« L’actualité africaine en 5 titres » du 29 novembre 2016

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Le président sud-africain Jacob Zuma | AFP

Le président sud-africain Jacob Zuma | AFP

Le Zimbabwe lance sa nouvelle monnaie

Les premiers « billets d’obligation », la dénomination officielle de cette monnaie, ont été mis en circulation lundi. Ils remplacent le dollar américain et le rand sud-africain adoptés en 2009 après l’abandon du dollar zimbabwéen, en raison d’une hyperinflation.

La banque centrale du Zimbabwe donne à la nouvelle monnaie une valeur égale à celle du dollar américain. La quantité de « billets d’obligation » sera limitée pour éviter d’inonder le marché, selon les autorités zimbabwéennes.

Dans un premier temps, une valeur de 10 millions de dollars américains sera mise en circulation, en coupures de deux et cinq dollars. La banque centrale limite les retraits hebdomadaires individuels à 150 dollars.

Des partis d’opposition, des syndicats de travailleurs et des organisations de la société civile ont protesté contre la création de la nouvelle monnaie par le régime de Robert Mugabe.

Soudan: deuxième jour de « désobéissance civile »

Sur les réseaux sociaux, des activistes soudanais appellent depuis dimanche à trois jours de désobéissance civile.

Cet appel fait écho à la décision du gouvernement de lever les subventions sur le carburant, les médicaments et l’électricité. La levée des subventions a conduit à la flambée des prix. Les Soudanais ont posté des photos de rues vides à Khartoum et dans d’autres parties du pays sur Twitter.

En attendant, les responsables de la sécurité soudanaise ont confisqué ce matin des exemplaires des quotidiens privés Al-Ayyam et Al-Jareeda sans donner de raison. Selon les deux journaux, cette confiscation pourrait très probablement être une punition face à leur couverture des appels à la désobéissance civile dans le pays.

La sécurité soudanaise impose de sévères restrictions aux libertés de la presse qui incluent la censure avant la publication et une « politique de lignes rouges ».

Mali : le procès de Sanogo pourrait être reporté

A trois jours du procès du général Amadou Sanogo, le chef des soldats au pouvoir au Mali, en 2012, ses avocats dénoncent des irrégularités dans la préparation de son jugement, dont ils demandent le renvoi.

Le général Sanogo et 18 autres militaires sont accusés d’avoir enlevé et assassiné 21 bérets rouges en 2012. Lors d’une conférence de presse tenue dimanche à Bamako, la capitale malienne, ses avocats ont laissé entendre que le procès prévu mercredi pourrait être renvoyé dès après l’ouverture.

« Il y a beaucoup d’irrégularités. Nous demandons le renvoi du procès, afin qu’il se tienne correctement. Les délais de la citation servie à Amadou Sanogo n’ont pas été respectés. Et il y a d’autres irrégularités que la loi n’autorise pas », a déclaré Mariam Diawara, membre du pool d’avocats chargés d’assurer sa défense.

Les accusés doivent être informés de la date du procès un mois au moins avant son ouverture, une disposition de la loi qui n’a pas été respectée, selon Me Diawara.

Afrique du Sud: une fronde anti-Zuma sans précédent au sein de l’ANC

Le président sud-africain Jacob Zuma faisait face lundi à une fronde sans précédent au sein de son parti, où trois ministres ont réclamé sa démission en s’inquiétant des effets électoraux potentiellement désastreux des affaires de corruption qui le visent.

La direction du Congrès national africain (ANC, au pouvoir) débattait lundi à huis clos dans un hôtel de Pretoria de l’avenir de son leader et chef de l’Etat, dont le mandat doit s’achever en 2019.

Cette réunion des instances dirigeantes du parti, entamée samedi, devait à l’origine se terminer dimanche. Mais, signe de l’intensité des débats, elle se prolongeait lundi en début de soirée en présence du président lui-même.

Dès son ouverture, le ministre du Tourisme, Derek Hanekom, et ses collègues de la Santé, Aaron Motsoaledi, et des Travaux publics, Thulas Nxesi, ont mis le feu aux discussions en demandant le départ de leur chef, selon plusieurs médias.

Leur sortie a provoqué le retour en catastrophe à Pretoria de plusieurs dirigeants de l’ANC, qui participaient à un mariage dans le sud du pays, ont-ils rapporté.

Procès de Simone Gbagbo: vers un accord pour entendre des personnalités

La Cour d’assises d’Abidjan qui juge l’ex-première dame de Côte d’Ivoire, Simone Gbagbo, pour crimes contre l’humanité, va établir mardi un calendrier de passage des personnalités ivoiriennes, pomme de discorde entre l’accusation et la défense depuis plusieurs semaines.

Mme Gbagbo « sera présente demain (mardi) à l’audience, étant donné que tout est rentré dans l’ordre », a déclaré le procureur général Aly Yéo. Le président de la Cour, Boiqui Kouadjo, va « proposer un nouveau calendrier » à l’audience, a-t-il dit.

« Le nouveau calendrier va nous permettre de citer des personnalités ivoiriennes », dont l’actuel président de l’Assemblée nationale et ancien chef de la rébellion, Guillaume Soro, l’ancien Premier ministre, Jeannot Kouadio Ahoussou, et l’ex-ministre, Charles Koffi Diby, a expliqué Dohora Blédé, l’un des avocats de Mme Gbagbo.

« Nous nous sommes entendus sur le fait qu’il est important que ces personnalités soient citées » a-t-il ajouté, avant de s’interroger : « Viendront-elles ou pas? C’est une autre paire de manches ». Lundi, la reprise du procès après une suspension de deux semaines, a été consacrée aux discussions entre les différentes parties, à l’issue d’une médiation menée par le bâtonnier de l’ordre des avocats, Abbé Yao.

Mme Gbagbo est jugée depuis le 31 mai. Elle est citée pour son implication présumée dans des tirs d’obus sur le marché d’Abobo, un quartier favorable à Alassane Ouattara, le rival de son mari à la présidentielle de novembre 2010.

© OEIL D’AFRIQUE

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