« L’actualité africaine en 5 titres » du 16 juin 2016

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Des soldats de l'armée congolaise patrouillent à la recherche de rebelles ougandais de l'ADF, près de Beni, dans le Nord-Kivu, en décembre dernier.|Reuters

Des soldats de l’armée congolaise patrouillent à la recherche de rebelles ougandais de l’ADF, près de Beni, dans le Nord-Kivu, en décembre dernier.|Reuters

RDC: Au moins dix personnes tuées dans des heurts entre soldats et rebelles démobilisés

Au moins dix personnes ont été tuées mercredi dans le sud-est de la République démocratique du Congo lors d’affrontements entre militaires congolais et anciens rebelles démobilisés.

Les heurts mortels ont éclaté dans la matinée à l’occasion d’une manifestation non autorisée d’ex-rebelles cantonnés dans la base militaire de Kamina, dans la province du Haut-Lomani, et de sa répression par l’armée, selon des sources locales.

« Il y a eu des morts, c’est une certitude, mais personne ne sait exactement combien et on ne le saura peut-être jamais, très probablement une dizaine au minimum selon les informations disponibles », a déclaré un spécialiste des groupes armés congolais tenu à un devoir de réserve.

Selon une source militaire occidentale, « il y aurait une bonne vingtaine de morts parmi les rendus (les ex-rebelles, ndlr) selon des informations non encore totalement recoupées ». Sollicitée à propos de ces affrontements, l’armée congolaise n’a pas donné suite.

Les rebelles démobilisés avaient exprimé le souhait de rejoindre leur milieu d’origine et d’ »échapper aux conditions de vie difficiles » de la base, a-t-il dit.

Après la défaite du M23, le gouvernement a lancé fin 2013 un programme de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR3) censé ramener à la vie civile plus de 12.000 miliciens congolais encore en activité.

La tension couvait depuis une quinzaine de jours à la base de Kamina, où sont cantonnés 2.300 anciens rebelles venus de divers groupes armés de l’est du Congo, ex-membres de milices maï-maï (groupes d’autodéfense généralement constitués selon des critères ethniques) ou anciens du Mouvement du 23-Mars (M23), rébellion soutenue par le Rwanda vaincue en novembre 2013.

Procès Pistorius: le procureur demande une peine de 15 ans de prison minimum

L’ex-athlète paralympique sud-africain Oscar Pistorius connaîtra sa sentence le 6 juillet prochain, pour le meurtre de sa petite amie Reeva Steenkamp, a annoncé mercredi la juge Thokozile Masipa, au tribunal de Pretoria, après trois jours d’audience à l’issue de laquelle le procureur a requis 15 ans de prison à l’encontre d’Oscar Pistorius.

Le procureur Gerrie Nel a requis mercredi une peine de 15 ans d’emprisonnement minimum contre Oscar Pistorius pour le meurtre de sa petite amie Reeva Steenkamp, devant le tribunal de Pretoria.

Quinze ans de prison est la peine minimum prévue par la loi sud-africaine pour un meurtre, mais les juges ont le droit de l’adoucir en cas de circonstances exceptionnelles.

Guinée: le DG Port de Conakry, Mamadouba Sankhon, limogé

Le président guinéen Alpha Condé a limogé le directeur général du port autonome de Conakry, Mamadouba Sankhon, selon une déclaration relayée par la radio nationale, annonçant un décret nommant à ce poste, Mme Touré Hawa Keita.

Selon ce même décret, Mme Mama Aissata  Haribot, précédemment Conseillère juridique au Port de Conakry a été nommée en qualité de directrice générale adjointe du port de Conakry.

Cette décision intervient après une manifestation mardi des dockers du Port autonome de Conakry, qui réclamaient de meilleures conditions de vie et de travail.

Venu sur les lieux, où le portail du port était « barricadé » par les dockers, M. Condé a promis de prendre d’importantes décisions adéquates.

