« L’actualité africaine en 5 titres » du 12 novembre 2016

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Brian Molefe, patron d'Eskom, est mis en cause dans un rapport officiel sur la corruption au sommet de l'Etat. Il est photographié le 7 mai 2008 (AFP/GIANLUIGI GUERCIA)

Brian Molefe, patron d’Eskom, est mis en cause dans un rapport officiel sur la corruption au sommet de l’Etat. Il est photographié le 7 mai 2008 (AFP/GIANLUIGI GUERCIA)

Etat d’urgence en Ethiopie: plus de 11.000 personnes arrêtées

Selon une enquête du gouvernement, sur l’état d’urgence en Ethiopie, plus de 11.000 personnes ont été détenues depuis que l’état d’urgence a été décrété il y a un peu plus d’un mois.

Le gouvernement a également admis que des centaines de personnes sont mortes en prison depuis novembre, lorsque les deux plus grandes ethnies du pays, Oromo et Amhara, ont investi les rues pour réclamer plus de droits politiques et économiques. C’est la première fois que le gouvernement publie des chiffres précis sur le nombre d’arrestations depuis le début l’état d’urgence.

Ces personnes ont été interpelées pour diverses infractions dont des soupçons de meurtre, d’incendie volontaire, de possession illégale d’armes, d’incitation à la violence et de soutien à des groupes terroristes.

Aucun des prévenus n’a été traduit en justice jusqu’ici. Le gouvernement a indiqué que la majorité des délinquants mineurs ont été libérés. Les autorités ont promis d’afficher les noms des personnes qui restent en détention devant les commissariats de police du pays.

 

Mali : Amadou Sanogo jugé le 30 novembre

Le capitaine Amadou Sanogo, l’un des meneurs du coup d’Etat d’avril 2012 au Mali, sera jugé à partir du 30 novembre prochain, ont annoncé vendredi les autorités judiciaires maliennes. Il est accusé des meurtres et des enlèvements d’au moins 20 parachutistes maliens, qui étaient fidèles au président renversé Amadou Toumani Touré.

Les corps de ces soldats ont été retrouvés dans des fosses, près de la ville de Kati, où le capitaine Amadou Sanogo avait installé son quartier général après avoir pris le pouvoir. Il risque la peine de mort, selon la loi malienne. Le putsch de 2012, dans l’une des démocraties les plus stables d’Afrique de l’Ouest, avait été dénoncé par la communauté internationale.

Des groupes rebelles en ont profité pour s’emparer d’une partie du territoire du Mali avant d’en être chassés début 2013 par une intervention militaire dirigée par la France.

Afrique du Sud: démission du PDG de la compagnie national d’électricité

Le patron de la compagnie nationale d’électricité sud-africaine Eskom, récemment mis en cause dans un rapport officiel sur la corruption au sommet de l’Etat, a annoncé vendredi qu’il démissionnerait de ses fonctions à la fin de l’année.

« J’ai décidé, dans l’intérêt de la bonne gouvernance de l’entreprise, de démissionner de mes fonctions le 1er janvier 2017 », a annoncé Brian Molefe dans un communiqué. « Cette décision ne signifie pas que j’ai quoi que ce soit à me reprocher. Je suis persuadé que, le moment venu, je pourrai prouver que je n’ai rien fait de mal et que mon nom sera réhabilité », a-t-il ajouté.

Dans un rapport publié la semaine dernière, l’ancienne médiatrice de la République Thuli Madonsela a dénoncé les relations privilégiées de la famille d’hommes d’affaires Gupta avec le président Jacob Zuma et l’influence qu’elle exerçait sur le gouvernement et les entreprises publiques.

« Il semble que le conseil d’administration d’Eskom ait été nommé de manière impropre », y conclut notamment la médiatrice. Le nom de M. Molefe est largement cité dans ce document comme étant un proche des Gupta.

RDC: le Conseil de sécurité de l’ONU en délégation à Kinshasa

En RDC, une délégation de 15 représentants des pays membres du Conseil de sécurité est attendue ce samedi à Kinshasa et jusqu’au 14 novembre. Objectif de cette visite de 3 jours dans la capitale et à Beni dans le nord-est du pays : décrisper le climat politique qui s’est tendu ces dernières semaines à l’approche de la fin du 2e mandat de Joseph Kabila en décembre avec, entre autres, une interdiction de manifester proclamée dans la capitale et la coupure du signal de RFI il y a 6 jours.

Une délégation du Conseil de sécurité à Kinshasa, le symbole est fort. D’autant plus en cette période de l’année où les ambassadeurs à l’ONU n’ont pas pour habitude de voyager. Pour les Nations unies c’est une façon de montrer que la communauté internationale prend la crise politique en RDC très au sérieux et qu’elle veut qu’une solution pacifique soit trouvée.

Mais quels engagements cette délégation va-t-elle pouvoir obtenir ? C’est toute la difficulté de cette mission, sachant que les 15 ambassadeurs ne sont pas tous d’accord sur les messages à faire passer.

Zimbabwe: files d’attente devant les banques

Au Zimbabwe, les queues s’allongent devant les banques du pays alors que le gouvernement s’apprête à émettre des billets d’obligation. La Banque centrale va émettre à partir de la fin du mois de novembre quelque 75 millions de dollars en billets d’obligations pour enrayer la crise de liquidités. Une annonce qui ne rassure pas du tout la population.

Devant les banques, des dizaines de personnes attendent pour retirer de l’argent. Le Zimbabwe – qui utilise le dollar américain depuis l’effondrement de sa propre devise il y a 7 ans – est à court de liquidité. Et les banques ont restreint les retraits à 50 dollars par personne par jour.

L’annonce de l’introduction de billets d’obligation d’ici la fin du mois n’a fait qu’accentuer la crise. Les Zimbabwéens se souviennent du crash de leur devise nationale, explique l’analyste Vince Musewe : « Les gens veulent retirer un maximum d’argent maintenant avant que les billets d’obligation ne soient mis en circulation, car ils craignent de ne pas pouvoir récupérer leur argent après. Ils ont peur que le gouvernement fasse tourner la planche à billets comme en 2008. S’ils impriment trop de billets d’obligation, la valeur du dollar augmentera, et pour avoir un dollar il faudra payer 10 billets d’obligation, au lieu d’avoir une parité 11. »

Pour Musewe, l’introduction de note d’obligations n’est qu’une solution temporaire au manque de liquidité. Le fond du problème est que le pays qui ne produit quasiment plus rien


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