« L’actualité africaine en 5 titres » du 16 novembre 2016

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Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila|©DR

Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila|©DR

Kabila : « La Constitution sera respectée »

Le président de la République démocratique du Congo (RDC) s’est défendu mardi de vouloir violer la Constitution et a mis ses opposants en garde contre la « prise d’otage » du pays.

« N’ayant jamais été violée, la Constitution sera toujours respectée dans toutes ses dispositions », a assuré Joseph Kabila devant le Sénat et l’Assemblée nationale réunis en congrès, à Kinshasa, la capitale. Cette déclaration fait allusion aux accusations dont il est l’objet, de la part de certains de ses opposants, qui exigent son départ du pouvoir à la fin de son second mandat en décembre prochain.

« Soucieux de mes responsabilités, je ne peux permettre que la RDC soit prise en otage par une frange de sa classe politique« , a encore dit M. Kabila devant les sénateurs et les députés, dont Léon Kengo, le président du Sénat, et Aubin Minaku, celui de l’Assemblée nationale.

Joseph Kabila, appelé à nommer un Premier ministre issu de l’opposition en vertu de l’accord politique signé en octobre dernier, a évoqué son bilan. « Il y a 15 ans, la RDC était un lambeau, un non-Etat (…) Du chemin a été parcouru. Un long chemin semé d’embûches (…) Des institutions ont été installées, entraînant des réformes sans précédent. Les provinces sont passées de 11 à 26« , a-t-il affirmé.

Selon lui, avant son arrivée au pouvoir en janvier 2001, les conflits armés et l’instabilité politique étaient le lot quotidien des Congolais.

RDC: un décret fixe de nouvelles règles de diffusion pour les médias étrangers

C’est l’un des derniers actes du gouvernement sortant en RDC. Alors que le signal de RFI a été coupé à Kinshasa, il y a dix jours, le ministre de la Communication Lambert Mende a signé ce décret en fin de semaine dernière. Un texte qui modifie les règles de diffusion des médias étrangers en RDC et qui donne un ultimatum jusqu’au 12 décembre à ces médias pour s’y conformer.

L’ex-ministre de la Communication Lambert Mende a signé un arrêté conditionnant la diffusion en continu des médias étrangers à une prise de contrôle par des Congolais de leur entreprise. L’autre option, ce serait d’avoir un partenariat avec une radio privée congolaise et n’émettre que par intermittence. Les télévisions et radios étrangères n’auraient donc qu’entre 30 et 45 jours pour se mettre en conformité avec cet arrêté sous peine de voir leur fréquence ou antenne coupée.

« Cet article vise à la fois la protection des intérêts nationaux en général et des intérêts des opérateurs congolais du secteur des médias en particulier. Et ce, à l’instar de ce qui se passe à travers le monde entier, où aucune législation en la matière ne fait la part belle à des opérateurs étrangers au détriment des opérateurs nationaux, explique Lambert Mende. Désormais donc, l’autorisation pour les personnes physiques ou morales de nationalité étrangère, d’opérer de manière continue dans les secteurs de la radiodiffusion sonore et de la télévision en République démocratique du Congo, est assujettie à une obligation de réciprocité et moyennant une participation majoritaire des Congolais dans le capital de l’entreprise étrangère voulant opérer dans ce secteur étant entendu que pour les Congolais l’opération dans ce secteur est tout à fait libre, comme d’habitude ».

Le Burundi exige le renvoi du médiateur onusien

Le gouvernement burundais demande le remplacement du médiateur des Nations-unies dans le pays, Jamal Benomar. Dans une lettre adressée la semaine dernière au Secrétaire général de l’ONU, Bujumbura exhorte Ban Ki Moon à trouver un successeur au britannique d’origine marocaine.

Ce dernier a effectué une visite infructueuse le mois dernier au Burundi, en proie à une crise depuis la décision du président Pierre Nkurunziza de briguer un troisième en avril 2015. Jamal Benomar « garde toute la confiance du Secrétaire général » et restera en fonction, rassure le porte-parole adjoint de l’ONU, Farhan Haq.

Les relations entre le Burundi et les Nations-unies sont tendues depuis la publication d’un rapport onusien dénonçant de graves violations des droits de l’homme dans ce pays des Grands Lacs.

Nigeria : le Sénat bloque la liste des ambassadeurs

Le Sénat du Nigeria a rejeté, mardi, la liste de 47 nominés pour des postes d’ambassadeur, présentée par le président Muhammadu Buhari, affirmant qu’elle fait l’objet de dénonciations.

Ce rejet intervient peu après une motion déposée par le chef du Sénat Ali Ndume et appuyée par le leader d’une minorité, Godswill Akpabio, qui dénonce l’absence de consultations préalables.

Le sénat a reçu plus de 250 pétitions contre les nominations « politiques  » proposées par le chef de l’Etat. Le Nigéria n’a pas d’ambassadeurs dans des grandes capitales comme Washington, Londres, Pékin et Bruxelles, depuis plus d’un an.

C’est un nouveau revers du pouvoir après que le Sénat a récemment refusé la demande de Muhammadu Buhari de recourir à des prêts étrangers de 30 milliards de dollars, alors que l’institution est contrôlée par le parti du président. Cet échec met en évidence des fractures dans la coalition qui a mené M. Buhari à la victoire face à Gudluck Jonathan, à l’issue des élections de 2015.

Egypte: la Cour de cassation annule la peine de mort pour Morsi

La Cour de Cassation égyptienne a annulé mardi la condamnation à la peine de mort prononcée contre l’ancien président islamiste égyptien Mohamed Morsi après sa destitution en 2013 par l’armée.

Cette décision marque une première grande victoire pour l’ancien président islamiste, qui mène depuis trois ans un véritable marathon judiciaire.

« Il va enlever l’uniforme rouge » des détenus condamnés à mort, s’est félicité l’un de ses avocats, Me Abdel Moneim Abdel Maqsoud.

Morsi, âgé de 65 ans, est actuellement emprisonné à la prison de Borg el-Arab, près d’Alexandrie

Après avoir été condamné à plusieurs reprises depuis 2015.

© OEIL D’AFRIQUE

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