« L’actualité africaine en 5 titres » du 12 octobre 2016

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Afrique du Sud : le ministre des Finances traduit en justice

En Afrique du Sud, la justice annonce qu’elle va juger le ministre des Finances, Pravin Gordhan. Il est notamment accusé de « fraude », une infraction que M. Gordhan aurait commise lorsqu’il dirigeait le fisc du pays.

Cette décision inquiète les marchés financiers et montre à quel point les tensions politiques sont vives au sommet de l’Etat sud-africain. Dès l’annonce des poursuites contre le ministre des Finances, le rand, la monnaie sud-africaine, a plongé de près de 3,5 % face au dollar.

Les accusations de fraude sont liées aux indemnités de licenciement qui auraient été versées à deux cadres supérieurs du fisc sud-africain lorsque Pravin Gordhan dirigeait les services fiscaux, un poste qu’il a occupé pendant 10 ans.

Gordhan est accusé d’avoir installé au sein du fisc une unité spéciale, qui aurait espionné des hommes politiques, dont l’actuel président sud-africain Jacob Zuma.

Merkel hausse le ton en Ethiopie

Il s’agit de la troisième étape de la tournée africaine de la chancelière allemande, Angela Merkel, après sa visite au Mali et au Niger.

Mme Merkel a déclaré que les manifestations doivent être autorisées et la réponse de la police, proportionnée, selon l’agence Reuters. Les manifestants éthiopiens se plaignent de leur marginalisation politique et économique.

La chancelière allemande a également ajouté que les groupes d’opposition doivent être inclus dans le processus politique. Le président éthiopien, Mulatu Teshome, a déclaré lundi au parlement, où aucun parti d’opposition n’est représenté, que le système électoral doit être modifié afin que les députés qui ne font partie de la mouvance présidentielle soient élus.

L’Ethiopie est souvent critiquée pour son piètre bilan en matière des droits humains. La visite de Mme Merkel intervient deux jours après l’état d’urgence de six mois qui a été déclaré dans le pays.

 

Burundi-ONU : des rapports conflictuels

Les autorités burundaises ont suspendu mardi leur coopération avec le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme.

Lundi, le ministre burundais des Affaires étrangères a interdit à trois enquêteurs de l’ONU d’entrer au Burundi, en représailles de la publication, par les Nations unies, d’un rapport accusant Bujumbura de violations flagrantes des droits de l’homme.

Le Colombien Pablo de Greiff, le Sud-Africain Christof Heyns et l’Algérienne Maya Sahli-Fadel sont interdits d’accès au territoire burundais. Le document de l’ONU mettait les autorités burundaises en garde contre les risques d’un génocide dans leur pays.

Le gouvernement nie les accusations de violation des droits de l’homme et écarte toute possibilité de génocide dans ce pays touché par des violences meurtrières depuis avril 2014.

L’an dernier, plus de 500 personnes sont mortes dans ces violences, qui ont éclaté après la décision du président Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat.

 

Les députés ivoiriens approuvent l’avant-projet de nouvelle Constitution

L’Assemblée nationale ivoirienne a adopté mardi le projet de nouvelle Constitution proposé par le président Alassane Ouattara. Le texte a obtenu l’approbation de 239 députés sur un total de 249. Huit parlementaires, seulement, ont voté contre tandis que 2 autres se sont abstenus.

Ce projet de loi qui prévoit entre autres, la non limitation d’âge pour le président de la République, la création d’un poste de vice-président élu en même temps que le président et l’instauration d’un Sénat, sera soumis à un référendum le 30 octobre. Le président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, a souligné que « seul le peuple souverain en dernier ressort décidera du sort de cette Constitution ».

Mais pour M. Soro, les députés ont déjà « écrit une page d’histoire » de la Côte d’Ivoire, expliquant que ce texte veut en finir avec l' »ivoirité » et « tourner définitivement la page des crises successives ».

Une coalition de vingt-trois partis d’opposition, dont le Front Populaire Ivoirien (FPI), ont dénoncé le projet de loi, la semaine dernière

 

Mali: un kamikaze tué dans une attaque contre les Casques bleus suédois

Un homme a péri en tentant de commettre un attentat suicide à Tombouctou, dans le nord-ouest du Mali, au cours d’un incident impliquant les Casques bleus suédois de l’ONU au Mali, dans la nuit de lundi à mardi, selon des sources de sécurité.

Selon de premières informations d’une source de sécurité au sein de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma) et des autorités locales, le kamikaze aurait été tué par les Casques bleus suédois avant de pouvoir actionner sa charge.

Mais selon un communiqué des forces armées suédoises, des militaires suédois en patrouille à Tombouctou lundi soir « ont été approchés par un homme non identifié qui a ensuite activé l’explosif qu’il portait sur lui », provoquant sa propre mort, sans faire de blessé.

Un habitant de Tombouctou (nord-ouest), interrogé a affirmé avoir entendu une détonation lundi soir dans la ville. « Après le grand bruit, nous avons appris que c’est un terroriste qui a été abattu. Deux autres sont actuellement recherchés », a affirmé cet habitant.

Le contingent suédois de la Minusma compte quelque 230 militaires et policiers, déployés essentiellement près de Tombouctou, sur un effectif total d’environ 12.000.

© OEIL D’AFRIQUE

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