« L’actualité africaine en 5 titres » du 13 août 2016

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Le président angolais, Jose Eduardo dos Santos

Le président angolais, Jose Eduardo dos Santos

Bongo: mes adversaires « n’ont aucune chance de gagner » l’élection

Le président gabonais Ali Bongo Ondimba a assuré vendredi que ses adversaires « ont peur » d’aller à l’élection présidentielle du 27 août, car ils n’ont « aucune chance de gagner »,  à la veille du lancement officiel de la campagne électorale.

« Je suis dans la situation d’un président sortant ayant un bilan et on préfère venir me chercher sur des choses ridicules » comme l’état-civil, a affirmé le président, en référence au principal argument de l’opposition qui l’accuse d’avoir falsifié son acte de naissance.

« Ça prouve bien (qu’ils) ont peur d’aller aux élections », a estimé M. Bongo, qui recevait des journalistes sur la somptueuse terrasse du Palais du bord de mer, à Libreville. « Ils redoutent le candidat Ali Bongo parce qu’il a quand même un bilan satisfaisant (…) et ils n’ont aucune chance de gagner », a-t-il asséné.

Le président actuel, élu en 2009 à la mort de son père Omar Bongo, est accusé d’inéligibilité par ses détracteurs qui affirment qu’il est un enfant nigérian adopté durant la guerre du Biafra dans les années 60, alors que la Constitution impose aux candidats d’être nés Gabonais.

« Ils ont dit que j’étais étranger, ils ont dit que j’étais Biafrais, qu’ils en apportent la preuve », a-t-il répondu, avant d’ironiser sur le « vaste complot » dénoncé par ses adversaires, souvent d’anciens caciques du pouvoir, dont l’ex-président de la Commission de l’Union africaine Jean Ping et l’ex-président de l’Assemblée nationale Guy Nzouba Ndama.

Quatorze candidats, dont le chef de l’Etat sortant, sont en lice pour la présidentielle du 27 août.

Angola: vote d’une nouvelle loi controversée sur les médias

Le Parlement angolais a voté vendredi une nouvelle loi obligeant notamment les médias à retransmettre les discours officiels du président Jose Eduardo dos Santos, un texte jugé liberticide par le syndicat des journalistes du pays.

« Cette mesure a un but politique et vise à intimider la presse. Chaque rédacteur en chef doit pouvoir déterminer sa ligne éditoriale et ne doit pas être contraint par une loi », a déploré vendredi Teixeira Candido, secrétaire général du syndicat des journalistes angolais.

Selon le syndicat, cette loi va désormais obliger les médias audiovisuels publics comme privés à retransmettre en direct les discours officiels du président dos Santos. Le texte va également encadrer la création d’organes de presse puisqu’il faudra désormais avoir 300 millions de kwanzas (1,5 million d’euros) à investir pour être autorisé à lancer un nouveau média, selon M. Candido.

La loi a été approuvée grâce à l’appui des députés du MPLA, le parti au pouvoir, largement majoritaire au parlement angolais.

Ce vote intervient à moins d’une semaine du congrès du MPLA qui doit entériner la candidature de Jose Eduardo dos Santos à sa propre succession, à la présidentielle de 2017. M. dos Santos qui dirige d’une main de fer l’Angola depuis 1979 a annoncé en mars qu’il comptait laisser sa place dans le courant de l’année 2018.

Présidentielle en Zambie: le principal opposant accuse le président de fraude

Hakainde Hichilema, le principal rival à la présidentielle zambienne du chef d’Etat sortant Edgar Lungu, a accusé vendredi le Front patriotique (PF) au pouvoir de collusion avec la commission électorale dans le but de retarder l’annonce des résultats de l’élection présidentielle de jeudi.

« La commission électorale retarde l’annonce des résultats pour que les bandits armés du PF prennent le contrôle des bureaux de vote dans la nuit et changent les résultats », a lancé le leader du parti uni pour le développement national (UPND) devant des journalistes.

Guinée : le député de l’opposition, Ousmane Gaoual Diallo écope 2 ans de prison avec sursis 

Le député de l’opposition, Ousmane Gaoual Diallo  qui était jugé, depuis mercredi, pour offense au chef de l’Etat, menaces de mort et diffamation, a écopé une peine de deux ans de prison assortie de sursis.

En rendant son verdict, le juge n’a pas suivi le réquisitoire du procureur qui avait demandé, jeudi, à la cour de condamner le prévenu à cinq ans de prison. Donc, au terme d’un procès très médiatisé, le juge Mangadouba Sow du Tribunal de Première instance de Dixinn de Conakry a conclu que Ousmane Gaoual Diallo est coupable de diffamation à l’endroit des sieurs Bantama Sow, Hady Barry et Malik Sankhon, avant de le condamner au paiement d’un franc symbolique.  Et concernant le délit d’offense au chef de l’Etat, le juge a déclaré Ousmane Gaoual Diallo coupable. Au terme, le député a été condamné à deux ans d’emprisonnement assorti de sursis et au paiement d’un million de francs guinéens.

Le verdict de ce procès dont certaines estiment qu’il a une connotation politique, a  été accueilli par un hourra venu des nombreux jeunes favorables au député de l’Union des Forces démocratiques de Guinée (UFDG) de l’ancien Premier ministre Cellou Dalein Diallo.

RDC : le numéro 2 de l’UDPS limogé

Etienne Tshisekedi a désigné Jean-Marc Kabund wa Kabund pour remplacer Bruno Mavungu, le secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le principal parti d’opposition en RDC.

Le nouveau secrétaire général, âgé de 35 ans, dirigeait l’UDPS dans la province du Haut-Lomami, située dans le sud-est du pays.

Ce changement pourrait s’expliquer par la volonté d’Etienne Tshisekedi, âgé de 83 ans, de donner une nouvelle orientation à sa formation, selon l’un des correspondants de BBC Afrique à Kinshasa.

Jean-Marc Kabund wa Kabund est considéré comme l’un des membres d’une « aile dure » du parti, qui s’illustrent par l’organisation de manifestations interdites par les autorités gouvernementales. Jean-Marc Kabund wa Kabund a été plusieurs fois arrêté en raison de la tenue de ces manifestations.

Des cadres de l’UDPS reprochent à l’ex-secrétaire général du parti son « manque de dynamisme ». Bruno Mavungu est surtout critiqué pour ses prises de position favorables au dialogue avec la majorité présidentielle.

Ce dialogue risque d’aboutir au maintien du président Joseph Kabila au pouvoir à la fin de son second mandat en novembre prochain, selon les cadres de l’UDPS.

© OEIL D’AFRIQUE

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