« L’actualité africaine en 5 titres » du 14 juillet 2016

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Faustin Archange Touadera, lors d'une marche pour la paix à Bangui, le 5 janvier 2013. © AFP PHOTO/ SIA KAMBOU

Faustin Archange Touadera, lors d’une marche pour la paix à Bangui, le 5 janvier 2013.© AFP PHOTO/ SIA KAMBOU

Tchad : l’opposant Ngarledji Yorongar dépose une plainte en France pour torture

L’opposant et député tchadien, Ngarledji Yorongar, a déposé une plainte le mardi 12 juillet au tribunal de grande instance de Paris pour des faits d’enlèvement et de torture. Objectif : faire en sorte qu’une enquête soit ouverte en France, en vertu du principe de compétence universelle pour les infractions de torture.

Les faits remontent aux 2 et 3 février 2008. L’opposition armée rebelle entre à Ndjamena, la capitale tchadienne. Lors de ces journées de troubles, trois opposants disparaissent. Parmi eux, Ngarledji Yorongar, qui a été détenu 19 jours selon son avocat.

Le député tchadien d’opposition a déposé une plainte en France pour des faits d’enlèvement, de séquestration et de torture. La justice française peut en effet juger les auteurs présumés de crimes dès lors que ceux-ci possèdent une résidence en France.

« Notre plainte se fonde principalement sur le témoignage de Yorongar et sur des certificats médicaux, qui démontrent bien que Yorongar a des séquelles qui correspondent à la description des faits », explique maître Jospeh Breham, l’avocat du député tchadien.

L’ancien directeur de l’Agence nationale de sécurité, est la principale cible de cette requête, qui suscite une foulée d’interrogations dans son entourage : « Pourquoi monsieur Yorongar n’a-t-il pas déposé une plainte en 2008, peu après les faits présumés ? »

RCA: la levée de l’embargo sur les armes en discussion avec l’ONU

Le ministre de la Défense centrafricain Joseph Yakété a fait état d’un « dialogue » avec les Nations unies pour lever l’embargo sur les armes afin de reconstruire une armée régulière en Centrafrique, où la situation sécuritaire reste très fragile.

Imposé en 2013, l’embargo sur les armes avait été prolongé d’un an par le Conseil de sécurité des Nations unies en janvier dernier. Pour le gouvernement, cette levée est nécessaire afin de « remettre en selle » les forces armées centrafricaines.

L’armée centrafricaine compte environ 7500 hommes et aujourd’hui selon plusieurs sources, un quart seulement sont armés. Pour le gouvernement centrafricain, le premier objectif est donc de récupérer les armes stockées dans les pays voisins, notamment au Cameroun, depuis l’arrivée de la Seleka à Bangui, quand les militaires centrafricains ont traversé les frontières, avec leurs armes.

Deuxième objectif : pouvoir bénéficier de financements pour des programmes d’équipement. Non seulement en armement mais aussi en treillis, en véhicules, en radios.

Mali: ouverture d’une enquête après les affrontements meurtriers à Gao

Dans le nord du Mali, une centaine de jeunes se sont rassemblés ce mercredi 13 juillet devant le gouvernorat de Gao, et ce malgré les violences d’hier. Des échauffourées avec les forces de l’ordre qui ont fait trois morts et plus de 30 blessés.

Les jeunes de la ville manifestaient contre la mise en place des autorités intérimaires, dans le cadre de l’accord de paix d’Alger. Une délégation de plusieurs ministres et de députés s’est rendue dès ce mercredi matin dans la ville du nord. Ils rencontrent en ce moment les représentants des jeunes.

La délégation comprenait quatre ministres, ceux de la Sécurité, l’Intérieur, de l’Administration du territoire et celui de l’Aménagement. Avec eux, cinq députés qui connaissent bien Gao. L’opposition déplore que cette délégation ne comporte que des élus de la majorité.

La situation était toutefois calme. Ils étaient une centaine de jeunes en milieu de journée à faire face aux forces de l’ordre près du gouvernorat de Gao, où quelques tirs de sommation ont été entendus.

Soudan du Sud: des dizaines de milliers de déplacés après les violences à Juba

La situation était calme mardi à Juba au Soudan du Sud. La veille, le président Salva Kiir a ordonné un cessez-le-feu immédiat. L’ancien chef rebelle Riek Machar a, lui aussi, appelé ses hommes à déposer les armes.

Profitant de cette accalmie, des dizaines de milliers de personnes ont fui la ville ou ont été déplacés par les combats. Pour la première fois depuis ce week-end, la population s’est aventurée dans les rues pour se ravitailler en nourriture. Quelques véhicules circulent.

Juba prend un peu de répit, mais la situation reste tendue. La ville compte ses morts, sans avoir de bilan pour l’heure. Les Nations unies estiment à plus de 36 000 le nombre de déplacés des habitants qui ont fui leurs maisons.

Des dizaines de milliers de personnes ont été déplacés par les dernières violences dans la capitale sud-soudanaise. Malgré l’accalmie, beaucoup craignent une reprise du conflit.

Des militaires ivoiriens poursuivis dans l’enquête sur l’attaque de Grand-Bassam

Pour la première fois, des militaires sont mis en cause dans le cadre de l’enquête sur l’attaque de Grand-Bassam. C’est ce qu’a révélé ce mercredi le procureur militaire. Deux hommes sont poursuivis pour « violation de consigne militaire ». En fait, ils sont accusés d’avoir été au courant des intentions des jihadistes et de ne pas les avoir dénoncés. Le 13 mars dernier, l’attaque terroriste sur la plage de Grand-Bassam, une petite ville balnéaire proche d’Abidjan, a fait 19 morts. Selon les autorités ivoiriennes, plus de 80 personnes ont été interpellées en Côte d’Ivoire dans le cadre de l’enquête sur cet attentat.

Les deux militaires interpellés ont longtemps habité le même quartier d’Abidjan que les terroristes de l’attaque de Grand-Bassam. A plusieurs reprises, selon le procureur militaire, ils ont échangé avec eux et notamment avec leur chauffeur. Un maillon important du dispositif des terroristes arrêté en juin dans la capitale économique ivoirienne. L’homme leur aurait demandé de la drogue.

Les deux militaires sont suspectés d’avoir été au courant des intentions des terroristes et de ne pas les avoir dénoncés. Des accusations qu’aucun d’eux ne reconnaît, précise le procureur militaire. « Ils nous disent qu’ils ne savaient pas que c’étaient des jihadistes. On leur répond : « vous auriez dû savoir » », dit Ange Kessi.

© OEIL D’AFRIQUE

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