«L’actualité africaine en 5 titres » du 4 juin 2016

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Jean Ping

Jean Ping ancien président de la Commission de l’Union africaine | Reuters

Gabon: Jean Ping ne répond pas à une convocation de justice

Jean Pin, ancien président de l’Union africaine, candidat déclaré à la prochaine élection présidentielle au Gabon, notamment accusé d’avoir appelé à « éliminer une partie » des Gabonais qualifiés de « cafards », n’a pas répondu vendredi à une convocation de justice.

Jean Ping « ne s’est pas présenté sur le conseil de ses avocats » en raison d’une conférence de presse tenue à sa résidence privée.

Il a indiqué ne s’être pas rendu au tribunal parce que la police judiciaire a « barricadé son siège », tout en ajoutant ne pas connaître le motif pour lesquels il a été convoqué.

« Pourquoi m’ont-ils convoqué un vendredi, quand on sait que par expérience, toute personnalité politique convoquée le vendredi passe généralement le week-end en cellule ? », s’est-il interrogé.

Le porte-parole du gouvernement, Alain Claude Bilie By Nze, a réagi, soulignant « il n’y a pas de jour pour convoquer les gens. Ceux qui l’ont convoqué savent pourquoi ».

M. By Nez, également ministre de la Communication, a conclu que c’est « le droit de Jean Ping de ne pas se présenter à la police, c’est aussi sa liberté ».

RDC : le parti présidentiel prépare une marche samedi, jour anniversaire de Joseph Kabila

Le parti présidentiel prépare une grande marche le samedi 4 juin 2016, jour anniversaire du chef de l’État Joseph Kabila.

Cette marche avait été annulée puis reportée puisqu’elle coïncidait avec la manifestions de l’opposition. C’est finalement ce samedi que les partisans de Joseph Kabila pourront manifester à Kinshasa.

L’opposition dans son ensemble accuse depuis des mois M. Kabila, au pouvoir depuis 2001, et dont le mandat s’achève en décembre, de chercher à tout faire pour contourner l’interdiction constitutionnelle qui lui est faite de se représenter, afin de se maintenir en place.

Des partisans de trois plateformes d’opposition ont manifesté le 26 mai, en République démocratique du Congo (RDC), pour protester contre l’arrêt de la Cour constitutionnelle autorisant le président Joseph Kabila à rester au pouvoir au-delà du terme de son mandat.

Nouvelle Constitution ivoirienne : Ouattara propose « l’élection du président au suffrage universel pour 5 ans renouvelable une fois »

Le chef de l’État ivoirien Alassane Ouattara propose, dans la nouvelle Constitution devant être soumise à référendum, « l’élection du président (de la République) au suffrage universel pour cinq ans renouvelable une fois », a rapporté vendredi le mythique site Internet Abidjan.net

Jusque-là, tout chef d’Etat élu en Côte d’Ivoire pouvait se représenter plusieurs fois comme candidat à l’élection présidentielle.

Cette nouvelle Constitution consacre également « la surpression de la peine de mort » et « l’école obligatoire ».

Affi Nguessan, le chef du parti de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo avait exprimé son accord pour cette révision constitutionnelle mais souhaité que le processus soit « transparent » et « démocratique ».

L’article 35 de la Constitution est un point majeur des attentes des Ivoiriens. Il stipule que le candidat à l’élection présidentielle devrait être Ivoirien de père et de mère, eux-mêmes Ivoiriens.

Cette condition avait constitué l’argument de la Cour constitutionnelle qui a rejeté la candidature de Alassane Ouattara à l’élection présidentielle de 2000, parce que soupçonné d’être Burkinabé.

Francis wodié, professeur constitutionnaliste, qui donnait une conférence jeudi sur le thème «les enjeux de la révision constitutionnelle et de l’établissement d’une Constitution», a été empêché par des individus munis de « machettes », selon des médias locaux.

Dans le cadre du processus d’élaboration d’une nouvelle Constitution, le président Alassane Ouattara, a procédé́ le mardi 31 mai 2016, à la mise en place d’un Comité d’experts composé de dix membres et présidé par le professeur agrégé de Droit Public et de Science Politique Boniface Ouraga Obou.

Migrants: des centaines de naufragés retrouvés près de la Crète, 117 corps en Libye

En Libye, 117 corps, en majorité de femmes, ainsi que de six enfants, ont été retrouvés depuis jeudi sur des plages de Zouara (ouest), non loin de la frontière avec la Tunisie, a fait savoir le Croissant rouge libyen. Et les autorités s’attendent à ce que « ce nombre augmente ».

Le porte-parole de la marine libyenne, le colonel Ayoub Qassem, n’a pas pu confirmer si ces corps provenaient de l’une des trois embarcations qui ont coulé la semaine dernière dans cette zone.

Le naufrage survenu vendredi au large de la Crète pourrait indiquer que les passeurs cherchent d’autres voies pour contourner la force navale de l’Otan déployée plus au nord-est, entre les côtes turques et les îles grecques toutes proches, notamment de Lesbos et de Chios.

C’est par cet étroit bras de mer que des centaines de milliers de réfugiés et de migrants avaient rallié l’Europe en 2015 et début 2016.

Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), l’embarcation qui a fait naufrage à 75 milles de l’île grecque la plus grande et la plus peuplée provenait d’Afrique et transportait au moins 700 personnes. La police portuaire grecque ne confirmait pas ce chiffre mais parlait de « plusieurs centaines » de personnes à son bord.

Cinq navires marchands qui participaient aux recherches ont jusque-là recueilli 340 rescapés. Deux patrouilleurs des garde-côtes grecs, deux avions et un hélicoptère poursuivaient l’opération de sauvetage, aidés par une météo clémente malgré un fort vent, dans une zone située entre les eaux grecques et égyptiennes.

Centrafrique : l’économie menacée par la circulation de faux billets

République centrafricaine se relève peu à peu de la longue crise qu’elle a traversée ses dernières années. Les activités économiques sont en pleine relance à la suite des élections générales qui ont porté au pouvoir Faustin Archange Touadera.

En RCA, l’usage excessif de faux billets provoque une véritable psychose. Entreprises, commerçants et consommateurs ne cessent de faire part de leur préoccupation face à un phénomène qui prend de l’ampleur notamment dans le quartier PK5.

En effet, dans ce quartier très peuplé de Bangui, les affaires ont repris après plus de deux ans d’instabilité politique et d’insécurité. Ce quartier considéré comme un centre commercial commence de nouveau à enregistrer la fréquentation des clients. Mais les commerçants sont sur leur garde pour ne pas tomber dans le piège de faux billets qui sont en circulation dans la capitale depuis quelques temps.

Pour la population centrafricaine, les populations commencent par lever la voix contre cette situation qui n’est d’aucun atout pour l’économie centrafricaine déjà agonisante.

Pour l’heure, l’origine des faux billets reste inconnue. Du côté des autorités, le procureur de Bangui a confié à TV5Monde qu’une enquête a été ouverte pour en savoir davantage.

© OEIL D’AFRIQUE

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