« L’actualité africaine en 5 titres » du 20 juillet 2016

[GARD align= »center »]

L'épouse de l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, Simone Gbagbo|AFP

L’épouse de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, Simone Gbagbo|AFP

Gabon: la candidature d’Ali Bongo contestée devant la Cour constitutionnelle

Au moins deux candidats d’opposition, Jean Ping et Guy Nzouba-Ndama, ont déposé des recours devant la Cour constitutionnelle du Gabon pour contester la candidature à la présidentielle du mois prochain du chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba, qu’ils accusent d’inéligibilité. La Cour devrait rendre sa décision cette semaine. Les opposants ne se font guère d’illusion. Majorité et opposition seront dans les prochaines semaines à couteaux tirés.

Ali Bongo est en tournée. Dans le nord du Gabon, il sillonne l’Ogooué-Ivindo et le Woleu-Ntem, le pays fang, une terre électorale qui ne lui est pas naturellement favorable.

Une partie de l’opposition, elle, était en conclave mardi à Libreville. Après avoir déposé des recours devant la Cour constitutionnelle pour barrer la route du palais en bord de mer au candidat Bongo, Jean Ping, Casimir Oyé Mba et les autres tentent de définir une stratégie pour les semaines à venir.

Ils ne se font guère d’illusion sur la décision de la Cour : l’inéligibilité d’Ali Bongo sera rejetée. « Nous ne sommes pas dans un Etat de droit », affirme l’opposant François Ondo Edou. Plusieurs dizaines de syndicalistes et activistes ont déjà été arrêtés pour atteinte à l’ordre public et destruction de biens publics et privés. L’opposition et la société civile demandent leur libération immédiate.

« Les opposants, les Ping et autres, ces anciens caciques du régime d’El Hadj Omar Bongo, vont s’arc-bouter sur l’acte de naissance du président, commente un membre de la majorité, et ils en appelleront à leurs militants. Et prendront le monde à témoin. Voilà leur stratégie qui cache un malaise profond : ils seront incapable de désigner un candidat unique. » Et le 27 août, tout va se jouer en un seul tour.

Côte d’Ivoire: à la barre, un ancien milicien charge Simone Gbagbo

Après quinze jours d’interruption dus au malaise et à l’hospitalisation de l’accusée, le procès de Simone Gbagbo a repris ce mardi 19 juillet. L’ancienne première dame ivoirienne est poursuivie pour crimes contre l’humanité pendant la crise post-électorale de 2010-2011. Et pour cette reprise des audiences, toute la journée, un ancien milicien pro-Gbagbo a déposé à la barre. Il a livré un témoignage très à charge contre Simone Gbagbo.

Sans ciller, sans trembler, ce mardi, Moïse Metch, a à plusieurs reprises, gravement mis en cause Simone Gbagbo. Cet ancien milicien était le vice-commandant du GPP, un groupe armé de la galaxie patriotique créé « pour défendre Laurent Gbagbo ». « Pendant la crise, a-t-il dit, nous étions chargés de la répression. Nous étions financés par Simone Gbagbo ».

A seulement quelques mètres de celle qu’il surnommait « la vieille mère », cet homme grand, musclé, est revenu sur certaines des plus sombres affaires du régime de l’ancien président. Sur la disparition, en 2004 du journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer. Il raconte : « Mon chef m’a dit que c’est Simone Gbagbo qui a commandité son enlèvement. Le corps de Kieffer a été brûlé », accuse-t-il. Sur la mort d’Yves Lamblin, un homme d’affaires, en 2011, il déclare : « C’est moi qui ai été chargée de jeté son corps dans la lagune ».

Kenya : un rapport accable les forces de sécurité

L’Ong Human Right Watch (HRW) affirme avoir enregistré 34 « disparitions forcées » et 11 « exécutions extrajudiciaires » présumées ces deux dernières années dans le cadre d’opérations antiterroristes menées dans les comtés de Garissa, Mandera et Wajir, où la population est majoritairement d’ethnie somalie.

