« L’actualité africaine en 5 titres » du 18 juillet 2016

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La présidente de la Commission de l’Union africaine, le Dr Dlamini-Zuma a imprimé les deux premiers exemplaires pour le président de l’Union africaine, Idris Deby Itno et le président du Rwanda Paul Kagame|©DR

La présidente de la Commission de l’Union africaine, le Dr Dlamini-Zuma a imprimé les deux premiers exemplaires pour le président de l’Union africaine, Idris Deby Itno et le président du Rwanda Paul Kagame|©DR

L’UA adopte le principe d’une taxe sur les importations pour se financer

Les chefs d’Etat africains réunis en sommet à Kigali, au Rwanda, ont adopté le principe d’une taxe sur les importations pour financer l’Union africaine. Actuellement, le budget de l’organisation panafricaine dépend pour l’essentiel d’aides extérieures.

Cette nouvelle taxe de 0,2% doit s’appliquer à toutes les importations des 54 Etats de l’Union africaine, à l’exception de certains biens de première nécessité, dont la liste reste cependant à être précisée. Si elle est appliquée, elle devrait rapporter 1,1 milliard d’euros par an, selon le ministre rwandais de l’Economie et des Finances, Claver Gatete. De quoi financer cette organisation de manière sûre et régulière.

Pour l’instant, le budget de l’Union africaine – 707 millions d’euros prévus pour l’exercice 2016-2017, hors opérations de maintien de la paix – repose à 73 % sur l’apport des donateurs étrangers : Union européenne, Etats-Unis, Chine et Banque mondiale. La dépendance financière de l’organisation africaine à ces financements extérieurs est d’ailleurs souvent dénoncée.

Le reste du budget est théoriquement à la charge des Etats membres, mais les retards et les défauts de paiement entravent le bon fonctionnement de l’organisation. D’où l’idée de cette taxe sur les importations qui ne porterait pas sur certains produits de première nécessité.

UA : lancement du premier passeport africain

Le passeport africain a finalement été lancé dimanche lors du 27e sommet de l’Union africaine à Kigali.

La présidente de la Commission de l’Union africaine, le Dr Dlamini-Zuma a imprimé les deux premiers exemplaires pour le président de l’Union africaine, Idris Deby Itno et le président du Rwanda Paul Kagame.

Selon le Dr Dlamini-Zuma, même si le plan initial était de délivrer les passeports aux chefs d’Etats, aux ministres des Affaires étrangères et à certains diplomates de haut rang, l’UA a reçu plusieurs requêtes d’autres personnes qui voudraient aussi bénéficier de ce « privilège », que de détenir un passeport africain.

Elle a donc demandé aux pays d’accepter le défi de délivrer des passeports africains à leurs ressortissants selon leurs propres processus.

Le roi du Maroc annonce son intention de réintégrer l’Union africaine

Le roi Mohammed VI a annoncé dimanche que le moment était « arrivé » pour que le Maroc retrouve sa « place naturelle » au sein de l’Union africaine (UA). Le royaume avait quitté l’UA en 1984 pour protester contre l’admission de la République arabe sahraouie démocratique proclamée par le Polisario.

« Cela fait longtemps que nos amis nous demandent de revenir parmi eux, pour que le Maroc retrouve sa place naturelle au sein de sa famille institutionnelle. Ce moment est donc arrivé », a déclaré le roi dans un message adressé au sommet de l’UA qui se déroule à Kigali, selon l’agence de presse marocaine MAP.

L’indépendance de cette ancienne colonie espagnole, annexée par le Maroc, avait été proclamée par le Front Polisario (Front pour la libération du Sahara occidental et du Rio del Oro), créé en 1973. Après des années de lutte armée, un cessez-le-feu a été proclamé en 1991. « La reconnaissance d’un pseudo-Etat était dure à accepter par le peuple marocain », a déclaré Mohammed VI dans son message.

A présent, « le temps est venu d’écarter les manipulations, le financement des séparatismes ». Pour lui, « sur la question du Sahara, l’Afrique institutionnelle ne peut supporter plus longtemps les fardeaux d’une erreur historique et d’un legs encombrant ». Le Maroc « est confiant dans la sagesse de l’UA pour rétablir la légalité et corriger les erreurs de parcours », déclare Mohammed VI.

Le retour du Maroc au sein de l’organisation panafricaine doit être validé par un vote au sein de la Commission de l’UA.

Centrafrique: la nouvelle mission européenne de formation des Faca en place pour deux ans

En République centrafricaine (RCA), après deux ans de bons et loyaux services, la Mission européenne de formation des Forces armées centrafricaines (Eumam) quitte le pays et laisse la place à la mission Eutm. Cette nouvelle mission, composée de 170 hommes, a pour objectif de mettre sur pied une armée plus moderne et plus professionnelle. Elle est attendue sur le volet « entraînement opérationnel » des hommes de rang. Comme la précédente, l’Eutm intègre un secteur en pleine réforme, celui de la sécurité, mis en place par le président Faustin Archange Touadéra.

Reconstruire les forces armées centrafricaines, telle était la mission de l’Eumam, mais sur un volet non opérationnel. Elle recensait et sélectionnait les soldats aptes au combat, grâce notamment à des épreuves physiques.

Elle formait également les officiers et toute la chaîne de commandement, état-major compris. Mais ce n’est pas tout, comme l’explique, à RFI, le général français Dominique Laugel, commandant de la mission Eumam.

RDC: 15 ans de prison ferme pour deux militants d’opposition condamnés après une bagarre

Deux militants d’un parti opposé à la prolongation du mandat du président congolais Joseph Kabila ont été condamnés à quinze ans de prison par un tribunal de Lubumbashi, dans le sud-est de la République démocratique du Congo, à la suite d’une bagarre.

« Olivier Kabala et Eustache Mutombo ont été condamnés à 15 ans d’emprisonnement par le tribunal de grande instance de Lubumbashi », a déclaré leur défenseur commis d’office, Alexandre Ngoy. Les deux hommes ont été arrêtés et incarcérés à la prison de Lubumbashi.

Olivier Kabala et Eustache Mutombo sont membres de l’Union nationale des fédéralistes du Congo (Unafec), parti de l’opposant Gabriel Kyungu wa Kumwanza, figure politique de la région du Katanga (sud-est).

Samedi à la mi-journée, une rixe avait opposé les deux hommes à leurs anciens camarades du parti, restés à la majorité, alors que les deux tendances se disputaient le contrôle de la gestion d’un parking de taxi-motos de la commune de Kenya, fief de l’opposant Kumwanza.

© OEIL D’AFRIQUE

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