« L’actualité africaine en 5 titres » du 30 juin 2016

by OEIL D'AFRIQUE | 30 juin 2016 10 10 43 06436

[GARD align= »center »]

Antoinette Sassou N'Guesso

Antoinette Sassou N’Guesso, première dame du Congo | ©DR

Congo-Brazza : Antoinette Sassou-Nguesso convoquée par des avocats aux Etats-Unis

La femme du chef de l’Etat congolais, Antoinette Sassou-Nguesso, a été convoquée le lundi 27 juin par le cabinet d’avocats White and Case, agissant suite à une décision de justice américaine. Selon l’avocate de l’Etat congolais, la Première dame ne devrait pas se rendre à cette convocation faisant valoir son immunité diplomatique. Cette assignation n’est que le dernier épisode d’un bras de fer judiciaire qui oppose Denis Sassou-Nguesso à l’homme d’affaires anglo-libanais Mohsen Hojeij.

Le feuilleton débute dans les années 1980. Mohsen Hojeij dirige alors une importante société privée baptisée Commisimpex. Il remporte d’importants marchés publics, mais à la fin des travaux, Brazzaville ne lui verse qu’une petite partie de l’argent promis. Une bataille judiciaire commence pour récupérer la créance, menée sur plusieurs fronts : Royaume-Uni, Belgique, Suède, Etats-Unis, et France. A deux reprises (en 2000 et 2003), la justice donne raison à l’homme d’affaires anglo-libanais. Mais Brazzaville refuse toujours de payer la dette et tente en 2012 de la faire annuler en déclarant la société Commisimpex en faillite dette d’un milliard d’euros.

Les tribunaux américains et français rejettent cette liquidation. Le patron de Commisimpex tente par tous les moyens de faire saisir les biens de l’Etat congolais à l’étranger. En 2015, l’équivalent de six millions d’euros ont pu été glanés à Paris sur des comptes bancaires appartenant aux autorités congolaises. Mais aux yeux de l’équipe d’avocats de l’homme d’affaires, ce n’est pas assez. Ils promettent de poursuivre leur traque jusqu’au bout. D’autant qu’au fil des ans, la créance n’a cessé d’augmenter : passant de 100 millions d’euros en 1990 à un milliard aujourd’hui, soit près de 20 % du budget de l’Etat congolais l’an passé.

Burkina Faso : Début des essais en Septembre pour la Télévision numérique terrestre

L’Etat burkinabè a annoncé mardi avoir bouclé le budget devant assurer la mise en place de la Télévision numérique terrestre (TNT) qui rentre ainsi dans sa phase opérationnelle. Les essais devront débuter en septembre prochain.

Le budget de la mise en œuvre est estimé à 40 milliards FCfa (soit 61 millions d’euros). Selon la directrice générale de la Société Burkinabè de Télédiffusion (SBT), Kadidia Sawadogo, la moitié des fonds vient d’un prêt de 22,5 milliards FCfa, contracté auprès d’un pool bancaire national en décembre 2015. La moitié restante a été fournie par l’Etat.

C’est la SBT, société étatique gérée par Mme Sawadogo qui a en charge la mise en place de la TNT. Elle assurera l’activité de diffusion des chaînes de la TNT. L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) a accordé à cette société sa licence d’exploitation, depuis le 16 juin 2016.

«Nous avons mobilisé la totalité du financement (…) Nous espérons démarrer les premiers essais, d’ici septembre prochain. Mais les sites seront mis en marche progressivement pour couvrir 100 % du pays », explique Kadidia Sawadogo.

Pour le déploiement de la TNT, il est prévu un centre de multiplexage à Ouagadougou, la capitale, et 35 stations de diffusion dans les zones urbaines. Actuellement, avec la diffusion analogique, aucune chaîne de télévision ne couvre plus de 50% du pays.

EgyptAir: une boîte noire confirme la présence de fumée à bord

 L’analyse d’une des boîtes noires de l’avion d’EgyptAir qui s’est abîmé en mai en Méditerranée avec 66 personnes à bord a confirmé que les alertes antifumée s’étaient déclenchées avant le crash, ont indiqué mercredi les enquêteurs égyptiens.

« Les données enregistrées confirment les alertes du système automatisé de communications de l’appareil (Acars) sur de la fumée dans les toilettes » et à l’avant de la cabine, a déclaré la commission d’enquête égyptienne dans un communiqué.

 Angola: 17 opposants libérés et assignés à résidence

La justice angolaise a ordonné mercredi la libération conditionnelle et l’assignation à résidence de 17 opposants, dont le rappeur Luaty Beirao, condamnés à des peines de deux à huit ans de prison en mars pour tentative de rébellion.

Le tribunal suprême de Luanda, qui a été saisi par la défense, a décidé mercredi « la libération conditionnelle des 17 requérants qui vont être assignés à résidence qui prend effet à compter de ce jour », selon le jugement rendu public.

Mali: l’ONU renforce les effectifs de ses Casques bleus d’environ 2.500 hommes 

Le Conseil de sécurité a augmenté mercredi de 2.500 hommes environ les effectifs de la force de l’ONU au Mali (Minusma), en butte aux attaques des jihadistes dans le nord du pays, et l’a dotée d’un mandat plus offensif pour protéger les civils et son personnel.

La résolution, préparée par la France et adoptée à l’unanimité des 15 pays membres, fait passer l’effectif des Casques bleus à 13.289 soldats (au lieu de 11.240) et 1.920 policiers (contre 1.440).

© OEIL D’AFRIQUE

[GARD align= »center »]

Source URL: http://archives.oeildafrique.com/lactualite-africaine-5-titres-30-juin-2016/