« L’actualité africaine en 5 titres » du 27 août 2016

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Des opposants zimbabwéens affrontent les policiers à Harare, le 26 août 2016


Des opposants zimbabwéens affrontent les policiers à Harare, le 26 août 2016|AFP

John Kerry critiqué au Nigeria

L’une des principales organisations chrétiennes nigérianes accuse le secrétaire d’Etat américain d’encourager les divisions ethniques et religieuses au Nigeria.

John Kerry a agi de manière discriminatoire en visitant le nord musulman du Nigeria, selon l’Association chrétienne du Nigeria.

Elle reproche au secrétaire d’Etat américain d’avoir rencontré le sultan de Sokoto et d’autres dirigeants du nord, sans être allé dans le sud majoritairement chrétien, lors de sa visite dans le pays, en début de semaine. L’Association chrétienne du Nigeria dénonce son « manque de respect envers le caractère hétérogène du Nigeria ».

Supo Ayokunle, le président de cette organisation religieuse, cité par le journal nigérian « Premium Times », accuse John Kerry de « favoriser le nord du Nigeria et les musulmans au détriment de la communauté chrétienne ». Les Etats-Unis n’ont pas réagi aux commentaires du religieux nigérian.

John Kerry a surtout évoqué les questions de sécurité lors de ses visites au Kenya et au Nigeria, dans la semaine. Le nord du Nigeria est confronté à une insurrection menée par le groupe djihadiste Boko Haram depuis 2009.

Maroc: scandale autour du parti islamiste à l’approche des législatives

Affaires de moeurs, trafic de drogue… les « scandales » impliquant des responsables de la mouvance islamiste se multiplient au Maroc à l’approche des élections législatives d’octobre, suscitant pèle-mêle ironie, polémiques et théorie du complot, sur fond d’intenses luttes politiques.

Dimanche, le site privé en ligne Al Ahdath révélait avec forces détails comment deux responsables de l’aile religieuse du PJD (Parti justice et développement, à la tête du gouvernement de coalition depuis fin 2011) ont été interpellés par la police samedi au sud de Rabat « dans une posture sexuelle ».

Omar Benhammad, 63 ans, et Fatima Nejjar, 62 ans, ont été arrêtés au petit matin à bord d’une grosse cylindrée qui stationnait sur une plage.

Fort bien renseigné, Al Ahdath n’a cependant pas révélé au lecteur la nature exacte de la « posture » en question. Pour leur défense, les deux mis en cause auraient expliqué être liés par un mariage religieux « coutumier », selon le journal.

Longue barbe grise de prêcheur, l’universitaire Omar Benhammad, et Fatima Nejjar, voilée de pied en cap et connue pour ses diatribes « contre la tentation et le vice », sont des personnalités de premier plan au sein de la mouvance islamiste PJD. Dans un communiqué jeudi, les services de sécurité (DGSN) ont affirmé que l’arrestation de Benhammed et Nejjar « dans une situation compromettante » s’est faite de « manière fortuite », par des policiers qui travaillaient dans le secteur sur « une affaire de trafic de drogue ».

Zimbabwe : violentes échauffourées entre police et opposants

De violentes échauffourées ont éclaté vendredi dans le centre-ville de la capitale zimbabwéenne Harare entre la police et des manifestants de l’opposition qui réclamaient une réforme électorale, un rassemblement qui symbolise le ras-le-bol grandissant envers le régime du président Mugabe.

La police a lancé vendredi matin des grenades lacrymogène et utilisé des canons à eau contre les manifestants qui commençaient à peine à se rassembler.

Ces derniers ont répliqué par des jets de pierres et en mettant le feu à des pneus. Certains ont déboulonné le panneau d’une rue portant le nom du président Mugabe. Les policiers ont poursuivi certains manifestants pour les frapper à coups de matraque et menacé les journalistes sur place qui couvraient l’événement.

La situation restait très tendue vendredi dans la journée, la police dispersant tout rassemblement dans le centre-ville d’Harare. La manifestation qui a pourtant été autorisée par la justice vendredi matin était organisée par 18 partis d’opposition dont certaines figures comme Morgan Tsvangirai du mouvement pour le changement démocratique (MDC) ou Joice Mujuru, ex-vice présidente désormais à la tête du Peuple du Zimbabwe d’abord (ZPF).

Ils réclamaient une réforme électorale en vue des élections générales de 2018. Robert Mugabe, 92 ans, y est candidat à sa propre succession.

Présidentielle au Gabon: veillée d’armes sur fond d’accusations de fraude

Les deux principaux candidats à la présidentielle du Gabon samedi, le président sortant Ali Bongo Ondimba et Jean Ping, ont tenu vendredi leurs derniers meetings alors que leurs camps s’accusent mutuellement d’organiser la fraude en rachetant des cartes d’électeurs.

« Il y a un risque de voir revenir certaines personnes qui ont fait tant de mal à notre pays », a lancé le président-candidat devant quelques milliers de personnes à Libreville, visant son rival Jean Ping, 73 ans.

M. Ping, ex-patron de l’Union africaine et ex-ministre du précédent président Omar Bongo Ondimba, a aussi réuni quelques milliers de partisans dans la capitale.

« Nous voulons montrer à Ali +Ben+ Bongo que nous voulons le faire partir. Nous sommes tous là pour soutenir Ping », a déclaré à l’AFP l’un d’entre eux, Anatole France, qui se présente comme un « citoyen gabonais qui lutte depuis 1990 pour le changement ».

Les adversaires d’Ali Bongo ont demandé en vain l’invalidation de sa candidature estimant qu’il est en fait un enfant du Nigeria adopté par son père Omar Bongo, et qu’il ne peut diriger le Gabon selon la Constitution.

Les dernières heures de cette campagne souvent délétère ont été émaillées par une nouvelle polémique sur les cartes électorales biométriques que les quelque 628.000 électeurs pouvaient retirer jusqu’à midi (11h00 GMT) pour le vote à un tour samedi.

Pistorius : La justice sud-africaine  déboute le parquet  

La justice sud-africaine a rejeté, ce vendredi, la requête du parquet, qui demandait à la Cour suprême d’appel de revoir la peine de six ans de prison requise contre Oscar Pistorius. « La demande d’appel est rejetée. Je ne suis pas persuadée que cet appel ait une chance raisonnable de succès », a déclaré la juge Thokozile Masipa, en rendant son jugement, au tribunal de Johannesburg.

Mme Masipa a été saisie par le parquet, qui juge la peine de six ans requise contre l’athlète paralympique « scandaleusement clémente » et « disproportionnée par rapport au crime » de meurtre sur Reeva Steenkamp. Avec un revolver, Oscar Pistorius avait tiré quatre fois sur sa petite amie, en février 2013.

Il croyait tirer sur un intrus dans sa maison, selon ses dires. Pistorius a été condamné en juillet en appel à six ans de prison par la juge Masipa pour le meurtre de Reeva Steenkamp. Le ministère public souhaitait que la Cour suprême d’appel aggrave cette sentence, ce que la juge Masipa a refusé, puisqu’il lui revient, en vertu de la loi sud-africaine, de se prononcer sur la recevabilité de l’appel.

© OEIL D’AFRIQUE

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