« L’actualité africaine en 5 titres » du 26 octobre 2016

[GARD align= »center »]

Idriss Déby Itno

Le président tchadien Idriss Déby Itno|© flickr

RDC : l' »indignation » de l’Eglise

Des prêtres ont dénoncé la « défaillance » et l' »incapacité » des autorités congolaises à assurer la sécurité des populations des régions du sud et du sud-est de la République démocratique du Congo (RDC).

Une dizaine de prêtres congolais ont déposé une « lettre d’indignation » auprès du maire de Lubumbashi (sud) et du gouverneur de la province du Haut-Katanga (sud-est), à la suite de l’assassinat d’un des leurs, la semaine dernière.

Joseph Mulimbi Nguli a été abattu à son domicile, à Lubumbashi, où il sera inhumé ce mardi après-midi. Lundi, les populations de la région ont participé à une veillée de prières dédiée au défunt prêtre.

Selon le vicaire général de l’archidiocèse de Lubumbashi, l’Eglise a déposé une plainte contre X auprès du parquet civil et de la justice militaire, afin que les circonstances de l’assassinat du prêtre soient élucidées et les auteurs de sa mort identifiés.

Tchad : Idriss Déby supprime les avantages des anciens PM

Le président tchadien, Idriss Déby Itno, a supprimé les avantages financiers accordés à 12 anciens Premiers ministres, une mesure qui entre dans le cadre de la politique d’austérité menée par son gouvernement. Le statut d’ancien Premier ministre est institutionnalisé par la Constitution tchadienne qui, depuis 1996, octroie un salaire mensuel de 1,5 million de francs CFA aux anciens chefs de gouvernement.

Les salaires des 12 personnalités jouissant actuellement de ce statut coûtent à l’Etat 216 millions de francs CFA par an, selon notre correspondant au Tchad. Les Premiers ministres passés à la tête du gouvernement avant la Constitution de 1996, Fidèle Abdelkerim Moungar, Joseph Yodoyman et Jean Alingui Bawoyeu, n’étaient pas concernés par ces avantages financiers.

Le Tchad est confronté à une crise économique sans précédent, qui a conduit l’Etat à réduire les budgets de plusieurs ministères et d’autres institutions. En raison de la crise, le gouvernement a adopté une politique d’austérité et a demandé à certains fonctionnaires de renoncer à une partie de leurs indemnités.

RDC: selon un sondage, une majorité de Congolais contre un troisième mandat

C’est un sondage inédit en République démocratique du Congo que viennent de réaliser le Bureau d’études, de recherches et consulting international (Berci) et le Groupe d’étude sur le Congo de l’Université de New York. Les deux organismes ont interrogé, entre mai et septembre 2016, un échantillon de 7.545 personnes à travers toutes les provinces du pays. Chacune a répondu à pas moins de 150 questions sur le pays, la politique, la société ou encore les institutions.

Résultat : deux opposants seraient en tête, Moïse Katumbi et Étienne Tshisekedi. Les auteurs de ce rapport soulignent qu’en moyenne, une personne sondée sur deux dit vouloir voter pour une personnalité qui n’a pas participé au dialogue national. Les sondeurs précisent cependant que le sondage a été effectué sur cinq mois riches en évènements qui auraient pu attirer l’attention sur l’un ou l’autre. Si le président Kabila pouvait être candidat pour un troisième mandat en 2016, il serait de loin, dans son camp, au sein de l’actuelle majorité, le candidat le plus populaire.

En cas de report de l’élection présidentielle, deux personnes interrogées sur trois estiment que la présidentielle devrait avoir lieu au plus tard en 2017.

Mali: trois civils tués près de Bamako dans l’attaque d’un péage

Trois civils maliens ont été tués dans la nuit de lundi à mardi près de Bamako par des assaillants lourdement armés qui ont braqué un poste de péage, a-t-on appris mardi de sources de sécurité.

Cette attaque contre le poste de péage de Sanankoroba, à 30 km de la capitale, apparait de nature criminelle, mais un mobile jihadiste n’est pas exclu, selon les premiers éléments de l’enquête.

Le poste de péage a été visé par une « attaque à main armée », dont les auteurs n’ont pas été identifiés, avec pour « bilan trois civils tués », a annoncé dans un communiqué tard dans la nuit le ministère de la Sécurité et de la Protection civile.

L’attaque a été confirmée par une source policière, précisant que les assaillants ont crié « Allah akbar (Dieu est le plus grand) » avant de s’enfuir. Mais cette source a estimé qu’il s’agissait d’une « manière de brouiller les pistes » en faisant croire à une opération d’un groupe jihadiste.

« La caisse du poste de péage contenant plusieurs millions de FCFA (des milliers d’euros) a été emportée par les assaillants », a souligné cette source.

Cameroun: Le train roulait « trop vite »

Le président de Bolloré Africa Railways révèle que le train qui a déraillé vendredi au Cameroun, circulait à une vitesse « anormalement élevée » avant l’accident dans lequel 79 personnes sont mortes.

« Sur une partie du parcours en approche de la gare où s’est produit le déraillement, on a des vitesses qui sont anormalement élevées par rapport aux vitesses qu’on devrait avoir », a précisé Eric Melet.

De son côté, le parquet de la Cour d’Appel de la région du Centre affirme qu’une enquête judiciaire a été ouverte pour élucider les causes de la catastrophe survenue vendredi sur l’axe Yaoudé-Douala.

L’enquête est « conduite par le directeur de la police judiciaire et le chef de service central des recherches judiciaires (gendarmerie) », a précisé le parquet.

Les investigations sont placées sous la direction des procureurs près les tribunaux d’Eseka et de grande instance du Mfoundi à Yaoundé, sous le contrôle du procureur général près la Cour d’appel du Centre.

© OEIL D’AFRIQUE

[GARD align= »center »]


Tags assigned to this article:
actualitéIdriss DébypolitiqueRDCTchad

[fbcomments]

Related Articles

Au lendemain de sa défaite, Sarkozy s`entretient avec Ouattara à l`Elysée

PARIS, Nicolas Sarkozy a reçu lundi en fin de matinée à l`Elysée le président ivoirien Alassane Ouattara, actuellement en visite

Un an après, la presse ivoirienne divisée sur la chute de Gbagbo

ABIDJAN — La presse ivoirienne a affiché sa division mercredi pour l’anniversaire de la chute de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo

Burkina Faso: L’opposition marche contre Compaoré qui veut changer la Constitution

 [GARD align= »center »] L’opposition politique du Burkina Faso a battu, samedi, le pavé  à Ouagadougou, montrant ainsi son refus à la

Aucun commentaire

Espace commentaire
Aucun commentaire Soyez le premier à répondre à ce commentaire

Espace commentaire

Votre e-mail ne sera pas publié
Required fields are marked*