« L’actualité africaine en 5 titres » du 13 octobre 2016

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actualité africaine en 5 titresBurundi : les députés votent le retrait de la CPI

Les députés burundais ont approuvé le projet de loi en faveur du retrait de leur pays de la Cour pénale internationale du pays (CPI).

Ils ont pris cette décision quelques jours après l’annonce, par le gouvernement, que le Burundi allait se retirer du Traité de Rome, l’acte fondateur de la CPI. Le vote a eu lieu six mois après que la procureure de cette juridiction, Fatou Bensouda, a déclaré qu’elle allait enquêter sur les violences au Burundi.

Une grave crise politique a éclaté en avril 2015 après la décision du président Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat. Depuis, plus de 500 personnes ont été tuées dans des troubles et plus de 200 000 ont fui le pays, selon les organisations de défense des droits de l’homme.

 

Violences en RDC : l’ONU met en garde

Selon l’envoyé spécial de l’ONU dans ce pays, la crise politique actuelle pourrait conduire à des violences de masse si rien n’est fait.

L’avertissement de Maman Sambo Sidikou est sans équivoque : la RDC risque de basculer très vite dans une série de violences. Et les capacités de la Mission des Nations unies dans ce pays risquent d’être rapidement dépassées, avertit-il.

La RDC est plongée dans une crise politique depuis que l’opposition accuse le président Joseph Kabila de vouloir se maintenir au pouvoir au-delà de son dernier mandat autorisé par la Constitution, qui se termine en décembre prochain.

Des dizaines de personnes ont déjà trouvé la mort lors des manifestations anti-gouvernementales. L’envoyé spécial de l’ONU, Maman Sambo Sidikou, estime qu’il faut que les responsabilités de ces violences soient situées.

 

Sankara : la justice française saisie

Les avocats de la famille de Thomas Sankara cherchent à savoir si Paris a joué un quelconque rôle dans l’assassinat de l’ancien président, le 15 octobre 1987.

« Le juge burkinabè a des pistes, des indices, parce qu’à un certain moment donné, il y a des informations qui circulaient disant que la France serait impliquée », a affirmé Bénéwendé Stanislas Sankara, membre du collectif d’avocats de la famille de Thomas Sankara.

Me Sankara révèle que la justice militaire du Burkina Faso a demandé à la justice française la levée du secret défense pour déterminer le rôle que la France aurait joué dans l’assassinat de l’ancien chef d’Etat. L’avocat ajoute qu' »une commission rogatoire a saisi la justice française pour l’audition d’un certain nombre de personnes ».

Il réclame également l’extradition de l’ex-président burkinabè, Blaise Compaoré, précisant que « le mandat d’arrêt lancé contre lui n’a jamais été annulé ». Des députés burkinabè et la veuve de Thomas Sankara, Mariam, ont réclamé en vain à la France la levée du secret défense et une enquête parlementaire en 2015.

 

Burkina Faso: une position de l’armée attaquée dans le nord du pays

Une position de l’armée a été attaquée ce mercredi 12 octobre au matin à Intangom, une localité située dans le département de Tin-Akoff dans l’extrême nord du Burkina Faso, à la frontière avec le Mali. Aucun bilan officiel n’a été communiqué pour le moment. 

Selon l’état-major, l’attaque a fait cinq morts, dont trois soldats burkinabè, et un blessé. Les assaillants n’ont pas encore été identifiés, et l’on ne connait pas non plus leur nombre. Mais ils étaient « lourdement » armée, selon la direction de communication des armées. « Ils ont attaqué avec des armes inhabituelles », a confié à RFI une source proche de l’armée.

 

Soudan du Sud: des rumeurs sur la mort du président Kiir secouent la capitale

Des rumeurs sur la mort du président Salva Kiir ont suscité l’inquiétude, mardi 12 octobre, dans la capitale du Soudan du Sud, Juba. Par ailleurn, la situation dans l’intérieur du pays ne s’améliore pas. La mission des Nations unies au Soudan du Sud (Minuss) signale que des exactions et des combats se poursuivent dans différentes régions du pays.

Juba s’est demandée, mardi, au réveil, ce qui se passait. La présence militaire dans les rues de la capitale sud-soudanaise était plus importante que d’habitude, surtout autour des ministères et de la présidence. Des rumeurs ont vite donné le président Salva Kiir pour mort, des bruits relayés sur les réseaux sociaux qui ont annoncé son décès.

La rumeur a enflé à tel point que Michael Makuei, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, est intervenu pour démentir. Cela n’a pas suffi puisque le président Kiir a jugé bon de parader personnellement dans les rues de Juba. « Il a l’air bien vivant, » s’est exclamé, sur Twitter, un internaute qui l’a vu en chair et en os dans un 4X4. 

© OEIL D’AFRIQUE

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