« L’actualité africaine en 5 titres » du 03 septembre 2016

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Jean Ping

Jean Ping, lors d’une conférence de presse, deux jours après la réélection d’Ali Bongo, le 2 septembre 2016.|AFP

Jean Ping : « le président de la République, c’est moi » 

Jean Ping, qui a donné une conférence de presse vendredi, réclame un recomptage des voix. Il a déclaré être le président de la République.

« Le monde entier connaît qui est le président de la République: c’est moi, Jean Ping », a affirmé le vendredi 2 septembre l’opposant gabonais Jean Ping, lors d’une conférence de presse à son domicile de Libreville. Il réclame un recomptage des voix bureau de vote par bureau de vote.

« En tant que président élu, je suis naturellement très préoccupé par la situation de notre pays qui évolue vers un chaos généralisé. Aussi j’en appelle à la responsabilité des uns et des autres, afin que le pays retrouve le chemin de l’apaisement », a-t-il déclaré, lors de sa première déclaration depuis la victoire d’Ali Bongo, avant d’ajouter : « Je sais que l’apaisement ne peut survenir que si la vérité des urnes (…) est rétablie et respectée sur la base du comptage des voix, bureau de vote par bureau de vote tel que nous le souhaitons. »

Il a rappelé qu’il s’agissait d’une exigence formulée par « le Conseil de sécurité de l’ONU, l’Union européenne, l’Union africaine, la France et les Etats-Unis ». Le pouvoir gabonais refuse catégoriquement ce recomptage, invoquant la loi électorale du pays, qui ne prévoit pas cette procédure.

Les leaders de l’opposition ont été relâchés vendredi soir. Assis en bout de table, dans une allocution très solennelle, Jean Ping s’exprimait face à des partisans et des leaders de l’opposition relâchés peu de temps avant. Une vingtaine d’entre eux était retenue par les forces de l’ordre au quartier général de Jean Ping depuis jeudi matin.

Burkina Faso: deux morts après l’attaque d’un poste de douane dans le Nord

Au Burkina Faso, un poste douanier a été attaqué dans l’extrême nord du pays, près de la frontière avec le Niger, dans la nuit du 1er au 2 septembre. Il y a au moins deux morts.

L’attaque a eu lieu à Markoye, à une cinquantaine de kilomètres de la frontière avec le Niger. Vers 22 heures des assaillants non identifiés ont attaqué à l’arme automatique le poste douanier de cette localité.

Les tirs ont fait deux morts : le douanier et un pisteur, un civil qui sert d’assistant aux douaniers pour se repérer et se déplacer dans cette zone désertique. Trois douaniers ont également été blessés et transférés vers l’hôpital le plus proche. Acte de banditisme ou acte terroriste ? La raison de cet assaut n’est pas encore connue.

Pas d’explication officielle non plus sur la raison de cette attaque, mais les problèmes d’insécurité sont fréquents le long de la frontière avec le Mali et le Niger. En juin dernier, c’est un poste de police qui avait été attaqué par des bandits près de la frontière malienne faisant, cette fois, trois morts.

RDC: ouverture du dialogue politique sans les principaux ténors de l’opposition

Le dialogue national doit commencer ce jeudi 1er septembre 2016 en République démocratique du Congo. Cérémonie officielle entachée par l’absence de poids lourds de l’opposition : UDPS, G7, Dynamique, MLC. Ils réclament toujours la libération des prisonniers politiques, la libéralisation des médias proches de certains partis, ainsi que le changement de facilitateur.

La cérémonie d’ouverture du dialogue national en RDC devrait débuter à 15 h, heure locale. Parmi les personnalités qui vont s’exprimer, outre le facilitateur Edem Kodjo : le commissaire à la Paix et à la Sécurité de l’Union africaine, Smaïl Chergui, et le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies, Maman Sidikou.

L’enjeu du rendez-vous : trouver une issue à la crise. D’une durée initiale de 15 jours, le dialogue national est censé amener à des élections crédibles et transparentes dans le respect de la Constitution – la Commission électorale nationale indépendante (Céni) a déjà affirmé ne pas pouvoir tenir l’élection dans les délais prévus par la Constitution. En tout cas, pas avec la refonte du fichier électoral en cours. Mais le risque, c’est que le dialogue national manque de représentativité, et constitue une occasion manquée.

Les ténors de l’opposition boycottent le dialogue : Les principaux partis de l’opposition soupçonnent le gouvernement congolais, mais aussi la Céni et la majorité, de tout faire pour maintenir le président Kabila au-delà de son deuxième et dernier mandat, qui se termine en décembre 2016. De son côté, la majorité dénonce des discours incendiaires de l’opposition, qui menaceraient la démocratie.

Crise économique au Tchad: le gouvernement adopte des coupes budgétaires

Au Tchad, le gouvernement a adopté seize mesures pour répondre à la crise économique que traverse le pays. Des coupes seront opérées dans les budgets de plusieurs ministères et institutions qui doivent renoncer à une partie de leurs indemnités. Ces mesures risquent de provoquer des remous sociaux, mais le pouvoir les estime nécessaires.

Parmi les mesures du Conseil des ministres, les agents de la fonction publique nommés par décret devront renoncer à 80 % de leurs indemnités. Les fonctionnaires des institutions doivent également renoncer à une partie de leurs indemnités qui reste à être fixée. Déjà, les députés ont concédé la moitié de leurs indemnités.

Toutes ces mesures annoncées dans le cadre du programme du gouvernement devraient permettre de répondre à la crise que traverse le pays. « Il faut faire des économiques, même dans la douleur », exhorte Mahamat Zen Bada, le secrétaire général du MPS, le parti au pouvoir.

« La situation économique et financière du pays exige de nous un sacrifice. Si nous voulons assurer la régularité des salaires, il va falloir prendre ces mesures-là », poursuit le politique. Et d’ajouter « Ce sont des mesures très difficiles ! C’est une pilule difficile à avaler parce que c’est très amer, mais mieux vaut avaler la pilule maintenant pour avoir la santé d’ici six mois, que de ne pas le faire et de se faire emporter dans six mois par ces situations. »

Des pilules amères que ni les syndicats ni l’opposition n’accepteront d’avaler. Ces mesures risquent d’être source de contestation et de grève dans les semaines à venir.

Mali : L’opposition dénonce le nouveau projet de loi électorale

Le nouveau projet de loi électorale a été examiné le lundi dernier à l’Assemblée nationale. Ce projet va remplacer la loi électorale de 2006 et doit prendre en compte la nouvelle architecture politique et institutionnelle du pays. Certains partis politiques rejettent ce projet et estiment qu’il traduit une volonté délibérée de verrouiller le pouvoir aux potentiels prétendants.

La nouvelle loi prévoit de faire passer la caution pour l’élection présidentielle à 35 millions de FCFA. Celle-ci était de 10 millions en 2013. De plus, le nouveau texte exige le parrainage de chaque candidat à cette élection par 15 députés ainsi que 5 conseillers nationaux. Lors des dernières élections, ce quota était limité à 10 députés.

Cette dernière mesure est contestée par de nombreux partis politiques qui dénoncent une loi taillée sur mesure pour certains partis qui disposent de ce nouveau quota de députés envisagé. Un responsable de l’ADP-Maliba ex-membre de la majorité présidentielle parle même d’une volonté d’exclusion et d’une prise en otage de la démocratie. Au sein de l’opposition des partis rejettent déjà ce projet de loi. Ils voient en ce texte un moyen détourné de verrouiller l’accès au pouvoir.

© OEIL D’AFRIQUE

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