« L’actualité africaine en 5 titres » du 29 octobre 2016

Une affiche géante appelant à voter "oui" au référendum sur une nouvelle constitution, le 21 octobre 2016 dans une rue d'Abidjan, en Côte d'Ivoire|AFP

Une affiche géante appelant à voter « oui » au référendum sur une nouvelle constitution, le 21 octobre 2016 dans une rue d’Abidjan, en Côte d’Ivoire|AFP

Congo : adoption du statut de chef de l’opposition

Le gouvernement congolais a adopté en conseil des ministres un projet de loi instituant le statut de chef de l’opposition. Ce statut sera octroyé au leader du parti politique qui aura obtenu le plus grand nombre d’élus à l’Assemblée nationale, après la majorité parlementaire.

Le texte sera examiné par les députés. La mesure est diversement appréciée au sein de l’opposition.

Certains estiment qu’elle permettre de donner un caractère institutionnel à cette frange de la vie politique en dehors de la majorité. D’autres dénoncent la démarche unilatérale du gouvernement et estiment que l’opposition avait son mot dire dans l’élaboration du projet de loi.

De l’avis de certains de ses militants, le statut de chef de l’opposition devrait revenir au candidat arrivé deuxième à l’élection présidentielle.

Côte d’Ivoire/Manif contre le référendum : La police disperse des manifestants

La police a dispersé des manifestants qui étaient sortis du parcours prévu pour la manifestation, au stade Houphouët-Boigny, dans le quartier du Plateau, à Abidjan.

Ces centaines de militants de l’opposition ivoirienne étaient sortis pour manifester contre le projet de Constitution devant être soumis à référendum dimanche.

Le rassemblement était organisée par le « Front du refus », une coalition constituée de frondeurs du Front populaire ivoirien, le parti l’ex-président Laurent Gbagbo, et d’autres partis, dont celui de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Mamadou Koulibaly.

Les leaders de ces partis et leurs militants veulent que le gouvernement retire le projet de Constitution, qu’ils ont qualifié de « rétrograde, démagogique et monarchique ».

Niger : un concours annulé pour fraude

Les autorités nigériennes ont indiqué vendredi avoir annulé pour fraude d’un concours concernant le recrutement des fonctionnaires.

Les faits ont été révèles par la Haute autorité de lutte contre la corruption et infractions assimilées (Halcia) saisie par des candidats malheureux. Selon cette structure, l’affaire concerne 452 fonctionnaires recrutés en janvier pour le compte du ministère des Finances.

Lors d’un entretien à la radio d’Etat, Ado Moumouni, le secrétaire général du ministère de la Fonction publique a expliqué que « les notes de certains candidats ont été rehaussées ». Ceux qui avaient obtenu « zéro lors des épreuves » ont été admis avec « des notes de 17 et 18 sur 20 » a-t-il précisé.

Plusieurs personnes impliquées dans ce dossier ont été déjà écrouées et les candidats concernés ont été révoqués. Plusieurs candidats n’avaient pas obtenu les notes suffisantes ou n’avaient même pas passé les épreuves, précise la Halcia.

CPI: le Burundi notifie formellement à l’ONU son retrait

Le Burundi a notifié formellement aux Nations unies sa décision de se retirer de la Cour pénale internationale (CPI), a annoncé jeudi le porte-parole de l’ONU Stéphane Dujarric.

La lettre officielle a été remise aux services du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon par la ministre burundaise de la Justice Laurentine Kanyana lors d’une visite à New York. Le retrait prend effet un an après la réception de cette lettre.

Successivement, le Burundi, l’Afrique du Sud et la Gambie ont annoncé leur retrait de la CPI, accusant la CPI de cibler essentiellement des pays africains. L’ONU n’a pas encore reçu de notification officielle de la Gambie.

Les Nations unies souhaitent que Pretoria et Bujumbura reviennent sur leur décision, a rappelé M. Dujarric. « Ce retrait peut lui-même être retiré », a-t-il déclaré

La CPI avait lancé en avril une enquête préliminaire sur des accusations de meurtres, torture et autres exactions au Burundi.

Nigeria : l’Unicef fait libérer 876 enfants détenus par l’armée

Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) a fait libérer 876 enfants détenus par l’armée nigériane, qui les soupçonne d’être liés à la secte islamiste Boko Haram, a déclaré vendredi 28 octobre Manuel Fontaine, directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale.

Les enfants, dont la durée de détention n’a pas été précisée, étaient détenus dans des casernes de la ville de Maiduguri, dans l’Etat de Borno.

L’armée arrête fréquemment des civils ayant vécu dans des zones contrôlées par Boko Haram, une pratique contestée par les organisations de défense des droits de l’homme, à plus forte raison quand les détenus sont mineurs.

Si l’armée nigériane n’a fait aucun commentaire, des responsables ont toutefois expliqué avoir besoin d’interroger des civils pour déterminer s’ils sont liés à l’insurrection armée qui s’efforce depuis sept ans de fonder un Etat islamique.  


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