« L’actualité africaine en 5 titres » du 04 novembre 2016

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Le président sud-africain Jacob Zuma

Le président sud-africain Jacob Zuma à Cape Town le 12 février 2015 | AFP

Afrique du Sud: Multiplication des appels à la démission du président Zuma

Depuis mercredi 2 novembre, les appels à la démission du président Jacob Zuma se multiplient. Opposition politique, la société civile, ou simples individus, les Sud-Africains sont choqués par les révélations de ce rapport sur les liens compromettants entre leur président et les Gupta, cette riche famille d’hommes d’affaires.

A peine la justice ordonnait la publication de ce rapport que l’opposition appelait à la démission du président Zuma. A une centaine de mètres du tribunal, Julius Malema, leader du parti radical Les combattants pour la liberté économique, appelait ses troupes à marcher sur le siège du gouvernement : « Zuma est dans la poche des Gupta. Et il est normal que nous demandions son départ. Il doit quitter le pouvoir car il n’est plus apte à exercer ses fonctions.»

Pour Zwelinzima Vavi, ancien responsable de la Cosatu, la confédération syndicale alliée au gouvernement, ce n’est pas que le chef de l’Etat qui doit tomber, mais également tous ceux qui l’ont soutenu. « Tous ceux qui l’applaudissaient au Parlement, au gouvernement, tous ces gens doivent partir, a-t-il affirmé. Tous ceux qui ont hué la médiatrice de la République tout en protégeant le chef de l’Etat. »

Maroc : 2 adolescentes emprisonnées pour homosexualité

Deux jeunes filles mineures ont été emprisonnées au Maroc après avoir été surprises en train de s’embrasser. Elles seront jugées pour homosexualité. Au Maroc, l’homosexualité est passible de six mois à trois ans de prison.

Elles sont mineures et ont été jetées en prison pour… un baiser. Au Maroc, Sanaa et Hajar, respectivement âgées de 16 et 17 ans,  surprises en train de s’embrasser, ont été arrêtées jeudi 27 octobre, à Marrakech. Elles vont être poursuivies pour homosexualité, selon l’Association marocaine des droits humains.

« Elles ont été surprises sur le toit d’une maison du quartier de Hay Mohammadi en train de s’embrasser et de s’enlacer. Quelqu’un les a prises en photo, a transmis le cliché à la famille dont un membre a prévenu la police », a expliqué Omar Arbib, de l’association.

L’homosexualité est punissable de six mois à trois ans de prison.

L’Egypte laisse flotter sa devise pour faire face à la crise

L’Egypte a décidé jeudi de laisser flotter sa devise pour répondre à une crise monétaire aigüe qui affecte son économie et menace de relancer l’instabilité politique plus de cinq ans après la révolution de 2011.

Cette décision devrait provoquer de fait une forte baisse, de près de 50%, de la livre face au dollar. Elle s’échangeait jeudi à 14 dollars contre 8,8 jusqu’à présent au taux officiel, qui se rapproche ainsi du taux sur le marché noir.

Elle intervient alors que le Fonds monétaire international (FMI) s’alarme de la « crise » monétaire que traverse l’Egypte, deuxième économie du monde arabe après l’Arabie saoudite.

Mais le contexte est difficile pour le gouvernement, confronté au risque de manifestations de masse dans un pays où 27,8% de la population vit sous le seuil de pauvreté selon les chiffres officiels, et où l’inflation atteint 14%.

Nigeria : 700.000 candidats à 500 emplois

L’administration publique nigériane a reçu 700.000 dossiers de candidature pour 500 emplois offerts par l’Etat.

Des centaines de milliers de candidats se disant victimes de discrimination ont signé une pétition contre le directeur des services internes des revenus, où les nouveaux emplois ont été créés. Tundé Fowler, le patron des services des revenus internes, a été entendu par une commission parlementaire à la suite de la pétition.

Il a expliqué à la commission chargée des affaires publiques de la Chambre basse du parlement qu’à aucun moment ses services n’ont empêché à des candidats de postuler. Tunde Fowler précise qu’il a lancé un appel à candidatures pour 500 postes à pourvoir.

Mais à la clôture de la date de dépôt des dossiers, il a enregistré 700 000 candidatures.

Gabon: interpellations au siège d’un journal d’opposition

Plusieurs personnes ont été interpellées jeudi matin au siège du journal gabonais d’opposition Echos du Nord dans la capitale Libreville, a-t-on appris auprès du journal et du gouvernement.

Des hommes armés en civil sont entrés dans la salle de rédaction alors que les journalistes de ce trihebdomadaire bouclaient l’édition à paraître vendredi, a indiqué l’un de leurs collègues, Wilfried Kombé-Nziengui.

« Ils ont embarqué tout le monde, une vingtaine de personnes. Ils étaient armés de pistolets automatiques », a témoigné M. Kombé, qui affirme avoir réussi à se cacher.

« Neuf personnes » ont été interpellées pour être auditionnées dans le cadre d’une enquête, a déclaré le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Alain-Claude Bilie-By-Nzé.

Selon lui, l’enquête porte sur un article paru mercredi mentionnant « l’imminence d’un coup d’Etat militaire » après la réélection contestée du président Ali Bongo Ondimba.

© OEIL D’AFRIQUE

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