Dans son rapport intitulé « Deaths and Disappearances: Abuses in Counterterrorism Operations in Nairobi and in Northeastern Kenya », l’organisation révèle que des gens ont été enlevés chez eux par des hommes masqués et armés non identifiés, ou ont été battus dans les rues avant d’être emmenés dans des véhicules gouvernementaux.

Certains disparus ont été vus pour la dernière fois sous la garde de policiers ou de militaires. Aucune des victimes n’a été inculpée pour un quelconque crime, et leurs familles n’ont jamais été en mesure de retrouver leur trace note HRW.

« Les habitants du nord-est du Kenya devraient être protégés contre les attaques perpétrées par Al-Chabab, au lieu d’être soumises à des exactions de la part des autorités », a déclaré Kenneth Roth, directeur exécutif de Human Rights Watch.

Selon les défenseurs des droits de l’Homme ces méthodes risqueraient de mettre à dos le gouvernement et de radicaliser les populations locales.

Afrique du Sud : Une dizaine de candidats de l’ANC en lice pour les municipales abattus

Une dizaine de candidats de l’ANC en lice pour les municipales du 3 août ont été assassinés. Une liste d’hommes à abattre a été retrouvée. Ces assassinats sont liés à la lutte contre la corruption et à des affrontements entre factions au sein du parti au pouvoir.

L’ANC au Kwazulu natal a demandé mardi la création d’une commission d’enquête sur les meurtres qui, font partie, selon le correspondant de la BBC d' »une campagne bien orchestrée pour abattre les candidats du parti ».

Le Kwazulu natal a été le théâtre d’affrontements meurtriers entre l’ANC et le parti Inkhata jusqu’en 1996. Mais, cette fois, il ne s’agit pas de rivalités entre opposants politiques.

La plupart des victimes ont été abattues dans la rue, parfois devant leurs enfants. Certaines auraient été tuées parce qu’elles s’opposaient à la corruption endémique dans de nombreuses municipalités contrôlées par l’ANC.

Deux personnes figurant sur la liste ont été tuées. De nombreux partisans de l’ex gouverneur ont d’ailleurs quitté les rangs, en se présentant comme candidats indépendants, notamment dans près de la moitié des circonscriptions de la ville de Durban.

Mali : 11 morts dans une attaque

Onze personnes ont été tuées dans une attaque revendiquée par des « combattants peuls », ce mardi, dans le centre du Mali, a appris BBC Afrique de sources militaires maliennes.

Les assaillants ont ciblé une base de l’armée malienne, dans la ville de Nampala, vers 9h GMT.

Ils ont pris le contrôle du campement militaire, dont une partie a pris feu, selon un élu local.

Les attaques djihadistes longtemps concentrées dans le nord du Mali se sont étendues depuis 2015 vers le centre et le sud du pays.

© OEIL D’AFRIQUE

[GARD align= »center »]


Tags assigned to this article:
actualitéafricaine

[fbcomments]

Related Articles

« L’actualité africaine en 5 titres » du 27 juillet 2016

[GARD align= »center »] RDC: Koffi Olomidé placé sous mandat d’arrêt La police nationale de la République Démocratique du Congo a procédé

Génocide: premier renvoi d’un Rwandais devant la justice française

Un ex-capitaine de l’armée rwandaise a été renvoyé devant la Cour d’assises de Paris pour complicité de génocide, ce qui

Congo-Brazzaville: Tirs nourris à la résidence du colonel Marcel Ntsourou

 [wp_ad_camp_3] La situation à Brazzaville, la capitale congolaise est des plus tendu depuis hier soir. Selon Jeune Afrique, au départ, il

Aucun commentaire

Espace commentaire
Aucun commentaire Soyez le premier à répondre à ce commentaire

Espace commentaire

Votre e-mail ne sera pas publié
Required fields are marked*