« L’actualité africaine en 5 titres » du 03 octobre 2016

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Des festivaliers tentent de fuir un mouvement de foule le 2 octobre 2016 à Bishoftu, au sud d'Addis Abeba | AFP

Des festivaliers tentent de fuir un mouvement de foule le 2 octobre 2016 à Bishoftu, au sud d’Addis Abeba | AFP

Les observateurs de l’UE au Gabon étaient sur écoute, assure un hebdo français

Les services secrets gabonais ont placé sur écoute des membres de la mission d’observation déployée par l’Union européenne pour l’élection du 27 août et dont les conversations attestent de leurs doutes sur la sincérité du résultat, affirme l’hebdomadaire français Le Journal du Dimanche.

L’article du JDD, intitulé « Watergate au Gabon », a été qualifié d’opération d’ »enfumage » par les autorités gabonaises. La mission « n’avait pas d’information comme quoi elle était sous écoute », a déclaré une porte-parole de l’UE.

L’hebdomadaire mentionne des extraits d’une vingtaine d’enregistrements, sans préciser comment il les a obtenus, et écrit qu’une des personnes écoutées a « formellement identifié sa propre voix ». Pour le journal, « les conversations enregistrées révèlent de lourdes suspicions de trucage » de la présidentielle, officiellement remportée par le président sortant Ali Bongo Ondimba face au candidat de l’opposition Jean Ping.

Le ministre de la Communication Alain-Claude Bilie-By-Nze a donc estimé dimanche que l’article du JDD n’était qu’un « contre-feu ». « C’est de l’enfumage pour maquiller l’implication de certains observateurs de l’Union européenne en faveur de l’opposition », a-t-il ajouté. « Cette mission est sortie de son rôle: elle n’a été ni neutre, ni impartiale. »

L’UE a rejeté ces accusations, assurant que sa mission avait travaillé en respectant les principes de « neutralité et de non interférence ». Les observateurs européen, ont « travaillé, comme toujours, dans la pleine transparence en communiquant avec toutes les parties », a ajouté la porte-parole de l’UE

Election au Gabon : Libreville dénonce « de l’enfumage »

Le gouvernement gabonais a qualifié de « contre-feu » un article paru dimanche dans l’hebdomadaire français, le Journal du Dimanche, révélant que les observateurs de l’Union européenne (UE) ont été placés sur écoute.

Le ministre de la Communication, Alain-Claude Bilie-By-Nze, a dénoncé « de l’enfumage pour maquiller l’implication de certains observateurs de l’UE en faveur de l’opposition et le jeu trouble de certains diplomates européens ». M. Bilie-By-Nze a déclaré que « cette mission est sortie de son rôle: elle n’a été ni neutre, ni impartiale ».

L’article du JDD, intitulé « Watergate au Gabon », fait état d’extraits d’une vingtaine d’enregistrements, notant qu’un des observateurs a « formellement identifié sa propre voix ».

Pour le journal, « les conversations enregistrées révèlent de lourdes suspicions de trucage des résultats » de la présidentielle du 27 août dernier. « Ils ont gonflé la population du Haut-Ogoué ! C’est pas encourageant », rapporte le JDD qui cite un membre de la mission n’ayant pas été identifié.

Vendredi, le gouvernement gabonais avait annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire sur la mission de l’UE au motif de « dysfonctionnements dommageables » en son sein.

De violents affrontements en Éthiopie

Des manifestations anti-gouvernementales ont été violemment réprimées dimanche lors du festival traditionnel Oromo Irrecha, à Bishoftu, au Sud d’Addis Abeba, la capitale éthiopienne. Les forces de sécurité ont tiré à balles réelles et ont usé de gaz lacrymogènes sur des manifestants qui jetaient des pierres et des bouteilles.

Il n’y a pas eu de bilan officiel, mais des sources concordantes évoquent des dizaines de morts.

Les manifestants, essentiellement des Oromo, ont croisé leurs bras sur leurs têtes pour dénoncer ce qu’ils qualifient d’oppression de leur communauté. Plusieurs milliers de personnes s’étaient rassemblées sur les bords d’un lac pour assister à la cérémonie de l’Irreecha qui marque la fin de la saison des pluies.

La région, tout comme la province voisine de l’état d’Amhara, est le théâtre de violents affrontements entre forces de sécurité et les communautés locales, faisant des centaines de morts depuis quelques années.

Les Oromo et les Amhara multiplient les protestations contre le gouvernement central. Les autorités éthiopiennes estiment que les manifestations sont orchestrées de l’étranger.

Egypte: des journalistes « électrocutés »

Trois photojournalistes ont été violemment arrêtés dans le centre du Caire, la capitale égyptienne, pour avoir réalisé des micros-trottoirs.

Me Fatma Serag a déclaré dimanche que ces clients ont été « frappés et électrocutés ». Selon le syndicat des journalistes, les trois hommes ont été interpellés le 26 septembre dernier et placés quinze jours en détention provisoire par le parquet.

Selon Me Serag, les journalistes filmaient un sujet sur le niqab, le voile, les mœurs et un passant qu’ils ont interrogé est allé se plaindre à la police. Un responsable de la sécurité a affirmé que les reporters n’avaient pas l’autorisation nécessaire pour filmer dans les rues.

Début mai, la police avait mené un raid contre le syndicat de la presse, arrêtant deux reporters recherchés par les autorités pour avoir « incité à manifester » contre les autorités.

Le raid avait provoqué un tollé au sein de la profession et les journalistes ont manifesté à plusieurs reprises pour protester contre « un recul » de la liberté de la presse. Le président du syndicat et deux de ses collaborateurs sont jugés pour avoir abrité les deux reporters.

Burkina: des milliers de pro- Bassolé dans la rue

Près de 5.000 personnes ont manifesté samedi à Réo, dans le centre du Burkina Faso, pour demander la libération de Djibrill Bassolé, l’ancien chef de la diplomatie du pays. Les manifestants ont réclamé la justice et la liberté pour M. Bassolé qu’ils ont qu’ils ont qualifié de « détenu politique de la transition et le premier prisonnier politique du pouvoir actuel ».

Ils ont exprimé également leur solidarité avec l’ancien Premier ministre Luc Adolphe Tiao, emprisonné mi-septembre pour haute trahison. Les partisans de l’ex-ministre des Affaires étrangères ont remis un message « plus hautes autorités de l’Etat ». Aucun incident n’a eu lieu lors de cette marche organisée dans la ville natale de Djibril Bassolé.

Cet ancien général de la gendarmerie a été arrêté le 29 septembre 2015 pour son rôle présumé dans le putsch manqué contre le régime de transition mis en place après la chute du président Blaise Compaoré, le 31 octobre 2014.

M. Bassolé a été inculpé pour « trahison, attentat à la sûreté de l’Etat, complicité d’assassinat, de blessures volontaires », principalement sur la base d’enregistrement d’une conversation téléphonique qu’il aurait eu avec le président du parlement ivoirien, Guillaume Soro.

© OEIL D’AFRIQUE

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