« L’actualité africaine en 5 titres » du 10 juillet 2016

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Joseph Kabila / Dialogue national

Le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila|Reuters

Présidentielle au Gabon: Ali Bongo dépose son dossier de candidature

Au Gabon, le président sortant, Ali Bongo, accompagné d’un important cortège, a déposé le samedi 9 juillet, son dossier de candidature pour la présidentielle, dans les bureaux de la Commission électorale nationale et permanente (Cenap) à Libreville, la capitale.

Il était un peu plus de 11h00, heure locale, lorsqu’Ali Bongo a déposé sa candidature. Un dépôt parfaitement mis en scène. Tous ses principaux soutiens de la capitale ont d’abord organisé une marche avant de se retrouver au rond-point de la démocratie, où devant plusieurs milliers de ses partisans, il a brandi le récépissé de la Cenap.

« Le dossier est là. Il est bien complet. Il ne manquait aucune pièce. J’avais même d’autres pièces qu’ils ne demandaient pas », a dit Ali Bongo à ses partisans.

Le président sortant s’est ensuite acharné contre ses adversaires. « Est-ce que vous me connaissez ? Est-ce que j’ai l’air d’un étranger ? Est-ce que je viens d’ailleurs ? », a-t-il demandé à la foule. « Je ne viens pas d’un autre pays. Je suis Gabonais. Je suis là et je resterai là », a-t-il dit.

Près d’une vingtaine de candidats se sont déclarés à l’élection présidentielle prévue pour se tenir le 27 août.

Libye : Saïf al – Islam est «invité» à Zenten, «pas comme détenu», selon son avocat

La confusion règne autour du sort de Saïf al-Islam Kadhafi. Des annonces contradictoires ces derniers jours ont tantôt fait état d’une remise en liberté et d’une mise en résidence surveillée. Selon le chef de la brigade qui détenait Saïf al-Islam et selon  son  avocat français, le fils de l’ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi est libre mais toujours à Zenten, à l’ouest de la Libye, où il avait été capturé par une milice de la ville en 2011. Les autorités locales affirment toutefois qu’il est toujours emprisonné.

Al-Ajmi Al-Atiri, le chef de la brigade qui gardait Saïf al-Islam, a annoncé qu’il était « libéré et remis à sa famille » le 12 avril, suivant la loi d’amnistie, selon un communiqué signé également par le directeur de la prison de Zenten.

Marcel Ceccaldi, l’avocat français de Saif al-Islam, confirme cette libération : « en application de la loi d’amnistie votée par le Parlement de Toubrouk, aucune charge ne pèse désormais en Libye contre Saïf al-Islam. Il a été amnistié par le seul Parlement reconnu par la communauté internationale, le Parlement de Tobrouk. »

Saïf al-Islam est toujours emprisonné, affirment les autorités locales.

Soudan du Sud: 150 soldats tués dans les affrontements à Juba

La tension restait vive samedi à Juba pour le cinquième anniversaire de l’indépendance du Soudan du Sud, après des affrontements la veille entre soldats fidèles au président Salva Kiir et des gardes du corps du vice-président et ex-chef rebelle Riek Machar, qui ont fait « plus de 150 morts ».

Cette dernière éruption de violences représente un nouvel accroc au fragile accord de paix signé en août 2015 entre le président Kiir et le chef de la rébellion à l’époque, Riek Machar, dont les forces s’affrontent depuis décembre 2013. M. Machar était redevenu vice-président à la faveur de l’accord de paix, censé avoir mis fin à deux ans et demi d’une guerre civile dévastatrice.

Ces heurts ont encore plus assombri le jour anniversaire de l’indépendance du plus jeune Etat du monde. L’accord de paix ne tient qu’à un fil et la population n’a jamais eu aussi faim.

A la différence des années précédentes, aucune célébration de l’indépendance n’était organisée, officiellement pour manque de fonds.

Sahara occidental: Brahim Ghali élu à la tête du Front polisario

Brahim Ghali, 66 ans, seul candidat à la succession de Mohamed Abdelaziz, décédé il y a un mois et demi, a été élu samedi 9 juillet président du Front Polisario, lors d’un congrès extraordinaire du parti saharaoui. Homme historique du Polisario, il risque d’être confronté à une jeunesse impatiente, née dans les camps de réfugiés.

Brahim Ghali est un partisan de la ligne dure, de l’autodétermination. Ancien responsable militaire, il est de ceux qui ont lancé la guérilla contre les armées marocaine et mauritanienne. Mais cette carrière militaire est loin.

Et son premier défi sera politique : assurer la continuité de la mission onusienne de la Minurso, mission dont l’objectif initial était l’organisation d’un référendum sur l’autodétermination. Son élection, à plus de 93% des voix, correspond à la ligne du Front Polisario, qui souhaitait qu’un candidat à la présidence justifie de 10 années d’engagement dans les forces armées.

Mais Brahim Ghali va surtout devoir faire face à la jeunesse. Des hommes et des femmes, nés dans les camps de réfugiés, qui ont fait des études à l’étranger, qui ont fait une formation militaire et qui estiment que le cessez-le-feu n’a pas fait ses preuves.

Un observateur souligne qu’il faudra beaucoup de charisme au nouveau leader pour convaincre les plus jeunes. Il ajoute : « il lui faudra plus que la légitimité de la création du Polisario ».

RDC : l’opposition lance un ultimatum pour la convocation des élections le 19 septembre

Kinshasa, Goma, Bukavu, Kisangani. Le Front citoyen a organisé le 8 juillet des conférences de presse dans plusieurs grandes villes de la République démocratique du Congo. Sur les banderoles affichées, un ultimatum : la Commission électorale nationale indépendante (CENI) est appelée à convoquer la présidentielle le 19 septembre, afin que le scrutin puisse être organisé le 27 novembre, comme prévu par le calendrier initial.

© OEIL D’AFRIQUE

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