement que confirmer ce décès », a déclaré vendredi 1er juillet Lambert Mende, porte-parole du gouvernement congolais contacté par Jeune Afrique. Atteint d’une tumeur au cerveau, l’abbé Malumalu avait été placé en état de « mort cérébrale » le 1er juin.

L’abbé Malumalu avait dirigé la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) en 2006 lors de la première présidentielle multipartiste du pays. En juin 2013, ce prête catholique natif du Nord-Kivu avait été rappelé aux affaires pour préparer les élections de 2015-2016. Mais sa maladie l’avait finalement contraint à quitter ses fonctions en octobre 2015.

D’abord soigné puis opéré en Afrique du Sud, il était parti à Dallas (Texas, États-unis) pour poursuivre son traitement.

 Le nouveau code pénal met le Cameroun en émoi

Pénalisation de l’adultère dans un pays polygame, mendicité réprimée là où la pauvreté frappe 37,5% de la population, prison pour loyers impayés…: la réforme du code pénal provoque un vif débat de société au Cameroun, avec parmi les enjeux les inégalités et les modes de vie.

Plusieurs des 370 articles concernent la vie quotidienne des 23 millions de Camerounais. La froideur des énoncés juridiques enflamme donc les débats bien au-delà du cercle des juristes ou des parlementaires, qui devaient adopter le texte vendredi.

L’instauration d’un délit d’adultère fait grand bruit. L’article 361 prévoit une peine de prison (un à deux mois) ou une amende (25.000 à 100.000 francs CFA, entre 37,5 et 150 euros) pour « la femme mariée qui a des rapports sexuels avec un autre homme que son mari ». Mêmes sanctions pour le mari pris en faute « avec d’autres femmes que son ou ses épouses », selon l’alinéa 2.

Le texte prévoit aussi le maintien de la peine de mort, dans un pays où la justice avait annoncé en mars la condamnation, en un an, de 89 islamistes de Boko Haram à la peine capitale.

Togo: Des partis de l’opposition proposent une loi à l’Assemblée limitant le mandat présidentiel

Deux partis de l’opposition togolaise, notamment l’Alliance pour la démocratie et le développement intégral, et l’Alliance nationale pour le changement, ont soumis à l’Assemblée nationale neuf articles dans le cadre des réformes constitutionnelles évoquées par le chef de l’État, dont la « limitation du mandat présidentiel et le retour au mode de scrutin à deux tours ».

Le gouvernement togolais a déjà rejeté un projet de loi dans ce sens, il y a deux ans. Mais le débat revient sur la table. « Ces derniers temps, la conférence épiscopale a, dans une lettre pastorale, appelé la classe politique au respect des engagements pris », faisant allusion à l’accord politique global signé en 2006.

« L’interrogation qui est la mienne aujourd’hui, c’est de savoir si on peut appliquer la même règle dans tous les pays, est-ce qu’une seule règle peut convenir à tous les pays ? Le débat est lancé. La deuxième chose, parce qu’il y a une limitation le peuple doit rester muet ? Les intentions sont louables quand on veut créer un débat pour changer la Constitution. Disons que c’est un peu les enjeux de pouvoir », a-t-il dit.

« Mon souhait en tant qu’Africain, c’est que ce débat soit mené par les intellectuels, des universitaires et qu’ils puissent nous donner des pistes. Je crois l’Afrique aujourd’hui regorge d’intellectuels, d’universitaires et d’une société civile assez dynamique qui peuvent mener ce débat », a déclaré Faure Gnassingbé.

Attentat d’Istanbul: la victime tunisienne enterrée dans l’émotion

Le médecin militaire tunisien tué dans l’attentat d’Istanbul, où il s’était rendu pour tenter de ramener son fils qui avait un temps rejoint le groupe extrémiste Etat islamique (EI), a été enterré vendredi dans l’émotion, dans sa ville natale.

Des centaines d’hommes et de femmes, dont beaucoup en pleurs, se sont rassemblés dès le matin devant le domicile familial à Ksour Essef, dans le centre-est de la Tunisie, pour lui rendre un dernier hommage.

La dépouille de Fathi Bayoudh, chef du service pédiatrique de l’Hôpital militaire de Tunis, avait été accueillie la veille dans la capitale par une cérémonie militaire. Il a été enterré en début d’après-midi au cimetière de Ksour Essef.

Depuis deux mois, ce médecin qui avait pris un congé sans solde, faisait des allers-retours entre la Turquie et la Tunisie pour tenter de ramener son fils Anouar, 26 ans.

L’attentat d’Istanbul a fait 44 morts et plus de 260 blessés, selon les autorités turques. En l’absence de revendication, Ankara soupçonne l’EI d’être derrière ces attaques.

RDC : Katumbi accuse Kabila, réaction du gouvernement

L’ancien gouverneur du Katanga à l’étranger pour des raisons de santé, a choisi son compte twitter pour s’exprimer sur le climat politique actuel en RDC.

Dans sa déclaration, Moïse Katumbi a accusé le président congolais, Joseph Kabila, d’entretenir le flou autour de son avenir politique.

L’opposant affirme que lors de son message à la nation, la veille de la commémoration de la fête de l’indépendance du pays, ce jeudi, Joseph Kabila « avait l’opportunité d’apporter des garanties concrètes à l’organisation de l’élection présidentielle » et  » l’obligation de rassurer sur son départ le 19 décembre 2016″.

L’ex gouverneur du Katanga estime, que l’attitude du Chef de l’Etat actuel « risque de plonger la République Démocratique du Congo dans une crise plus grave ».

Joseph Kabila avait déclaré que « Rien ne pourra arrêter le train des futures élections ». Il n’avait cependant pas fixé d’échéance, ni précisé la date de la présidentielle censée se tenir cette année, conformément à la Constitution.

En début de semaine, la Commission électorale nationale et indépendante (Céni) avait fixé à fin juillet le début de l’enrôlement des électeurs.

M. Katumbi s’est également appesanti sur les procédures judiciaires dont il fait l’objet. Selon lui, elles sont politiquement motivées et « inventées de toutes pièces afin d’empêcher sa candidature à la présidentielle ».

« Nous ne reculerons devant aucun obstacle. Ni les condamnations, ni le harcèlement auquel nous sommes soumis, ni les violences physiques ne pourront altérer notre détermination.

Le 20 décembre 2016, Joseph Kabila ne dirigera plus la RDC », a assuré Moïse Katumbi.

Cette longue diatribe de Monsieur Katumbi est une tentative pathétique de détourner l’attention et distraire l’opinion publique au sujet de ses multiples ennuis avec la justice qui tente désespérément, et maladroitement de rassembler ses forces pour se défendre du forfait lui reproché. Malheureusement, il a choisi de le faire dans les médias et les réseaux sociaux au lieu de déployer ses arguments devant les juges », a réagi le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, dans un communiqué.

© OEIL D’AFRIQUE

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