« L’actualité africaine en 5 titres » du 29 juillet 2016

by OEIL D'AFRIQUE | 29 juillet 2016 11 11 18 07187

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Le président zimbabwéen Robert Mugabe

Le président zimbabwéen Robert Mugabe

Gabon: la Cour constitutionnelle rejette les recours sur la candidature d’Ali Bongo

La Cour constitutionnelle du Gabon a rejeté les recours introduits par trois opposants contre la candidature du chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba à l’élection présidentielle du 27 août.

Trois des principaux candidats d’opposition à la présidentielle avaient saisi la Cour le 18 juillet afin de faire invalider la candidature du président sortant, qu’ils accusent inéligibilité.

Dans une décision datée du 25 juillet, la juridiction suprême a déclaré « irrecevables » les recours de l’ancien président de la Commission de l’Union africaine Jean Ping, l’ex-président de l’Assemblée nationale Guy Nzouba Ndama et de l’ancien ministre Pierre-Claver Maganga Moussavou.

« Non seulement l’acte de naissance incriminé n’a pas été produit au dossier soumis à l’examen de la Cour » mais en outre, « celle-ci ne peut pas se prononcer sur la validité des actes d’état civil » qui relève de la compétence des juridictions de droit commun, s’est-elle justifié.

Ses détracteurs affirment que le dirigeant gabonais, élu en 2009 à la mort de son père, est un enfant nigérian adopté par l’ex-président Omar Bongo à la fin des années 1960 et l’accusent d’avoir falsifié son état civil. Selon cette thèse, il ne peut pas être président en vertu de la Constitution, qui impose d’être né gabonais.

Condamnation de Katumbi : L’Agence de renseignements nie avoir exercé des pressions sur la juge Chantal Ramazani   

L’Agence nationale de renseignements (ANR) de la RDC nie avoir exercé sur la juge Chantal Ramazani des pressions visant à faire condamner l’opposant Moïse Katumbi à 3 ans de prison.

L’ANR dit douter de l’authenticité de la lettre porteuse des allégations selon lesquelles la magistrate a reçu des instructions de la part des services de renseignements.

Ces derniers auraient souhaité écarter Moïse Katumbi de la prochaine élection présidentielle en RDC, en le faisant condamner à une peine de prison.

M. Katumbi, ex-gouverneur du Katanga (sud), est actuellement à l’étranger. Condamné à son absence à 3 ans de prison pour « spoliation d’immeubles », il a promis de rentrer en RDC dans la semaine en cours.

La juge Chantal Ramazani dit avoir subi des pressions de la part de sa hiérarchie, tout comme des services de renseignements, pour faire condamner Moïse Katumbi.

Selon cette magistrate membre du panel de juges qui a condamné l’opposant, la peine de 3 ans de prison prononcée à l’encontre de M. Katumbi a été obtenue sous la contrainte.

Algérie : L’enseignement du français dans le cycle secondaire crée la polémique

Une réforme visant à introduire l’enseignement du français dans le cycle secondaire installe la polémique en Algérie. La commission chargée de la réforme du baccalauréat propose d’enseigner les matières scientifiques en français, dans le secondaire.

Selon ses membres, cette mesure va permettre de réduire le taux d’échec élevé dans les universités. Mais des détracteurs de cette réforme dénoncent « une atteinte à la souveraineté nationale » de l’Algérie. Depuis fin 2015, la commission chargée de la réforme du baccalauréat collectait les avis et propositions des enseignants, élèves, parents d’élèves et experts.

Elle préconise l’introduction, dans le cycle secondaire, de l’enseignement en français des disciplines scientifiques, afin de réduire le taux d’échec de 60 % en première année universitaire, dans l’enseignement des sciences.

A l’université, l’enseignement des matières scientifiques est dispensé en français, une langue que ne maîtrisent pas les étudiants.

Zimbabwe: Mugabe lance la répression contre les anciens combattants contestataires

Confronté à un mouvement de contestation inédit, Robert Mugabe a mis ses menaces de répression à exécution : deux hauts responsables de l’Association des anciens combattants du Zimbabwe, qui avait osé critiqué le président au pouvoir depuis 36 ans, ont été arrêtés.

Douglas Mahiya, le porte-parole de l’Association des vétérans de la guerre de libération, a été arrêté mercredi soir à Harare, a annoncé jeudi un collectif d’avocats, les Avocats du Zimbabwe pour les droits de l’homme.

« Selon les informations que nous avons, la police est en train de l’inculper de subversion et d’insultes à la présidence », a indiqué le collectif d’avocats dans un communiqué.

Un avocat de la famille Mahiya a confirmé l’arrestation, se refusant à tout commentaire.

Le secrétaire général de l’association, Victor Matemadanda, a lui aussi été interpellé, à Gokwe, dans le nord-ouest du pays et « son sort est inconnu pour le moment », selon le collectif d’avocats.

Alors que le Zimbabwe est plongé dans une crise économique catastrophique, les vétérans de la guerre d’indépendance, qui étaient des piliers du régime, avaient publié la semaine dernière une déclaration choc, dénonçant l’attitude « dictatoriale » de M. Mugabe et jugeant que son parti, la Zanu-PF, avait « lamentablement échoué à résoudre les problèmes économiques » du pays.

Niger: la compagnie de bus Rimbo dans le scandale des «Panama Papers»

Nouvelle vague de révélations en Afrique dans l’affaire des Panama Papers. Après l’Algérie et l’attribution opaque de marchés pétroliers, le Niger est concerné par une fuite massive de capitaux. Un géant des autobus nigériens aurait caché son argent aux Seychelles.

À l’origine, c’est l’histoire d’un succès commercial : celle de Mohamed Rissa Ali, que tout le monde surnomme « Rimbo ». En 2003, il crée sa société Rimbo Transport Voyageurs : trois bus, qui ne font la liaison qu’entre Niamey, la capitale, et Maradi, à 650 kilomètres à l’est.

Les affaires fonctionnent et la société grandit. En quatre ans, « Rimbo » ouvre des lignes dans l’ensemble du pays : de trois bus, sa flotte passe à près de cinquante. Grâce à l’Union économique et monétaire ouest-africaine, le réseau d’autocars se développe même dans les pays voisins : le Burkina Faso, le Bénin, allant même jusqu’à relier la Côte d’Ivoire.

En 2008, alors que les affaires sont florissantes, Mohamed Rissa Ali fait appel au cabinet panaméen Mossack Fonseca. Il ouvre alors une société offshore, domiciliée aux Seychelles, ainsi qu’un compte bancaire. Il y dépose les revenus générés par sa société de transports.

« Rimbo » est réputé proche du pouvoir : au mois de janvier, il est interpelé alors qu’il transporte 10 milliards de francs CFA, soit plus de 15 millions d’euros. Aucune enquête ne sera ouverte, et cette somme lui sera rendue.

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