« On va s’asseoir et on va revoir entièrement tout le fonctionnement du port, pas seulement ça. Reprenez le travail, plus de pagaille », avait dit Alpha Condé aux dockers.

Mme Touré Hawa Keita, nouvelle patronne du port de Conakry occupait précédemment le poste de secrétaire générale au ministère du Commerce.

Nord Mali: Entente entre gouvernement et groupes armés sur la création d’autorités intérimaires   

Le gouvernement malien et les groupes armés signataires de l’accord de paix de 2015 se sont entendus sur la création d’autorités intérimaires dans les cinq régions administratives du nord du Mali.

C’était une revendication des groupes armés rebelles qui avaient claqué la porte et qui ont décidé de revenir dans le processus.

Les autorités intérimaires seront mises en place dans les collectivités territoriales des cinq régions administratives du nord du Mali, précise le document adopté par toutes les parties, et dans chaque région, des membres de l’autorité intérimaire seront désignés de manière consensuelle.

Composées de représentants des groupes armés et ceux du gouvernement, ils auront à leur tête un président qui sera provisoirement le chef de l’exécutif local. Le document adopté insiste également sur la gestion concertée des affaires, que ce soit au niveau de la région, des conseils du cercle ou encore des communes.

Dans des cas, groupes armés et agents de l’Etat cohabiteront pour assurer la sécurité et surtout le retour des services sociaux de base. On verra donc à moyen terme, une présence par exemple de l’Etat dans la localité de Kidal, actuellement aux mains des rebelles.

Le document fixe même un calendrier de mise en place des autorités intérimaires, du redéploiement de l’administration d’Etat, des services techniques comme l’énergie, l’éducation et la justice. Un accord qui relance donc le processus de paix dans le nord du Mali.

Macky Sall : « J’ai décidé de libérer Karim » Wade, assure le président sénégalais

Le président sénégalais Macky Sall a assuré avoir « décidé de libérer » Karim Wade, fils de l’ex-chef de l’État Abdoulaye Wade, notamment incarcéré pour enrichissement illicite, affirmant qu’il ne reculera pas sur ses propos, selon le journal sénégalais Wal fadjri.

« Quand vous me demandiez de libérer Karim Wade, la procédure était déjà enclenchée. Et si je l’avais libéré, les gens allaient le voir d’une autre manière. Maintenant que la justice a fini son travail et qu’il est déjà condamné, je suis le seul à pouvoir décider de sa sortie de prison, a dit Macky Sall.

« J’ai décidé de le libérer et je ne compte pas revenir sur ma décision », a insisté Macky Sall dans une adresse au khalife des mourides, Cheikh Sidy Moukhtar Mbacké, lors de sa visite à Touba le mardi 14 juin.

M. Sall, qui s’est rendu par la suite à Tivaouane (), a également confié au guide des mourides sa disponibilité à rencontrer l’ex-président, Abdoulaye Wade.

Le président sénégalais Macky Sall avait affirmé que la libération de Karim Wade, incarcéré pour enrichissement illicite aura « certainement » lieu d’ici la fin de l’année, dans un entretien à RFI.

« Beaucoup de personnes demandent que monsieur Karim Wade soit élargi. Alors, tout ça, c’est possible, mais il faut le mettre dans son contexte réel. Je pense que, oui, il ne faut pas désespérer que cela puisse avoir lieu », avait souligné Macky Sall.

Le président Macky Sall a téléphoné à son ancien rival Abdoulaye Wade pour ses 90 ans il y a quelques jours, signe d’un réchauffement de leurs relations.

Le 30 janvier, des experts onusiens avaient estimé que la détention de Karim Wade était « arbitraire ». Le recours demandé par l’Etat sénégalais, n’a pas changé cet avis. Il avait été rejeté « pour absence de fait nouveau ».

Le fils de l’ancien président a été condamné à six ans de prison pour enrichissement illicite en 2015.

© OEIL D’AFRIQUE

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