« L’actualité africaine en 5 titres » du 22 octobre 2016

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Des passagers sortent par les fenêtres d'un train qui a déraillé à Eseka, le 21 octobre 2016 au Cameroun|AFP

Des passagers sortent par les fenêtres d’un train qui a déraillé à Eseka, le 21 octobre 2016 au Cameroun|AFP

Cameroun: 55 morts, 600 blessés dans le déraillement d’un train

Cinquante-cinq personnes ont péri et près de 600 ont été blessées vendredi au Cameroun dans le déraillement d’un train de voyageurs entre Yaoundé et Douala, particulièrement bondé car la route entre la capitale et la métropole portuaire était coupée.

Le train avait quitté la gare de la capitale aux environs de 11H00 (10H00 GMT). Il a déraillé vers la mi-journée aux abord de la ville d’Eseka (200 km à l’est de Yaoundé), selon le ministre camerounais des Transports, Edgar Alain Mebe Ngo’o.

Le déraillement a fait 55 morts et 575 blessés, a fait savoir dans la soirée le ministre des Transports via la radio-télévision d’Etat (CRTV). Plusieurs wagons ont basculé sur le bas-côté de la voie.

« Le pronostic vital de certains blessés est très engagé (…) Les causes de l’accident ne sont pas encore élucidées », selon la CRTV.

« Les équipes d’intervention et de sécurité sont mobilisées », a assuré de son côté la société chargée du transport ferroviaire, Camrail. La société appartient au groupe français diversifié Bolloré, actionnaire à 77,40%, selon son site internet.

La route reliant le port de Douala, capitale économique, à Yaoundé est l’une des plus importantes du pays par la densité du trafic. C’est aussi l’un des principaux axes commerciaux d’Afrique centrales. Les échanges vers le Tchad et la Centrafrique – pays enclavés – transitent aussi par cette route.

Burkina Faso : un coup d’Etat déjoué

Le gouvernement burkinabè a déclaré jeudi avoir déjoué le 8 octobre dernier un « vaste complot contre la sécurité de l’Etat ».

Le putsch manqué est l’œuvre de soldats qui faisaient partie de l’ancien Régiment de sécurité présidentielle (RSP), selon le ministre de l’Administration territoriale et de la Sécurité intérieure, Simon Compaoré.

Une trentaine d’hommes membres de l’ex-RSP ont tenté d’attaquer une caserne de la gendarmerie nationale et une prison militaire, à Ouagadougou, la capitale, a indiqué M. Compaoré lors d’une conférence de presse.

Les auteurs du coup d’Etat manqué ont également tenté de « séquestrer des autorités » et de « s’attaquer » au palais présidentiel « pour prendre le pouvoir par les armes », a-t-il déclaré.

Le RSP, une unité d’élite de l’armée burkinabè constituée d’environ 1.200 soldats, a été dissous à la suite d’un putsch mené par ses dirigeants en septembre 2015.c

Au total, 85 personnes ont été inculpées dans le cadre de l’enquête du coup d’Etat de l’an dernier, dont les auteurs avaient accepté de restituer le pouvoir, grâce à une médiation de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest. Une quarantaine d’entre elles ont été libérées.

Congo : les évêques demandent la libération des prisonniers politiques

Au Congo-Brazzaville, la Conférence Episcopale vient de clôturer sa 45ème Assemblée plénière. A la fin des travaux, les évêques ont appelé le gouvernement à « prendre ses responsabilités de garant de la paix et de l’unité nationale », en libérant les prisonniers politiques.

La 45ème Assemblée plénière de la Conférence Episcopale du Congo, s’est déroulée à Brazzaville, du 10 au 16 octobre 2016. La fin des travaux a été marquée par la déclaration finale dans laquelle, les autorités politiques sont interpellées. Les évêques ont lancé un «appel pressant pour la paix».

Les évêques estiment que la présence en prison de leaders politiques «constitue une souffrance insurmontable, non seulement pour leur famille mais aussi pour tout Congolais épris de paix». Ils demandent au gouvernement «de libérer tous les prisonniers politiques non régulièrement jugés».

Camouflet pour la CPI avec l’annonce du retrait de l’Afrique du Sud

L’Afrique du Sud a mis vendredi sa menace à exécution en annonçant annoncé son retrait de la Cour pénale internationale (CPI) après la polémique causée par son refus d’arrêter le président soudanais Omar el-Béchir, un camouflet pour la justice internationale.

Conformément à la procédure, Pretoria « a annoncé par écrit au secrétaire général de l’ONU son retrait » de la CPI, a déclaré le ministre sud-africain de la Justice, Michael Masutha.

Cette décision prendra effet dans un an « à compter de la date de réception » de la lettre adressée mercredi aux Nations unies, a précisé M. Masutha lors d’une conférence de presse.

L’ONU a accusé réception du courrier, « en cours d’examen » selon le porte-parole adjoint des Nations unies, Farhan Haq. Basée à La Haye, la CPI est le premier tribunal international permanent chargé de poursuivre les auteurs présumés de génocides, crimes contre l’humanité et crimes de guerre.

Depuis son entrée en fonction en 2003, ses magistrats ont ouvert dix enquêtes, dont neuf dans des pays africains.

RDC: l’Eglise catholique estime « impérieux » que Kabila ne brigue pas un troisième mandat

L’Eglise catholique de la République démocratique du Congo a estimé vendredi « impérieux » qu’il soit « clairement mentionné » dans un nouvel accord sur l’élection présidentielle à venir que le chef d’Etat congolais Joseph Kabila ne se représentera pas pour un troisième mandat.

« Il est impérieux qu’il soit clairement mentionné dans le consensus à trouver que l’actuel président de la République ne se représentera pas pour un troisième mandat, conformément à l’article 220 de la Constitution », ont écrit dans un communiqué les évêques de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), quatre jours après la clôture du « dialogue national » boycotté par la majeure partie de l’opposition.

M. Kabila est au pouvoir depuis 2001. Le 20 septembre, la Cenco s’était retirée de ces pourparlers qui étaient censés résoudre la crise en RDC.

Ce forum ouvert le 1er septembre a abouti mardi à la signature d’un accord entre la majorité et une frange minoritaire de l’opposition reportant à avril 2018 la présidentielle censée avoir lieu cette année. Le texte ne mentionne pas que M. Kabila ne sera pas candidat, mais ses signataires ont décidé de mettre en place un gouvernement d’union nationale dont le poste de Premier ministre devra revenir à l’opposition pendant la transition.

© OEIL D’AFRIQUE


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