« L’actualité africaine en 5 titres » du 09 septembre 2016

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Jean Ping

Jean Ping, lors d’une conférence de presse, deux jours après la réélection d’Ali Bongo, le 2 septembre 2016.|AFP

Gabon: Jean Ping saisit la Cour constitutionnelle

L’opposant gabonais Jean Ping a déposé auprès de la Cour constitutionnelle du Gabon un recours visant à faire annuler la réélection du président Ali Bongo Ondimba.

Il a déposé le recours au terme d’un entretien avec ses avocats, ce jeudi 8 septembre, à Libreville. Le chef de l’opposition gabonaise dénonce « des résultats totalement faux ».

« Nous demandons à la Cour de constater qu’il y a des anomalies graves (…) nous avons 174 procès-verbaux (pour le Haut Ogooué). Quand nous les compilons, nous nous rendons compte que dans tous les cas Ali Bongo ne peut pas gagner cette élection », a déclaré à la presse un des avocats de l’opposant Jean Ping, Jean-Rémy Batsantsa.

Ping réclame un nouveau décompte des voix et conteste surtout les résultats de la province du Haut-Ogooué, le fief d’Ali Bongo Ondimba, où le président sortant est arrivé premier avec 95 % des voix, pour un taux de participation de 99 %.

« La saisine de la Cour constitutionnelle est la seule solution envisageable pour une sortie de crise », a déclaré mercredi Ali Bongo, qui n’envisage pas la possibilité d’un recomptage des voix bureau de vote par bureau de vote, soutenant que les dispositions légales ne permettent pas cette mesure.

RDC: majorité et opposition divisées sur la responsabilité du report de l’élection

En RDC, le dialogue politique est toujours boycotté par deux des principales forces de l’opposition. Mardi, les délégués devaient débattre sur les trois options posées par des experts relatives à la constitution du fichier électoral. Avec la clef, la question du respect des délais constitutionnels, celle qui fâche. Finalement, aucune décision n’a été prise, mais les débats ont été parfois houleux.

La délégation de l’opposition a notamment accusé le camp présidentiel d’avoir tout fait pour maintenir le chef de l’Etat au pouvoir au-delà des délais constitutionnels.

Pour la délégation de l’opposition, il y avait un consensus national né du règlement de la guerre, des accords de paix de Sun City, de la Constitution. Si les délais constitutionnels ne sont pas respectés, le premier des responsables serait Joseph Kabila lui-même en tant que garant de la Constitution et des institutions, mais aussi la Commission électorale également dont c’est la mission première.

Pour la majorité, à l’issue de cette journée, il y a deux acquis : il n’y aura pas d’élections en 2016 et le fichier électoral de 2011 est aujourd’hui trop corrompu pour permettre l’organisation d’élections crédibles. C’est ce que la plupart des intervenants ont reconnu, a martelé le porte-parole de la délégation de la majorité, She Okitundu.

Un groupe jihadiste lié à l’attentat du Bardo menace à nouveau la Tunisie

Alors que l’Etat tunisien avait annoncé sa neutralisation, la katiba jihadiste Okba Ibn Nafi’, identifiée comme la plus grande menace sécuritaire pour le pays, a renouvelé cette semaine ses menaces contre les autorités tunisiennes. Ce groupe salafiste jihadiste, qui dépend d’Aqmi (al-Qaïda au Maghreb islamique), a signé ses premiers attentats en 2012. Et il était directement impliqué dans l’attaque qui a visé le musée Bardo en 2015.

C’est sur son compte Twitter que la katiba Okba Ibn Nafi’ a adressé de nouvelles menaces contre l’Etat tunisien, mais aussi contre les prêcheurs religieux. Il y a quelques jours ce groupe a reconnu être derrière l’attentat qui a tué, le 29 août au mont Sammama, au nord-ouest de la Tunisie, trois soldats tunisiens.

Ces indices confirment le retour de ce groupe, auteur des attentats les plus sanglants de Tunisie, alors que, l’année dernière, les deux émirs du groupe, dont l’Algérien Khaled al-Chayeb, avaient été abattus par les forces de sécurité tunisiennes aidées par un commando américain.

Le groupe, qui ne livre plus le nom de son émir, fait un retour menaçant. Son but, affirme-t-il, est de voir disparaître l’Etat tunisien pour installer un émirat islamique au Maghreb.

Ebola : la Côte d’Ivoire rouvre ses frontières terrestres avec la Guinée et le Liberia

La Côte d’Ivoire a annoncé jeudi la réouverture officielle de ses frontières terrestres avec la Guinée et le Liberia, fermées il y a deux ans, en raison de l’épidémie d’Ebola qui sévissait chez ses deux voisins.

Le Conseil national de sécurité, présidé par le chef de l’Etat ivoirien Alassanae Ouattara a « décidé de la réouverture des frontières avec la Guinée et le Liberia » a déclaré Raymonde Goudou Coffie, la ministre ivoirienne de la Santé.

Cette mesure a été possible en raison de « la fin de la transmission de la maladie » décrétée dans ces pays, précise le communiqué lu par Mme Goudou Coffie.

L’aéroport spécial dédié aux passagers en provenance des pays affectés mis en place par la Côte d’Ivoire a été « fermé ». Tout comme la mesure qui déconseillait les accolades et le serrement des mains.

Jeux paralympiques 2016: 41 pays africains présents à Rio 

Quarante-un pays africains sont annoncés aux Jeux paralympiques 2016 (7 au 18 septembre), un record pour le continent. Les 315 sportifs d’Afrique attendus à Rio tenteront de faire mieux que lors de l’édition 2008 à Pékin, notamment.

Les Jeux paralympiques 2016 seront-ils une édition record pour l’Afrique ? Cette mouture à Rio (7 au 18 septembre) l’est déjà en termes de participation avec 315 sportifs/sportives venus de 41 pays du continent, contre 306 athlètes issus de 39 pays il y a quatre ans.

Jamais l’Afrique n’avait été autant représentée aux Jeux paralympiques. En effet, des Nations comme le Malawi, Sao Tomé & Principe et les Seychelles prennent part pour la première fois à la plus grande manifestation d’handisports au monde.

© OEIL D’AFRIQUE

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